Ecrivain et journaliste, Tristane Banon publie Le bal des hypocrites, autofiction dans laquelle elle dénonce sa surmédiatisation dans l’affaire Dominique Strauss-Kahn, entre mai et juillet 2011. Le 5 juillet, elle a porté plainte contre DSK pour tentative de viol, les faits remontant à 2003. En octobre, la plainte est requalifiée d’agression sexuelle et classée en raison de la durée de prescription de trois ans.
Qu’est-ce qui vous a poussée à écrire et publier ce livre ?
Je l’ai écrit comme un journal, pour ne pas me jeter par la fenêtre au moment où les faits se déroulaient. Le but, c’était d’écrire ma vérité. On disait tellement de choses fausses et aberrantes sur moi au quotidien. C’était ignoble et disproportionnellement violent. J’étais très réticente pour le publier car pendant six mois on m’a accusée de faire ça pour vendre des bouquins. Je passais mon temps à me défendre.
Mais une amie m’a dit que je me devais de le sortir car on n’a jamais eu dans la littérature la parole des victimes. Et je me suis dit, si je dois publier, ça doit être chez Marion Mazauric - Au diable vauvert, car je connais son engagement féministe, d’autant plus que c’est une maison indépendante.
Pourquoi avoir choisi l’autofiction, synthèse entre l’autobiographie et la fiction ?
L’autofiction est un genre littéraire que j’aime beaucoup. Et ce n’est pas une autobiographie, parce que, par principe, ce n’est pas un livre qui est objectif. Si j’écrivais maintenant sur cette période, ça serait différent. C’est la première fois que je fais vraiment ma thérapie dans un livre.
Dans ce livre, vous ne mentionnez jamais le nom de DSK mais préférez les qualificatifs d’“homme babouin” ou de “cochon”, pourquoi ?
Il y a plusieurs raisons. J’ai vraiment du mal à prononcer son nom ou ses initiales. Ensuite, je trouve que les qualificatifs que je lui ai donnés lui vont beaucoup mieux.
Y a-t-il pour vous une spécificité française dans le traitement des affaires de viol ?
Je constate qu’il y a une gêne et une frilosité française. Il y a une sorte de tabou autour de tout ce qui concerne le sexe. Les vraies affaires sexuelles sont traitées avec une énorme dose de respect pour la personne accusée et de suspicion pour le plaignant. Le minimum, ce serait qu’il y ait impartialité et égalité dans le traitement de l’information.
Le bal des hypocrites est très révélateur de ce qu’est le monde médiatique, dans une société du développement de l’information où tout va très vite et où tout le monde va donner son avis.
Comment s’est déroulée la période où vous avez porté plainte ?
Je me suis découvert une résistance que je ne me connaissais pas. Et le plus décevant maintenant, c’est de s’apercevoir que rien n’a changé. La question des femmes n’intéresse personne alors qu’on est en période électorale.
http://www.midilibre.fr/2012/01/28/tristane-banon-ecrire-ce-qui-est-ma-verite,449983.php
Revue de la presse de société, affaires politiques, Situation internationale, Faits de société divers
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lundi 30 janvier 2012
samedi 5 novembre 2011
Tristane Banon accuse Anne Sinclair !
L'affaire Tristane Banon-DSK ne cesse décidément de faire couler de l'encre. Alors que le parquet a décidé de classer l'affaire et que Tristane Banon a renoncé à se porter partie civile, cette dernière, invitée de l'émission Une Semaine d'enfer, n'a pas hésité à s'en prendre à Anne Sinclair.
En effet, l'écrivaine a déclaré : "À trop protéger les gens qu'on aime, par amour à mon avis, mais aussi par sentiment de caste, parce que je pense qu'il y a beaucoup de ça, on en finit par devenir soi-même criminel. […] Il faut s'endormir avec ça. À sa place, j'aurais du mal." Elle rajoute : "Il faut qu'elle accepte sa part de responsabilité. Que quand elle s'endorme, elle se dise que Nafissatou Diallo, c'est aussi un peu elle. Que Tristane Banon, c'est aussi un peu elle. Que Piroska Nagy, c'est aussi un peu elle. Que Marie Victorine Mbassa, c'est aussi un peu elle. Que la journaliste marocaine, qui comme par hasard a disparu de la circulation, c'est aussi un peu elle. […] Et il y a toutes celles dont je ne peux pas citer le nom". Dur...
http://www.laprovence.com/article/telepeople/tristane-banon-accuse-anne-sinclair
En effet, l'écrivaine a déclaré : "À trop protéger les gens qu'on aime, par amour à mon avis, mais aussi par sentiment de caste, parce que je pense qu'il y a beaucoup de ça, on en finit par devenir soi-même criminel. […] Il faut s'endormir avec ça. À sa place, j'aurais du mal." Elle rajoute : "Il faut qu'elle accepte sa part de responsabilité. Que quand elle s'endorme, elle se dise que Nafissatou Diallo, c'est aussi un peu elle. Que Tristane Banon, c'est aussi un peu elle. Que Piroska Nagy, c'est aussi un peu elle. Que Marie Victorine Mbassa, c'est aussi un peu elle. Que la journaliste marocaine, qui comme par hasard a disparu de la circulation, c'est aussi un peu elle. […] Et il y a toutes celles dont je ne peux pas citer le nom". Dur...
http://www.laprovence.com/article/telepeople/tristane-banon-accuse-anne-sinclair
vendredi 4 novembre 2011
Thierry Ardisson : "Aujourd'hui, je crois Tristane Banon"
Février 2007. "93, Faubourg Saint-Honoré" recevait notamment Tristane Banon. "Moi c'est [Biiiiip] avec qui ça c'est très mal passé", commence la jeune journaliste. La suite, tout le monde la connaît. Il aura fallu dix ans à la jeune femme pour sortir de son silence et accuser Dominique Strauss-Kahn d'agression sexuelle. A l'époque, personne ne la croyait. Aujourd'hui, Thierry Ardisson affirme la croire.
"Comment ça s'est passé, alors ?", avait demandé l'homme en noir ce soir-là. Après les explications de Tristane Banon, personne n'avait réagi. A vrai dire, peut-être bien que personne ne la croyait.
"La seule réaction que j'ai eue c'est Jean-Michel Aphatie, qui m'a dit 'Ça va pas', enfin il était pas content et je lui ai dit je vais biper le nom de DSK, comme ça y'aura pas de problème. Et il n'y a pas eu d'histoire, le nom a été bipé. Mais c'est vrai que personne n'a réagi…", a confirmé Thierry Ardisson au micro de Pascale Clark sur France Inter hier matin.
Pourtant, Thierry Ardisson ne remet pas (plus ?) la parole de la fille d'Anne Mansouret en doute : "Ah oui, je la crois, oui, je la crois. Enfin je veux dire que je crois que l'autre a essayé de lui sauter dessus, oui. Ça je le crois sincèrement, oui. Mais aujourd'hui je pense que malheureusement pour DSK, plus personne ne le met en doute, compte tenu de ce qui se passe."
L'animateur, qui avait déjà appelé Dominique Strauss-Kahn un "malade du cul", a ensuite enfoncé le clou : "Un malade du cul qu'est puissant, il faut mieux s'en méfier, quoi. Parce que les malades du cul qui sont pas patron du FMI ils sont moins dangereux. Lui il croit que tout est permis, qu'il peut faire tout ce qu'il veut. Donc voilà, c'est peut-être un peu le danger du truc, quoi."
"Mais à l'époque, c'est vrai que ça n'a fait aucun bruit et un jour j'allume une télé et je vois Askolovitch qui débattait avec Zemmour, et Askolovitch disait 'Mais c'est incroyable, moi je le savais pas, j'étais pas du tout au courant que DSK était comme ça, franchement, enfin ça m'étonne, c'est pas le Dominique que je connais', ça c'est l'élément de langage qu'on leur a donné à tous, 'c'est pas le Dominique que je connais'", a continué Ardisson sur France Inter, en parlant du journaliste Claude Askolovitch. "Je l'ai appelé et je lui ai dit 'Claude, quand même. Dans le dîner, là, t'étais assis à côté de Tristane Banon, c'est toi, le mec qu'est assis, va sur Internet, tu vas voir, c'est toi le mec' et il m'a répondu : 'J't'interdis de m'appeler' (Rires). Salut, Claude."
Quant à cette présumée addiction au sexe de Dominique Strauss-Kahn, Thierry Ardisson assure n'en avoir jamais rencontré de pareille : "Et pourtant dans les années 70 on en a fait, des partouzes. Y'avait des mecs qui étaient étonnants, mais là je dois dire que DSK, grosse addiction, oui. Mais vous savez, l'addiction c'est terrible, moi j'étais addict à la drogue. Alors l'avantage de la drogue c'est qu'au moins on sautait pas sur les filles quand on prenait de l'héro. Ça calme."
Thierry Ardisson semble par ailleurs considérer que les conseiller de l'ancien patron du FMI n'ont pas fait leur travail du mieux qu'ils pouvaient : "C'est pas la peine de payer tous ces communicants des fortunes et de ruiner cette pauvre Anne Sinclair pour payer l'agence Havas et que finalement les mecs lui aient pas dit 'fais gaffe !' (…) Tous ces types (…) ils auraient pu s'occuper de ça ! A mon avis c'était le problème numéro un à régler, c'était pas tellement les éléments de langage, nan ?"
"Bah qu'est-ce que tu veux expliquer, si c'est vraiment un addict, tu peux pas expliquer à quelqu'un 'l'héroïne c'est pas bon', parce que c'est bon, tu ne peux pas lui dire 'ne fais pas', il va le faire forcément", lui répond alors un autre intervenant. "Oui, enfin tu vas être président de la République, tu décroches de l'héro, quand même", a finalement répliqué l'homme en noir.
jeudi 20 octobre 2011
DSK: Tristane Banon ne se constituera pas partie civile
Tristane Banon ne se constituera pas partie civile après le classement sans suite de sa plainte contre Dominique Strauss-Kahn. La jeune femme estime en effet son statut de victime reconnu, au moins "a minima".
"Je ne vais pas me constituer partie civile", a-t-elle annoncé mercredi sur Canal+. Après le classement de sa plainte, la journaliste et écrivain, qui a accusé l'ancien ministre socialiste d'avoir tenté de la violer en 2003, avait envisagé cette procédure qui aurait entraîné automatiquement la désignation d'un juge d'instruction.
"J'ai toujours dit que je me constituerai partie civile tant que mon statut de victime ne serait pas reconnu", a rappelé Tristane Banon sur Canal+. Or, "le parquet a fait quelque chose de rarissime. D'ordinaire, quand il reclasse en agression sexuelle, il dit: 's'il s'était passé quelque chose, ça serait une agression sexuelle'. Là, très clairement, dans la lettre que m'a envoyée le parquet, il dit qu'il y a eu agression sexuelle".
"Donc mon statut de victime, il est reconnu, a minima, parce que moi (...) je continue d'affirmer que c'était une tentative de viol, mais on ne peut plus dire que j'étais une affabulatrice", a insisté la jeune femme.
"Je ne faisais ça ni pour l'argent, ni pour la gloire", a poursuivi Tristane Banon, qui compte désormais "tout faire" pour l'adoption d'une loi, proposée par la communiste Marie-Georges Buffet, allongeant le délai de prescription de l'agression sexuelle à dix ans. Elle a également conseillé à DSK de "faire profil bas", estimant qu'il est désormais "officiellement un agresseur sexuel".
Début juillet, alors que Dominique Strauss-Kahn était inculpé pour tentative de viol à New York, Tristane Banon avait déposé une plainte simple contre l'ex-directeur général du Fonds monétaire international (FMI), qu'elle accusait d'avoir tenté de la violer, en février 2003, dans un appartement parisien.
Le 13 octobre, le parquet de Paris a classé sans suite la plainte de Tristane Banon, jugeant que des poursuites pour tentative de viol ne pouvaient être engagées "faute d'éléments de preuve suffisants". En revanche, le parquet a considéré que "des faits pouvant être qualifiés d'agression sexuelle sont reconnus", mais prescrits, le délai de prescription en la matière étant de trois ans, contre dix ans pour le viol.
Après la décision du parquet, les avocats de DSK, Mes Frédérique Beaulieu et Henri Leclerc, ont contesté de leur côté que l'ancien patron du FMI ait reconnu des faits d'agression sexuelle sur la jeune femme, publiant des extraits de l'audition de leur client par les enquêteurs le 12 septembre. L'ancien ministre y reconnaît avoir essayé de prendre la jeune femme dans ses bras et avoir "tenté de l'embrasser sur la bouche" avant d'être "repoussé fermement".
Aux Etats-Unis, Nafissatou Diallo, la femme de chambre du Sofitel de Manhattan qui accuse DSK de l'avoir violé, a porté plainte au civil le 8 août. En revanche, toutes les poursuites pénales contre l'ex-présidentiable socialiste ont été abandonnées par la justice américaine le 23 août dernier, en raison des mensonges et contradictions de son accusatrice
http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20111019.FAP6827/dsk-tristane-banon-ne-se-constituera-pas-partie-civile.html
"Je ne vais pas me constituer partie civile", a-t-elle annoncé mercredi sur Canal+. Après le classement de sa plainte, la journaliste et écrivain, qui a accusé l'ancien ministre socialiste d'avoir tenté de la violer en 2003, avait envisagé cette procédure qui aurait entraîné automatiquement la désignation d'un juge d'instruction.
"J'ai toujours dit que je me constituerai partie civile tant que mon statut de victime ne serait pas reconnu", a rappelé Tristane Banon sur Canal+. Or, "le parquet a fait quelque chose de rarissime. D'ordinaire, quand il reclasse en agression sexuelle, il dit: 's'il s'était passé quelque chose, ça serait une agression sexuelle'. Là, très clairement, dans la lettre que m'a envoyée le parquet, il dit qu'il y a eu agression sexuelle".
"Donc mon statut de victime, il est reconnu, a minima, parce que moi (...) je continue d'affirmer que c'était une tentative de viol, mais on ne peut plus dire que j'étais une affabulatrice", a insisté la jeune femme.
"Je ne faisais ça ni pour l'argent, ni pour la gloire", a poursuivi Tristane Banon, qui compte désormais "tout faire" pour l'adoption d'une loi, proposée par la communiste Marie-Georges Buffet, allongeant le délai de prescription de l'agression sexuelle à dix ans. Elle a également conseillé à DSK de "faire profil bas", estimant qu'il est désormais "officiellement un agresseur sexuel".
Début juillet, alors que Dominique Strauss-Kahn était inculpé pour tentative de viol à New York, Tristane Banon avait déposé une plainte simple contre l'ex-directeur général du Fonds monétaire international (FMI), qu'elle accusait d'avoir tenté de la violer, en février 2003, dans un appartement parisien.
Le 13 octobre, le parquet de Paris a classé sans suite la plainte de Tristane Banon, jugeant que des poursuites pour tentative de viol ne pouvaient être engagées "faute d'éléments de preuve suffisants". En revanche, le parquet a considéré que "des faits pouvant être qualifiés d'agression sexuelle sont reconnus", mais prescrits, le délai de prescription en la matière étant de trois ans, contre dix ans pour le viol.
Après la décision du parquet, les avocats de DSK, Mes Frédérique Beaulieu et Henri Leclerc, ont contesté de leur côté que l'ancien patron du FMI ait reconnu des faits d'agression sexuelle sur la jeune femme, publiant des extraits de l'audition de leur client par les enquêteurs le 12 septembre. L'ancien ministre y reconnaît avoir essayé de prendre la jeune femme dans ses bras et avoir "tenté de l'embrasser sur la bouche" avant d'être "repoussé fermement".
Aux Etats-Unis, Nafissatou Diallo, la femme de chambre du Sofitel de Manhattan qui accuse DSK de l'avoir violé, a porté plainte au civil le 8 août. En revanche, toutes les poursuites pénales contre l'ex-présidentiable socialiste ont été abandonnées par la justice américaine le 23 août dernier, en raison des mensonges et contradictions de son accusatrice
http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20111019.FAP6827/dsk-tristane-banon-ne-se-constituera-pas-partie-civile.html
mardi 18 octobre 2011
Affaire DSK : pas de nouvelle poursuite de la part de Tristane Banon ?
Se dirige-t-on vers la fin de l'affaire DSK en France ? Invité dimanche de l'émission de Marc-Olivier Fogiel sur M6, David Koubbi, l'avocat de Tristane Banon, qui accuse l'ex-patron du FMI d'agression sexuelle, est revenu sur les suites que lui et sa cliente entendaient donner à l'affaire après son classement par la justice.
Petit rappel : en classant sans suite la plainte pour tentative de viol déposée en juillet par la romancière, le parquet a considéré jeudi que DSK avait reconnu avoir tenté de l'embrasser, ce qui peut "être qualifiable d'agression sexuelle", un délit prescrit. Les avocats de DSK ont protesté contre cette interprétation des faits. De son côté, la défense de Tristane Banon s'est félicitée de lui voir reconnu un statut de victime.
"Rester sur le ring"
L'avocat avait déclaré jeudi que la romancière allait "dans les jours qui arrivent" déposer une plainte avec constitution de partie civile contre DSK, ce qui entraînerait la désignation d'un juge d'instruction et relancerait l'affaire. Mais, interrogé sur M6 sur une éventuelle poursuite du combat judicaire après ce classement et cette demi-victoire, David Koubbi a déclaré avoir conseillé à Tristane Banon de ne pas engager une nouvelle procédure contre Dominique Strauss-Kahn.
Toutefois, contacté par TF1 News, l'avocat a tenu à apporter des précisions : "J'ai dit à Tristane Banon à titre personnel que, si elle pouvait se satisfaire de cette décision de justice et si elle trouvait les moyens de se reconstruire, elle devrait songer à ne pas engager d'autre poursuite", a expliqué David Koubbi. Mais, "en tant qu'avocat, j'ai dit à ma cliente que si Dominique Strauss Kahn persévérait de son côté, s'il n'abandonnait pas, il faudrait alors rester sur le ring". En clair, Me Koubbi suggère que sa cliente pourra maintenir sa menace de nouvelles poursuites si l'ex-patron du FMI persévérait de son côté dans la plainte pour dénonciation calomnieuse qu'il a déposée dans cette affaire.
L'avocat avait déclaré jeudi que la romancière allait "dans les jours qui arrivent" déposer une plainte avec constitution de partie civile contre DSK, ce qui entraînerait la désignation d'un juge d'instruction et relancerait l'affaire. Mais, interrogé sur M6 sur une éventuelle poursuite du combat judicaire après ce classement et cette demi-victoire, David Koubbi a déclaré avoir conseillé à Tristane Banon de ne pas engager une nouvelle procédure contre Dominique Strauss-Kahn.
Toutefois, contacté par TF1 News, l'avocat a tenu à apporter des précisions : "J'ai dit à Tristane Banon à titre personnel que, si elle pouvait se satisfaire de cette décision de justice et si elle trouvait les moyens de se reconstruire, elle devrait songer à ne pas engager d'autre poursuite", a expliqué David Koubbi. Mais, "en tant qu'avocat, j'ai dit à ma cliente que si Dominique Strauss Kahn persévérait de son côté, s'il n'abandonnait pas, il faudrait alors rester sur le ring". En clair, Me Koubbi suggère que sa cliente pourra maintenir sa menace de nouvelles poursuites si l'ex-patron du FMI persévérait de son côté dans la plainte pour dénonciation calomnieuse qu'il a déposée dans cette affaire.
Sur M6, alors qu'on lui demandait si Tristane Banon pouvait encore se constituer partie civile, Me Koubbi avait répondu qu'"à l'instant où je vous parle, ce n'est pas l'instruction que j'ai reçue", précisant cependant "être en train d'y travailler". "On ne va pas quitter le ring si DSK s'y trouve encore"...
lundi 17 octobre 2011
Banon: DSK est "inhumain"
Tristane Banon ne nomme jamais DSK dans son livre "Le Bal des hypocrites", publié jeudi, car elle le trouve "inhumain", explique-t-elle aujourd'hui dans une interview au quotidien Midi Libre. "Dans la vie, je le nomme très peu. J'ai du mal. Ces trois lettres me paraissent trop flatteuses. Je ne peux pas appeler par son nom quelqu'un que je trouve inhumain. J'ai en moi des termes plus vulgaires que 'le cochon' ou 'l'homme babouin' (qu'elle utilise dans son livre, ndlr)", dit-elle.
S'exprimant pour la première fois depuis le classement sans suite par le parquet de Paris de sa plainte pour "tentative de viol" contre l'ex-patron du FMI, l'aggression sexuelle ayant néanmoins été reconnue, Tristane Banon n'a pas voulu faire de commentaires à ce sujet.
"Je n'aime pas réagir à chaud et si je vous parle maintenant, ce sera repris dans l'heure dans toute la presse. Je m'exprimerai en début de semaine, une fois rentrée à Paris, quand mon avocat et moi aurons pris une décision quant à la suite à donner", indique-t-elle.
Me David Koubbi a déclaré jeudi que sa cliente pourrait prochainement déposer une plainte avec constitution de partie civile, ce qui entraînerait la désignation d'un juge d'instruction et prolongerait l'affaire.
La romancière, qui se dit "fatiguée", harcelée par les paparazzis au point de vivre "chez les uns et les autres", affirme ne plus travailler depuis le 15 mai, début de l'affaire DSK, et se faire aider financièrement par des amis et son avocat. Tout en niant avoir écrit un livre "pour du fric".
"Si je gagne quoi que ce soit dans cette affaire, ça ira à des associations", souligne-t-elle. "Au début, je n'ai pas écrit pour faire un livre. Mais je voyais des gens à la télé comme BHL parler de moi de façon honteuse, dégueulasse et méprisante. L'être humain que je suis a tout pris dans la gueule, il fallait que ça sorte d'une façon ou d'une autre", poursuit-elle.
Tristan Banon se dit enfin "super-pessimiste" quant à son avenir : "je serai toujours celle qui...", regrette-t-elle. "Alors quitte à vivre avec cette étiquette pendant soixante ans, autant que ce ne soit pas vain. Ma seule solution est de faire de ça le combat d'une vie. Je ne peux plus me permettre le luxe de ne pas être féministe", conclut-elle.
http://feeds.lefigaro.fr/c/32266/f/438191/s/194f45fe/l/0L0Slefigaro0Bfr0Cflash0Eactu0C20A110C10A0C150C970A0A10E20A1110A15FILWWW0A0A4480Ebanon0Edsk0Eest0Einhumain0Bphp/story01.htm
S'exprimant pour la première fois depuis le classement sans suite par le parquet de Paris de sa plainte pour "tentative de viol" contre l'ex-patron du FMI, l'aggression sexuelle ayant néanmoins été reconnue, Tristane Banon n'a pas voulu faire de commentaires à ce sujet.
"Je n'aime pas réagir à chaud et si je vous parle maintenant, ce sera repris dans l'heure dans toute la presse. Je m'exprimerai en début de semaine, une fois rentrée à Paris, quand mon avocat et moi aurons pris une décision quant à la suite à donner", indique-t-elle.
Me David Koubbi a déclaré jeudi que sa cliente pourrait prochainement déposer une plainte avec constitution de partie civile, ce qui entraînerait la désignation d'un juge d'instruction et prolongerait l'affaire.
La romancière, qui se dit "fatiguée", harcelée par les paparazzis au point de vivre "chez les uns et les autres", affirme ne plus travailler depuis le 15 mai, début de l'affaire DSK, et se faire aider financièrement par des amis et son avocat. Tout en niant avoir écrit un livre "pour du fric".
"Si je gagne quoi que ce soit dans cette affaire, ça ira à des associations", souligne-t-elle. "Au début, je n'ai pas écrit pour faire un livre. Mais je voyais des gens à la télé comme BHL parler de moi de façon honteuse, dégueulasse et méprisante. L'être humain que je suis a tout pris dans la gueule, il fallait que ça sorte d'une façon ou d'une autre", poursuit-elle.
Tristan Banon se dit enfin "super-pessimiste" quant à son avenir : "je serai toujours celle qui...", regrette-t-elle. "Alors quitte à vivre avec cette étiquette pendant soixante ans, autant que ce ne soit pas vain. Ma seule solution est de faire de ça le combat d'une vie. Je ne peux plus me permettre le luxe de ne pas être féministe", conclut-elle.
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mardi 4 octobre 2011
Tristane Banon publie chez Au diable Vauvert un livre sur l'affaire DSK
Le secret a été bien gardé : la société d'édition Au diable Vauvert, basée dans le Gard, va publier le 13 octobre prochain un livre de Tristane Banon sur "l'affaire DSK". Titré "Le bal des hypocrites", l'ouvrage est annoncé ce matin dans Le Nouvel Observateur.
Le livre de 126 pages est annoncé par l'éditeur comme un "récit" sur l'affaire qui l'oppose à l'ex-Président du FMI, et sur "ce qui l’a conduite à porter plainte contre DSK pour tentative de viol".
Déjà auteur de trois romans largement autographiques, Banon confirmerait dans ce texte, toujours selon l'éditeur, "une magnifique écriture de femme blessée, une sincérité totale pour ce bouleversant "J’accuse"", précisant que la jeune femme "incarne pour les femmes, dans et au-delà de nos frontières, une cause qui la dépasse". "Avec une dignité et une sincérité qui forcent l’admiration, précise toujours la société d'édition, [Tristane Banon] raconte ici ces six semaines au cours desquelles sa vie a basculé".
Tristane Banon : "Ma vie que l’on a cassée comme on déchire un dessin raté"
Un bref extrait du livre a été dévoilé : ""L’Affaire", c’est juste une vie qu’on a jetée à la poubelle. Seulement ma vie que l’on a cassée comme on déchire un dessin raté. Finalement, ça n’est rien, ou pas grand-chose, mes tripes que des journalistes ont tricotées comme de la laine pour se faire un pull pour l’hiver. De ceux que l’on porte sans se soucier de qui crèvera de froid dehors, sans se soucier de la peine que ça fait, à l’intérieur, de n’être qu’un lapin face aux chasseurs"................
La suite de l'article sur ce lien.... http://www.midilibre.fr/2011/10/04/tristane-banon-publie-chez-au-diable-vauvert-un-livre-sur-l-affaire-dsk,397827.php
Le livre de 126 pages est annoncé par l'éditeur comme un "récit" sur l'affaire qui l'oppose à l'ex-Président du FMI, et sur "ce qui l’a conduite à porter plainte contre DSK pour tentative de viol".
Déjà auteur de trois romans largement autographiques, Banon confirmerait dans ce texte, toujours selon l'éditeur, "une magnifique écriture de femme blessée, une sincérité totale pour ce bouleversant "J’accuse"", précisant que la jeune femme "incarne pour les femmes, dans et au-delà de nos frontières, une cause qui la dépasse". "Avec une dignité et une sincérité qui forcent l’admiration, précise toujours la société d'édition, [Tristane Banon] raconte ici ces six semaines au cours desquelles sa vie a basculé".
Tristane Banon : "Ma vie que l’on a cassée comme on déchire un dessin raté"
Un bref extrait du livre a été dévoilé : ""L’Affaire", c’est juste une vie qu’on a jetée à la poubelle. Seulement ma vie que l’on a cassée comme on déchire un dessin raté. Finalement, ça n’est rien, ou pas grand-chose, mes tripes que des journalistes ont tricotées comme de la laine pour se faire un pull pour l’hiver. De ceux que l’on porte sans se soucier de qui crèvera de froid dehors, sans se soucier de la peine que ça fait, à l’intérieur, de n’être qu’un lapin face aux chasseurs"................
La suite de l'article sur ce lien.... http://www.midilibre.fr/2011/10/04/tristane-banon-publie-chez-au-diable-vauvert-un-livre-sur-l-affaire-dsk,397827.php
vendredi 30 septembre 2011
Confrontation : DSK a confirmé avoir «tenté d'embrasser» Tristane Banon
Tristane Banon voulait être confrontée à Dominique Strauss-Kahn, qu'elle accuse de tentative de viol. C'est désormais chose faite. La jeune femme et l'ancien patron du FMI ont été entendus jeudi matin par les policiers de la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) à Paris, sans leurs avocats.
Tristane Banon est arrivée vers 8h30 en voiture, suivie une demi-heure plus tard par l'ancien patron du FMI, qui revient de Marrakech où il avait pris quelques jours de vacances. La confrontation a duré près de 2h30. DSK est sorti vers 11h30 des locaux de la police judiciaire sans faire de déclaration. De son côté, Tristane Banon a quitté les lieux sans se montrer aux journalistes. Elle sera ce soir au 20 heures de TF1, a annoncé la journaliste Laurence Ferrari sur son fil Twitter.
Selon un avocat de DSK, Me Henri Leclerc, les deux protagonistes ont maintenu leur version des faits. «DSK est resté sur sa position et elle aussi», a-t-il assuré, sans plus de détails. Interrogé sur des remords qu'aurait pu exprimer son client, il a répondu: «Il n'a aucune raison de s'excuser». Interrogé par le Parisien.fr, l'avocat de Tristane Banon, Me David Koubbi, affirme que DSK a «reconnu devant les policiers avoir tenté d'embrasser ma cliente. Cela est faux, il a menti. Tristane Banon maintient, en effet, son accusation» (ndlr : accusation de tentative de viol), a t-il indiqué sans plus de commentaires.
Information judiciaire ou classement sans suite ?
Cette confrontation a été décidée, la semaine dernière, par le parquet de Paris, alors que la jeune romancière et journaliste a déposé une plainte huit ans après les faits présumés. Une enquête préliminaire est en cours depuis juillet.
Pour l'ancien ministre, il s'agit d'une «scène imaginaire» et le récit de son accusatrice est «calomnieux». «Il n'y avait eu aucun acte d'agression, aucune violence», a t-il déclaré lors de sa seule intervention télévisée, sur TF1. Il a concédé, lors de son audition par les enquêteurs à la mi-septembre, peu après son retour de New-York, avoir fait «des avances» à la journaliste, qui dément cette version.
A plusieurs reprises, Tristane Banon a affirmé que DSK avait tenté de la violer lors d'un entretien professionnel dans un appartement parisien en février 2003, décrivant un pugilat. Samedi dernier, lors d'un rassemblement pour la soutenir à Paris, Tristane Banon avait confié avoir «évidemment peur» de ce face-à-face. Sa mère, Anne Mansouret, avait dit espérer que sa fille «ne se laissera pas impressionner, qu'elle fera face» à Strauss-Kahn.
Après cette confrontation, le parquet de Paris pourra décider d'ouvrir une information judiciaire ou de classer l'affaire sans suite. Tristane Banon a déjà prévenu qu'elle poursuivrait son combat judiciaire: elle déposerait une autre plainte en se constituant «partie civile», ce qui entraînerait automatiquement la désignation d'un juge d'instruction.
http://www.leparisien.fr/dsk-la-chute/confrontation-dsk-a-confirme-avoir-tente-d-embrasser-tristane-banon-29-09-2011-1631254.php
Tristane Banon est arrivée vers 8h30 en voiture, suivie une demi-heure plus tard par l'ancien patron du FMI, qui revient de Marrakech où il avait pris quelques jours de vacances. La confrontation a duré près de 2h30. DSK est sorti vers 11h30 des locaux de la police judiciaire sans faire de déclaration. De son côté, Tristane Banon a quitté les lieux sans se montrer aux journalistes. Elle sera ce soir au 20 heures de TF1, a annoncé la journaliste Laurence Ferrari sur son fil Twitter.
Selon un avocat de DSK, Me Henri Leclerc, les deux protagonistes ont maintenu leur version des faits. «DSK est resté sur sa position et elle aussi», a-t-il assuré, sans plus de détails. Interrogé sur des remords qu'aurait pu exprimer son client, il a répondu: «Il n'a aucune raison de s'excuser». Interrogé par le Parisien.fr, l'avocat de Tristane Banon, Me David Koubbi, affirme que DSK a «reconnu devant les policiers avoir tenté d'embrasser ma cliente. Cela est faux, il a menti. Tristane Banon maintient, en effet, son accusation» (ndlr : accusation de tentative de viol), a t-il indiqué sans plus de commentaires.
Information judiciaire ou classement sans suite ?
Cette confrontation a été décidée, la semaine dernière, par le parquet de Paris, alors que la jeune romancière et journaliste a déposé une plainte huit ans après les faits présumés. Une enquête préliminaire est en cours depuis juillet.
Pour l'ancien ministre, il s'agit d'une «scène imaginaire» et le récit de son accusatrice est «calomnieux». «Il n'y avait eu aucun acte d'agression, aucune violence», a t-il déclaré lors de sa seule intervention télévisée, sur TF1. Il a concédé, lors de son audition par les enquêteurs à la mi-septembre, peu après son retour de New-York, avoir fait «des avances» à la journaliste, qui dément cette version.
A plusieurs reprises, Tristane Banon a affirmé que DSK avait tenté de la violer lors d'un entretien professionnel dans un appartement parisien en février 2003, décrivant un pugilat. Samedi dernier, lors d'un rassemblement pour la soutenir à Paris, Tristane Banon avait confié avoir «évidemment peur» de ce face-à-face. Sa mère, Anne Mansouret, avait dit espérer que sa fille «ne se laissera pas impressionner, qu'elle fera face» à Strauss-Kahn.
Après cette confrontation, le parquet de Paris pourra décider d'ouvrir une information judiciaire ou de classer l'affaire sans suite. Tristane Banon a déjà prévenu qu'elle poursuivrait son combat judiciaire: elle déposerait une autre plainte en se constituant «partie civile», ce qui entraînerait automatiquement la désignation d'un juge d'instruction.
http://www.leparisien.fr/dsk-la-chute/confrontation-dsk-a-confirme-avoir-tente-d-embrasser-tristane-banon-29-09-2011-1631254.php
jeudi 29 septembre 2011
DSK confronté à Tristane Banon
Dominique Strauss-Kahn doit être confronté ce jeudi à Tristane Banon qui l'accuse de tentative de viol en 2003, un face-à-face que la romancière a vivement souhaité, concernant des faits que l'ex-patron du FMI a qualifiés d'"imaginaires". Tristane Banon, une écrivain et journaliste de 32 ans, a porté plainte début juillet contre DSK pour une tentative de viol perpétrée selon elle dans un appartement parisien en février 2003.
"Je voudrais qu'il soit en face de moi et qu'il me dise droit dans les yeux que ce sont des faits imaginaires. Je voudrais le voir me dire ça", avait-elle dit jeudi dernier, à la veille de la décision du parquet de Paris de confronter Dominique Strauss-Kahn à son accusatrice. Cette confrontation est "une procédure assez classique dans la mesure où les deux versions s'opposent", a expliqué à l'AFP une source policière.
Dominique Strauss-Kahn, qui a fait savoir par ses avocats qu'il se tenait prêt à cette confrontation, a qualifié les faits dénoncés par Tristane Banon de "scène imaginaire". Il a d'ailleurs répliqué à son accusatrice par une plainte en dénonciation calomnieuse, dont l'examen devra attendre l'issue des poursuites engagées par l'écrivain. Dans sa confession télévisée sur TF1 le 18 septembre, DSK avait affirmé qu'"aucune violence" n'avait été portée sur Tristane Banon. "J'ai été entendu comme témoin. J'ai dit la vérité : que dans cette rencontre, il n'y avait eu aucun acte d'agression, aucune violence, je n'en dirai pas plus", avait-il dit. Lors de son audition, le 12 septembre, par la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) de la police judiciaire parisienne, DSK avait concédé avoir fait "des avances" à la jeune femme, selon une source proche de l'enquête.
http://www.lepoint.fr/societe/dsk-confronte-a-tristane-banon-28-09-2011-1378199_23.php
"Je voudrais qu'il soit en face de moi et qu'il me dise droit dans les yeux que ce sont des faits imaginaires. Je voudrais le voir me dire ça", avait-elle dit jeudi dernier, à la veille de la décision du parquet de Paris de confronter Dominique Strauss-Kahn à son accusatrice. Cette confrontation est "une procédure assez classique dans la mesure où les deux versions s'opposent", a expliqué à l'AFP une source policière.
Dominique Strauss-Kahn, qui a fait savoir par ses avocats qu'il se tenait prêt à cette confrontation, a qualifié les faits dénoncés par Tristane Banon de "scène imaginaire". Il a d'ailleurs répliqué à son accusatrice par une plainte en dénonciation calomnieuse, dont l'examen devra attendre l'issue des poursuites engagées par l'écrivain. Dans sa confession télévisée sur TF1 le 18 septembre, DSK avait affirmé qu'"aucune violence" n'avait été portée sur Tristane Banon. "J'ai été entendu comme témoin. J'ai dit la vérité : que dans cette rencontre, il n'y avait eu aucun acte d'agression, aucune violence, je n'en dirai pas plus", avait-il dit. Lors de son audition, le 12 septembre, par la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) de la police judiciaire parisienne, DSK avait concédé avoir fait "des avances" à la jeune femme, selon une source proche de l'enquête.
http://www.lepoint.fr/societe/dsk-confronte-a-tristane-banon-28-09-2011-1378199_23.php
mercredi 28 septembre 2011
Une fille sans histoire (d’amour) ?
Opposée à DSK dans une guerre médiatico-judiciaire, Tristane Banon reste une jeune fille secrète. Dont on ne connaît finalement pas grand-chose… à part une relation privilégiée avec un certain Alexandre Barbier.
Elle a beau squatter la scène médiatique, on ne sait que peu de choses de Anne-Caroline Banon, alias Tristane Banon, celle qui accuse Dominique Strauss-Kahn de tentative de viol un soir de 2003. Car la jeune femme reste relativement taiseuse, entièrement tournée vers son combat pour l’éclosion de sa vérité quant à sa rencontre avec l’ex-big boss du FMI. Si elle a su se faire discrète dans les médias traditionnels, il n’en n’est pas de même sur le net et sur les réseaux sociaux, où des éléments de sa vie amoureuse passée ont été – et sont encore - portés à la connaissance de tous. Un élément en particulier, relevé par Be en juillet dernier, mais très peu repris par les médias. Dans ses colonnes, le magazine féminin évoquait la rencontre, en 2008, de Tristane Banon et d’un certain Alexandre Barbier, fils de Christophe Barbier, le patron de l’Express (magazine récemment qualifié de tabloïd par Dominique Strauss-Kahn).
Elle avait 29 ans, il en avait 16. Elle a eu un coup de foudre artistique pour le jeune homme, comme elle le raconte sur ce blog. Les deux se lient très rapidement. Une histoire d’amitié qui va visiblement se transformer en histoire tout court, en témoigne le groupe public Facebook créé en 2008 par Alexandre Barbier : « Pour qu’on laisse tranquilles les personnes qui s’aiment ». Tristane Banon en est la responsable, au grade de « créatrice associée et fiancée du créateur ». Le groupe périclitera très vite. Seuls trois statuts seront publiés, et quelques photos postées avant sa suppression très récente. Mais selon nos constatations, des traces publiques subsistent...
Car parallèlement, Alexandre Barbier, qui est photographe, évoque sa relation avec Tristane Banon en images dans des albums publics mis à jour jusqu’à l’an dernier : est ainsi publiée une série intitulée HE by TB postée en juillet 2008, où on le voit fumant torse nu sur des clichés visiblement pris par Tristane (T.B.). Une galerie nommée Un week-end est mise en ligne en novembre de la même année. Des photos très romantiques des deux, dans un jardin public. Sur une, Alexandre attire l’attention des internautes sur l'alliance qu’il porte à la main gauche.
Où en est leur complicité amoureuse aujourd’hui ? Aucun élément public ne le précise. Seul indice sur le suivi de leur relation, une autre photo postée il y a un an, le 18 septembre, dans ses "Photos de profils". On y voit, dans le reflet d’un verre de Ray-Ban, Tristane Banon photographier le fils du patron de l’Express. Ils sont à la mer. Il fait beau. Ils ne savent pas encore que huit mois plus tard éclatera l’affaire DSK, qui deviendra rapidement l’affaire DSK-Banon…
http://www.voici.fr/news-people/actu-people/tristane-banon-fut-tres-proche-du-fils-de-christophe-barbier-425448
Elle a beau squatter la scène médiatique, on ne sait que peu de choses de Anne-Caroline Banon, alias Tristane Banon, celle qui accuse Dominique Strauss-Kahn de tentative de viol un soir de 2003. Car la jeune femme reste relativement taiseuse, entièrement tournée vers son combat pour l’éclosion de sa vérité quant à sa rencontre avec l’ex-big boss du FMI. Si elle a su se faire discrète dans les médias traditionnels, il n’en n’est pas de même sur le net et sur les réseaux sociaux, où des éléments de sa vie amoureuse passée ont été – et sont encore - portés à la connaissance de tous. Un élément en particulier, relevé par Be en juillet dernier, mais très peu repris par les médias. Dans ses colonnes, le magazine féminin évoquait la rencontre, en 2008, de Tristane Banon et d’un certain Alexandre Barbier, fils de Christophe Barbier, le patron de l’Express (magazine récemment qualifié de tabloïd par Dominique Strauss-Kahn).
Elle avait 29 ans, il en avait 16. Elle a eu un coup de foudre artistique pour le jeune homme, comme elle le raconte sur ce blog. Les deux se lient très rapidement. Une histoire d’amitié qui va visiblement se transformer en histoire tout court, en témoigne le groupe public Facebook créé en 2008 par Alexandre Barbier : « Pour qu’on laisse tranquilles les personnes qui s’aiment ». Tristane Banon en est la responsable, au grade de « créatrice associée et fiancée du créateur ». Le groupe périclitera très vite. Seuls trois statuts seront publiés, et quelques photos postées avant sa suppression très récente. Mais selon nos constatations, des traces publiques subsistent...
Car parallèlement, Alexandre Barbier, qui est photographe, évoque sa relation avec Tristane Banon en images dans des albums publics mis à jour jusqu’à l’an dernier : est ainsi publiée une série intitulée HE by TB postée en juillet 2008, où on le voit fumant torse nu sur des clichés visiblement pris par Tristane (T.B.). Une galerie nommée Un week-end est mise en ligne en novembre de la même année. Des photos très romantiques des deux, dans un jardin public. Sur une, Alexandre attire l’attention des internautes sur l'alliance qu’il porte à la main gauche.
Où en est leur complicité amoureuse aujourd’hui ? Aucun élément public ne le précise. Seul indice sur le suivi de leur relation, une autre photo postée il y a un an, le 18 septembre, dans ses "Photos de profils". On y voit, dans le reflet d’un verre de Ray-Ban, Tristane Banon photographier le fils du patron de l’Express. Ils sont à la mer. Il fait beau. Ils ne savent pas encore que huit mois plus tard éclatera l’affaire DSK, qui deviendra rapidement l’affaire DSK-Banon…
http://www.voici.fr/news-people/actu-people/tristane-banon-fut-tres-proche-du-fils-de-christophe-barbier-425448
dimanche 25 septembre 2011
Tristane Banon veut un procès aux assises pour l'affaire DSK
A l'occasion d'un rassemblement samedi à Paris, à l'initiative d'associations féministes, Tristane Banon a dit, devant des dizaines de journalistes et une centaine de manifestants venus la soutenir, "espérer"que l'affaire DSK serait jugée par une cour d'assises
Aux côtés de la jeune journaliste, sa mère, Anne Mansouret, ainsi que son avocat David Koubbi étaient présents. Figuraient également la communiste Marie-Georges Buffet, la romancière Christine Angot et des représentantes de plusieurs associations féministes parmi lesquelles Paroles de femme, les Mariannes de la diversité et les Insoumises.
"Evidemment, j'ai peur"
Le parquet de Paris a décidé de confronter Dominique Strauss-Kahn à Tristane Banon, qui l'accuse de tentative de viol en 2003, ce que l'ex-patron du FMI qualifie d'"imaginaires". Tristane Banon y voit un signe encourageant : "Je suis assez heureuse de voir que la justice suit son cours. Ils ont décidé jusqu'à présent de traiter Monsieur Dominique Strauss-Kahn comme un justiciable comme un autre (...) J'espère que tout ça finira devant une Cour d'assises", a-t-elle déclaré. "Evidemment j'ai peur. Evidemment je ne vais pas dormir la veille", a répondu Tristane Banon à des journalistes qui l'interrogeaient sur la perspective de la prochaine confrontation. La jeune femme s'est dite toutefois "convaincue que la justice fera son travail".
Revenant sur les motivations de son combat, Tristane Banon a tenu à mettre les choses au point : "Je n'avais rien à gagner ici. Ni une notoriété dont je ne souhaite à personne de l'avoir, ni de l'argent", a insisté la jeune femme qui a déclaré que si elle gagnait de l'argent, elle le donnerait "à des associations". "J'avais tout à perdre, et à certains égards j'ai tout perdu", a déclaré la jeune femme, très émue, souhaitant "que les choses changent et qu'il n'y ait pas d'autres Tristane Banon car ce n'est pas drôle aujourd'hui d'être Tristane Banon
Le parquet de Paris a décidé de confronter Dominique Strauss-Kahn à Tristane Banon, qui l'accuse de tentative de viol en 2003, ce que l'ex-patron du FMI qualifie d'"imaginaires". Tristane Banon y voit un signe encourageant : "Je suis assez heureuse de voir que la justice suit son cours. Ils ont décidé jusqu'à présent de traiter Monsieur Dominique Strauss-Kahn comme un justiciable comme un autre (...) J'espère que tout ça finira devant une Cour d'assises", a-t-elle déclaré. "Evidemment j'ai peur. Evidemment je ne vais pas dormir la veille", a répondu Tristane Banon à des journalistes qui l'interrogeaient sur la perspective de la prochaine confrontation. La jeune femme s'est dite toutefois "convaincue que la justice fera son travail".
Revenant sur les motivations de son combat, Tristane Banon a tenu à mettre les choses au point : "Je n'avais rien à gagner ici. Ni une notoriété dont je ne souhaite à personne de l'avoir, ni de l'argent", a insisté la jeune femme qui a déclaré que si elle gagnait de l'argent, elle le donnerait "à des associations". "J'avais tout à perdre, et à certains égards j'ai tout perdu", a déclaré la jeune femme, très émue, souhaitant "que les choses changent et qu'il n'y ait pas d'autres Tristane Banon car ce n'est pas drôle aujourd'hui d'être Tristane Banon
samedi 24 septembre 2011
vendredi 23 septembre 2011
T. Banon veut être confrontée à DSK
Invitée hier matin sur RTL, Tristane Banon, la romancière qui a porté plainte contre Dominique Strauss-Kahn pour tentative de viol, a confirmé qu'elle était prête à être confrontée à DSK, si une rencontre était organisée dans le cadre de l'enquête. "Je voudrais qu'il soit en face de moi et qu'il me dise en me regardant droit dans les yeux que ma version est imaginaire", a-t-elle déclaré.
Au sujet des femmes par qui elle affirme avoir été contactée, elle a expliqué qu'elle ne pouvait pas donner leurs noms puisqu'elles ne voulaient pas s'exprimer pour le moment, mais que si son affaire allait devant un juge d'instruction, "certaines pourraient porter plainte".
Tristane Banon est également revenue sur son appel à manifester samedi prochain à 14 heures devant le palais de justice de Paris. "C'est un rassemblement pour que les choses changent, et non contre un homme, ça c'est mon combat, a-t-elle annoncé. Mais cette affaire montre que la parole de la victime n'est jamais écoutée".
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/09/22/97001-20110922FILWWW00407-t-banon-veut-etre-confrontee-a-dsk.php
Au sujet des femmes par qui elle affirme avoir été contactée, elle a expliqué qu'elle ne pouvait pas donner leurs noms puisqu'elles ne voulaient pas s'exprimer pour le moment, mais que si son affaire allait devant un juge d'instruction, "certaines pourraient porter plainte".
Tristane Banon est également revenue sur son appel à manifester samedi prochain à 14 heures devant le palais de justice de Paris. "C'est un rassemblement pour que les choses changent, et non contre un homme, ça c'est mon combat, a-t-elle annoncé. Mais cette affaire montre que la parole de la victime n'est jamais écoutée".
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/09/22/97001-20110922FILWWW00407-t-banon-veut-etre-confrontee-a-dsk.php
jeudi 22 septembre 2011
Banon/DSK: "D'autres femmes victimes"
Tristane Banon, la romancière qui accuse Dominique Strauss-Kahn de tentative de viol, explique dans le Parisien d'aujourd'hui avoir été contactée par d'autres femmes, présumées victimes de DSK.
Selon elle, ces femmes auraient eu des problèmes avec l'ancien directeur du FMI. Tristane Banon leur a conseillé de porter plainte, mais ces femmes n'osent pas: "Oui, j'ai été contactée par d'autres femmes, mais elles ont peur. Je ne peux que les comprendre. Elles ont vu ma vie virer au cauchemar et elles n'ont pas envie du même sort. Certaines ont dû faire un long chemin pour refaire leur vie. Si nous parvenons à une avancée juridique, je pense que d'autres parleront."
La jeune femme, dont les propos ont été qualifiés "d'imaginaire" par Dominique Strauss-Kahn lors de son entretien du TF1 dimanche soir, aurait aimé qu'une confrontation soit organisée dans le cadre de l'enquête: "Si cette confrontation arrive, je ne dormirai sans doute pas la veille, j'aurais sans doute terriblement peur du face-à-face. Je voudrais pourtant que Dominique Strauss-Kahn me regarde dans les yeux et me dise que je mens".
"Combat épuisant"
Tristane Banon a porté plainte en juillet dernier à l'encontre de Dominique Strauss-Kahn pour une agression sexuelle et une tentative de viol qui remontent au 11 février 2003. Invitée par l'homme politique dans un appartement parisien alors qu'elle voulait réaliser une interview, elle dit s'être retrouvée dans une garçonnière, au lieu d'un local politique. "Remettons les pendules à l'heure", dit la jeune femme dans le journal, "je n'ai jamais eu la moindre raison de penser qu'il s'agissait d'autre chose que de l'adresse de l'une de ses permanences, comme il me l'avait dit lui-même au téléphone la veille."
La jeune femme, qui qualifie son combat "d'épuisant", ne veut pas baisser les bras. Dans le cas d'un classement sans suite à l'issue de l'enquête préliminaire, elle veut se porter "partie civile". Elle appelle également à manifester samedi prochain à 14h devant le Palais de justice de Paris : "En France, les violences faites aux femmes ne sont pas prises au sérieux. J'espère qu'il y aura du monde pour faire bouger les choses". http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/09/21/97001-20110921FILWWW00299-banondsk-il-y-a-a-d-autres-femmes.php
Selon elle, ces femmes auraient eu des problèmes avec l'ancien directeur du FMI. Tristane Banon leur a conseillé de porter plainte, mais ces femmes n'osent pas: "Oui, j'ai été contactée par d'autres femmes, mais elles ont peur. Je ne peux que les comprendre. Elles ont vu ma vie virer au cauchemar et elles n'ont pas envie du même sort. Certaines ont dû faire un long chemin pour refaire leur vie. Si nous parvenons à une avancée juridique, je pense que d'autres parleront."
La jeune femme, dont les propos ont été qualifiés "d'imaginaire" par Dominique Strauss-Kahn lors de son entretien du TF1 dimanche soir, aurait aimé qu'une confrontation soit organisée dans le cadre de l'enquête: "Si cette confrontation arrive, je ne dormirai sans doute pas la veille, j'aurais sans doute terriblement peur du face-à-face. Je voudrais pourtant que Dominique Strauss-Kahn me regarde dans les yeux et me dise que je mens".
"Combat épuisant"
Tristane Banon a porté plainte en juillet dernier à l'encontre de Dominique Strauss-Kahn pour une agression sexuelle et une tentative de viol qui remontent au 11 février 2003. Invitée par l'homme politique dans un appartement parisien alors qu'elle voulait réaliser une interview, elle dit s'être retrouvée dans une garçonnière, au lieu d'un local politique. "Remettons les pendules à l'heure", dit la jeune femme dans le journal, "je n'ai jamais eu la moindre raison de penser qu'il s'agissait d'autre chose que de l'adresse de l'une de ses permanences, comme il me l'avait dit lui-même au téléphone la veille."
La jeune femme, qui qualifie son combat "d'épuisant", ne veut pas baisser les bras. Dans le cas d'un classement sans suite à l'issue de l'enquête préliminaire, elle veut se porter "partie civile". Elle appelle également à manifester samedi prochain à 14h devant le Palais de justice de Paris : "En France, les violences faites aux femmes ne sont pas prises au sérieux. J'espère qu'il y aura du monde pour faire bouger les choses". http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/09/21/97001-20110921FILWWW00299-banondsk-il-y-a-a-d-autres-femmes.php
mardi 20 septembre 2011
Tristane Banon : sa vérité
Elle n’avait jamais parlé lors d’un prime time à la télévision. Hier, sur Canal +, l’écrivain et journaliste Tristane Banon a versé sa part de vérité au dossier DSK.
Au côté de son avocat, David Koubbi, la jeune femme de 32 ans, a tenté de présenter sa version des faits au sujet d’une agression qu’elle aurait subie de la part de DSK en février 2003. "Très vite, on s’est battu, cela a mal tourné et si je n’avais pas eu beaucoup de chance cela aurait fini par un viol", a-t-elle affirmé.
Les faits incriminés se seraient passés dans un appartement parisien loué par DSK. Lors d’une émission de télévision en 2007 animée par Thierry Ardisson, la jeune femme avait expliqué avoir rencontré DSK dans cet appartement pour l’interviewer alors qu’elle préparait son premier livre dans lequel elle faisait raconter à des hommes politiques certains de leurs échecs.
Hier soir, la romancière a prévenu : si le parquet de Paris classait l’enquête sans suite sur ses accusations de tentative de viol contre DSK, elle déposerait une autre plainte en se portant "partie civile". Une telle plainte entraîne automatiquement la désignation d’un juge d’instruction.
"Pas si vide le dossier"
Tristane Banon
Début juillet, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire sur les accusations de Mlle Banon. Elle a été entendue par la police. Dominique Strauss-Kahn également.
Lors de l’émission d’hier soir, un confrère lui a demandé pourquoi elle avait attendu si longtemps avant de porter plainte. Réponse de l’intéressée : "Tout le monde m’a conseillé de ne pas porter plainte, pas seulement ma mère" - NDLR : Anne Mansouret, vice-présidente PS du conseil régional de Haute-Normandie -. Seul, son avocat, David Koubbi, lui avait "conseillé de porter plainte." "Je m’en sentais complètement incapable, a-t-elle ajouté. J’ai peur du pouvoir à juste titre. Je reçois tous les jours des mails de femmes qui me disent : on m’a violée et on ne m’a jamais cru. Alors imaginez, Dominique Strauss-Kahn !"
Pour Tristane Banon, le handicap de départ semblait lourd. Mais le législateur a estimé qu’une femme pouvait porter plainte dix ans après des faits de viol. Pour des experts, c’est un laps de temps souvent nécessaire à une femme pour se reconstruire. D’autant que plus de 90 % des femmes n’osent pas se lancer dans des procédures judiciaires après avoir subi un viol...
"Il n’est pas si vide que ça le dossier. Ce n’est pas vrai, ce n’est pas que parole contre parole. Je voudrais qu’on m’explique pourquoi dans ce pays, que ce soit quand on porte plainte contre Dominique Strauss-Kahn, ou contre le copain de ses parents, le doute profite à l’accusé et pas à la victime ?" Tristane Banon a donc décidé d’aller au bout de cette affaire.
http://www.midilibre.fr/2011/09/19/tristane-banon-sa-verite,390131.php
Au côté de son avocat, David Koubbi, la jeune femme de 32 ans, a tenté de présenter sa version des faits au sujet d’une agression qu’elle aurait subie de la part de DSK en février 2003. "Très vite, on s’est battu, cela a mal tourné et si je n’avais pas eu beaucoup de chance cela aurait fini par un viol", a-t-elle affirmé.
Les faits incriminés se seraient passés dans un appartement parisien loué par DSK. Lors d’une émission de télévision en 2007 animée par Thierry Ardisson, la jeune femme avait expliqué avoir rencontré DSK dans cet appartement pour l’interviewer alors qu’elle préparait son premier livre dans lequel elle faisait raconter à des hommes politiques certains de leurs échecs.
Hier soir, la romancière a prévenu : si le parquet de Paris classait l’enquête sans suite sur ses accusations de tentative de viol contre DSK, elle déposerait une autre plainte en se portant "partie civile". Une telle plainte entraîne automatiquement la désignation d’un juge d’instruction.
"Pas si vide le dossier"
Tristane Banon
Début juillet, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire sur les accusations de Mlle Banon. Elle a été entendue par la police. Dominique Strauss-Kahn également.
Lors de l’émission d’hier soir, un confrère lui a demandé pourquoi elle avait attendu si longtemps avant de porter plainte. Réponse de l’intéressée : "Tout le monde m’a conseillé de ne pas porter plainte, pas seulement ma mère" - NDLR : Anne Mansouret, vice-présidente PS du conseil régional de Haute-Normandie -. Seul, son avocat, David Koubbi, lui avait "conseillé de porter plainte." "Je m’en sentais complètement incapable, a-t-elle ajouté. J’ai peur du pouvoir à juste titre. Je reçois tous les jours des mails de femmes qui me disent : on m’a violée et on ne m’a jamais cru. Alors imaginez, Dominique Strauss-Kahn !"
Pour Tristane Banon, le handicap de départ semblait lourd. Mais le législateur a estimé qu’une femme pouvait porter plainte dix ans après des faits de viol. Pour des experts, c’est un laps de temps souvent nécessaire à une femme pour se reconstruire. D’autant que plus de 90 % des femmes n’osent pas se lancer dans des procédures judiciaires après avoir subi un viol...
"Il n’est pas si vide que ça le dossier. Ce n’est pas vrai, ce n’est pas que parole contre parole. Je voudrais qu’on m’explique pourquoi dans ce pays, que ce soit quand on porte plainte contre Dominique Strauss-Kahn, ou contre le copain de ses parents, le doute profite à l’accusé et pas à la victime ?" Tristane Banon a donc décidé d’aller au bout de cette affaire.
http://www.midilibre.fr/2011/09/19/tristane-banon-sa-verite,390131.php
dimanche 18 septembre 2011
Affaire Banon : nouvelle offensive d'Anne Mansouret
Entendu 12 septembre par la brigade de répression de la délinquance contre la personne, DSK "a réfuté toutes les accusations" de tentative de viol vis-à-vis de Tristane Banon en 2003. Mais, selon une source proche de l'enquête, il a concédé lui avoir fait des avances, a revélé vendredi l'Express.fr. Samedi, Anne Mansouret, la mère de la jeune femme, contre-attaque dans les médias. Selon la vice-présidente PS du conseil général de l'Eure, Dominique Strauss-Kahn a concédé avoir fait des avances à la jeune romancière lors de son audition afin d'obtenir la prescription des faits. "Je souhaiterais que le parquet prenne en compte la préméditation qui s'est produit lorsque il a donné rendez-vous à une journaliste dans l'exercice de ses fonctions pour une interview dans un appartement inoccupé. C'est un piège qu'il a tendu à ma fille. Je souhaiterais que ce caractère là soit retenu par le procureur de la République", a-t-elle déclaré dans un entretien avec Europe 1.
Anne Mansouret regardera la prestation de DSK dimanche soir dans le journal de TF1. "Je le connais depuis des années. C'est un communicant qui a du préparer cette intervention avec une armée de conseillers, de trainnings divers et variés pour arriver à dire exactement la parole qu'il convient, avec le clin d'oeil qu'il faut etc.. de façon à enfumer l'opinion publique", a-t-elle affirmé.
samedi 10 septembre 2011
"Je ne peux pas croire que mon pays accueille en héros" DSK
Aux Etats-Unis, Dominique Strauss-Kahn a bénéficié d'un abandon des poursuites pesant contre lui pour agression sexuelle. Il est rentré en France le 4 septembre. "Je ne peux pas croire que mon pays accueille en héros un homme qui n'a pas été blanchi", écrit Tristane Banon, la jeune femme qui a porté plainte contre Dominique Strauss-Kahn pour tentative de viol, sur son compte facebook samedi. "J'entends les gens me dire leur écoeurement, j'avale leur soutien pour tenir debout et pourtant c'est moi qui baisse la tête et longe les murs quand d'autres sourient aux caméra", ajoute-t-elle.
"Il y a un vrai problème dans ce pays, des choses doivent changer. Le viol et la violence (faits) aux femmes ne peuvent être banalisés, l'argent et le pouvoir ne sauraient être au-dessus des lois", poursuit Tristane Banon, affirmant dans ce long texto que "ce qui se joue depuis 6 jours (lui) donne la nausée". Sa plainte fait l'objet d'une enquête préliminaire diligentée par le parquet de Paris. A l'issue de celle-ci, le parquet peut décider d'ouvrir une information judiciaire, de classer sans suite ou de juger que les faits allégués, qui remontent à 2003, sont prescrits.
Mobilisation le 24 septembre devant le Palais de justice
Dominique Strauss-Kahn réfute toutes les accusations de Tristane Banon. Il a porté plainte pour dénonciation calomnieuse. Il devrait être prochainement entendu par les enquêteurs de la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) de la police judiciaire parisienne. La jeune femme affirme dans le document recevoir de nombreuses marques de soutien de gens qui "veulent protester, se faire entendre, crier que le code pénal doit être le même pour tous et qu'un jugement doit advenir, qui condamnera ou non, mais qui doit être prononcé." Elle annonce d'ailleurs, sans plus de détail, un rassemblement le 24 septembre, à l'appel d'organisations qu'elle ne cite pas, à proximité du palais de Justice. "Dans les jours à venir, cet appel à la mobilisation se fera plus précis, plus concret", annonce-t-elle, ajoutant qu'elle sera présente.
mardi 30 août 2011
Echos de La Rochelle
Anne Mansouret boudée par ses camarades
La mère de Tristane Banon, la jeune femme qui accuse DSK d'avoir tenté de la violer en 2003, a fait le déplacement à l'Université d'été du PS à La Rochelle. Mais "je suis transparente", a-t-elle affirmé à l'AFP en marge de la manifestation.
La vice-présidente PS du conseil général de l'Eure, qui dit venir grosso modo une fois sur deux à La Rochelle depuis 2003, a souligné être venue cette année "non pas par rapport à (sa) fille, mais par rapport à Nafissatou Diallo", la femme de chambre qui a accusé Dominique Strauss-Kahn de crimes sexuels à New York à la mi-mai, provoquant la mise hors jeu de la présidentielle du favori des sondages.
Visant la direction du PS, Anne Mansouret a regretté que certains commentaires aient manqué de "sobriété" lors de l'annonce cette semaine de l'abandon des poursuites pénales contre l'ex-directeur général du FMI.
- La Rochelle, une institution dépassée pour Jean-Marie Le Guen
"Je ne suis pas très attaché à l'institution qu'est La Rochelle. Elle n'a plus sa fraîcheur et renvoie le PS à ses défauts", a dit vendredi à l'AFP le député strauss-kahnien rallié à François Hollande, dans les coulisses de l'Université d'été.
"On passe surtout son temps à parler aux journalistes, les débats politiques sont assez artificiels. On est dans une ambiance décalée. Cette année, en raison de la primaire, La Rochelle n'aurait jamais dû avoir lieu", a-t-il estimé.
http://www.ladepeche.fr/article/2011/08/26/1153883-echos-de-la-rochelle.html
La mère de Tristane Banon, la jeune femme qui accuse DSK d'avoir tenté de la violer en 2003, a fait le déplacement à l'Université d'été du PS à La Rochelle. Mais "je suis transparente", a-t-elle affirmé à l'AFP en marge de la manifestation.
La vice-présidente PS du conseil général de l'Eure, qui dit venir grosso modo une fois sur deux à La Rochelle depuis 2003, a souligné être venue cette année "non pas par rapport à (sa) fille, mais par rapport à Nafissatou Diallo", la femme de chambre qui a accusé Dominique Strauss-Kahn de crimes sexuels à New York à la mi-mai, provoquant la mise hors jeu de la présidentielle du favori des sondages.
Visant la direction du PS, Anne Mansouret a regretté que certains commentaires aient manqué de "sobriété" lors de l'annonce cette semaine de l'abandon des poursuites pénales contre l'ex-directeur général du FMI.
- La Rochelle, une institution dépassée pour Jean-Marie Le Guen
"Je ne suis pas très attaché à l'institution qu'est La Rochelle. Elle n'a plus sa fraîcheur et renvoie le PS à ses défauts", a dit vendredi à l'AFP le député strauss-kahnien rallié à François Hollande, dans les coulisses de l'Université d'été.
"On passe surtout son temps à parler aux journalistes, les débats politiques sont assez artificiels. On est dans une ambiance décalée. Cette année, en raison de la primaire, La Rochelle n'aurait jamais dû avoir lieu", a-t-il estimé.
http://www.ladepeche.fr/article/2011/08/26/1153883-echos-de-la-rochelle.html
dimanche 28 août 2011
Affaire DSK : la nouvelle offensive de Tristane Banon
Un profond dégoût. Voilà ce qu’a ressenti Tristane Banon en apprenant l’abandon des poursuites pénales contre Dominique Strauss-Kahn aux Etats-Unis. « Elle s’en doutait, mais cela l’a écœurée au plus haut point », confie un proche de l’écrivaine-journaliste qui accuse DSK d’avoir tenté de la violer, en février 2003 à Paris.
La décision de la justice américaine de renoncer à poursuivre l’ex-patron du FMI pour agressions sexuelles sur Nafissatou Diallo n’entame cependant en rien la détermination de Tristane Banon, dont la plainte a entraîné l’ouverture immédiate d’une enquête préliminaire le 8 juillet. Son avocat, Me David Koubbi, souhaite aujourd’hui que les policiers français se penchent sur le précédent scandale sexuel qui avait éclaboussé le patron du Fonds monétaire international (FMI) en 2008.
Dans un courrier adressé au parquet de Paris avant-hier, il demande ainsi l’audition de Piroska Nagy, ex-employée du FMI qui avait entretenu une liaison avec DSK. « Une affaire qui a été visiblement étouffée », accuse Me Koubbi.
Cette relation intime entre Piroska Nagy, économiste hongroise du département Afrique du FMI, et le président de l’institution remonte à début 2008. L’apprenant, le FMI mène discrètement une enquête interne pour savoir si son président a favorisé sa subordonnée au sein de l’organisation. Chargé des investigations, un cabinet d’avocats s’apprête à conclure qu’il s’agissait d’une « relation consensuelle » quand le « Wall Street Journal » révèle l’affaire jusqu’ici tenue secrète, le 18 septembre 2008. Comprenant que DSK va être blanchi — il le sera —, l’économiste hongroise redétaille dans un courrier à ce cabinet d’avocats le comportement de son patron.
« Je pense que M. Strauss-Kahn a abusé de sa position dans sa façon de parvenir jusqu’à moi […]. Il m’a convoquée plusieurs fois pour en venir à me faire des suggestions inappropriées », écrit Piroska Nagy. Elle estime avoir été piégée par les avances du directeur général du FMI. « Je me sentais maudite si je le faisais et maudite si je ne le faisais pas. Après un temps, je fis la grave erreur de me laisser entraîner dans une très brève aventure. Mais il est incontestable, à mon avis, que M. Strauss-Kahn a usé de sa position pour avoir accès à moi. » L’économiste qualifie DSK d'« homme agressif » et redoute qu’il ait « un problème pouvant le rendre peu adapté à la direction d’une institution où des femmes travaillent sous ses ordres ».
Un témoignage essentiel pour l’avocat de Tristane Banon. « A la lumière de ces propos, il apparaît absolument nécessaire à la manifestation de la vérité dans le cadre de l’enquête en cours que Mme Piroska Nagy soit entendue afin d’être éclairé sur les habitudes de M. Dominique Strauss-Kahn en la matière », écrit Me Koubbi au parquet. Il souhaite aussi que la lumière soit faite sur les conditions entourant le départ précipité de l’employée du FMI et sur un éventuel dédommagement financier.
De son côté, Tristane Banon « appelle de ses vœux » une confrontation avec DSK. Dans le cadre de l’enquête préliminaire du parquet de Paris, de nombreux témoins, parmi lesquels Patrick Poivre d’Arvor, François Hollande ou encore Aurélie Filippetti, ont déjà été entendus. Logiquement, DSK, qui a de son côté déposé plainte contre Tristane Banon pour dénonciation calomnieuse, devrait être appelé à donner sa version des faits dès son retour en France
http://www.leparisien.fr/dsk-la-chute/affaire-dsk-la-nouvelle-offensive-de-tristane-banon-28-08-2011-1581918.php
La décision de la justice américaine de renoncer à poursuivre l’ex-patron du FMI pour agressions sexuelles sur Nafissatou Diallo n’entame cependant en rien la détermination de Tristane Banon, dont la plainte a entraîné l’ouverture immédiate d’une enquête préliminaire le 8 juillet. Son avocat, Me David Koubbi, souhaite aujourd’hui que les policiers français se penchent sur le précédent scandale sexuel qui avait éclaboussé le patron du Fonds monétaire international (FMI) en 2008.
Dans un courrier adressé au parquet de Paris avant-hier, il demande ainsi l’audition de Piroska Nagy, ex-employée du FMI qui avait entretenu une liaison avec DSK. « Une affaire qui a été visiblement étouffée », accuse Me Koubbi.
Cette relation intime entre Piroska Nagy, économiste hongroise du département Afrique du FMI, et le président de l’institution remonte à début 2008. L’apprenant, le FMI mène discrètement une enquête interne pour savoir si son président a favorisé sa subordonnée au sein de l’organisation. Chargé des investigations, un cabinet d’avocats s’apprête à conclure qu’il s’agissait d’une « relation consensuelle » quand le « Wall Street Journal » révèle l’affaire jusqu’ici tenue secrète, le 18 septembre 2008. Comprenant que DSK va être blanchi — il le sera —, l’économiste hongroise redétaille dans un courrier à ce cabinet d’avocats le comportement de son patron.
« Je pense que M. Strauss-Kahn a abusé de sa position dans sa façon de parvenir jusqu’à moi […]. Il m’a convoquée plusieurs fois pour en venir à me faire des suggestions inappropriées », écrit Piroska Nagy. Elle estime avoir été piégée par les avances du directeur général du FMI. « Je me sentais maudite si je le faisais et maudite si je ne le faisais pas. Après un temps, je fis la grave erreur de me laisser entraîner dans une très brève aventure. Mais il est incontestable, à mon avis, que M. Strauss-Kahn a usé de sa position pour avoir accès à moi. » L’économiste qualifie DSK d'« homme agressif » et redoute qu’il ait « un problème pouvant le rendre peu adapté à la direction d’une institution où des femmes travaillent sous ses ordres ».
Un témoignage essentiel pour l’avocat de Tristane Banon. « A la lumière de ces propos, il apparaît absolument nécessaire à la manifestation de la vérité dans le cadre de l’enquête en cours que Mme Piroska Nagy soit entendue afin d’être éclairé sur les habitudes de M. Dominique Strauss-Kahn en la matière », écrit Me Koubbi au parquet. Il souhaite aussi que la lumière soit faite sur les conditions entourant le départ précipité de l’employée du FMI et sur un éventuel dédommagement financier.
De son côté, Tristane Banon « appelle de ses vœux » une confrontation avec DSK. Dans le cadre de l’enquête préliminaire du parquet de Paris, de nombreux témoins, parmi lesquels Patrick Poivre d’Arvor, François Hollande ou encore Aurélie Filippetti, ont déjà été entendus. Logiquement, DSK, qui a de son côté déposé plainte contre Tristane Banon pour dénonciation calomnieuse, devrait être appelé à donner sa version des faits dès son retour en France
http://www.leparisien.fr/dsk-la-chute/affaire-dsk-la-nouvelle-offensive-de-tristane-banon-28-08-2011-1581918.php
jeudi 25 août 2011
Les avocats de Nafissatou ne renoncent pas
Perdre une bataille, ce n’est pas abandonner la guerre. Tel est l’état d’esprit qui anime aujourd’hui les avocats de Nafissatou Diallo. Sur le plan pénal, la dernière cartouche tirée par les conseils de la femme de chambre — la nomination d’un procureur spécial — a été rejetée hier. Désormais, Kenneth Thompson et Douglas Wigdor placent tous leurs espoirs dans les poursuites engagées le 8 août contre DSK au civil devant le tribunal du Bronx.
D’autres témoignages de femmes
Aux Etats-Unis, contrairement à l’usage en France, un suspect peut être innocenté, mais condamné au civil à verser des dommages et intérêts à sa victime. « On a l’impression que c’est un gros mot et qu’on demande une compensation financière à défaut d’autre chose. Mais dans tous les systèmes démocratiques, quand on subit un préjudice, on ne peut que demander une réparation financière », s’est défendu hier Me Thibault de Montbrial, le représentant français des intérêts de Nafissatou. Une manière de répondre aux avocats de DSK qui, lundi, ont affirmé que les motivations de la jeune femme « ne sont autres que de se faire de l’argent ».
Le non-lieu dont a bénéficié DSK hier ne présume en rien de la décision du tribunal civil. Dans cette procédure, il ne s’agit plus de convaincre les jurés à l’unanimité, mais seulement de persuader la majorité d’entre eux qu’il existe une « prépondérance de preuves » en sa faveur. Lors d’une conférence de presse hier à Paris, Douglas Wigdor a réaffirmé que Nafissatou Diallo avait été victime d’une « agression sexuelle ». Selon l’avocat, le rapport — dont l’existence est reconnue — n’avait rien de « consenti ». « Comment M. Strauss-Kahn a-t-il pu, en neuf minutes, convaincre une femme qu’il n’avait jamais vue d’avoir une relation sexuelle sur le sol, dans un hôtel? » interroge Me Wigdor.
Si elle va à son terme, la procédure civile pourrait durer près de deux ans. Dans la majorité des cas, une transaction financière intervient en cours de route. Toujours est-il que les avocats de Nafissatou Diallo entendent utiliser les témoignages des femmes qui auraient pris contact avec eux pour se plaindre des agissements de DSK. Combien? « Beaucoup », se contente de répondre Wigdor. Pour l’heure, une seule femme a officiellement porté plainte pour tentative de viol contre l’ancien ministre : l’écrivaine Tristane Banon. Douglas Wigdor et Thibault de Montbrial ont rencontré hier son avocat Me Koubbi. L’enquête préliminaire diligentée par le parquet de Paris se poursuit.http://www.leparisien.fr/dsk-la-chute/video-les-avocats-de-nafissatou-ne-renoncent-pas-24-08-2011-1576831.php
D’autres témoignages de femmes
Aux Etats-Unis, contrairement à l’usage en France, un suspect peut être innocenté, mais condamné au civil à verser des dommages et intérêts à sa victime. « On a l’impression que c’est un gros mot et qu’on demande une compensation financière à défaut d’autre chose. Mais dans tous les systèmes démocratiques, quand on subit un préjudice, on ne peut que demander une réparation financière », s’est défendu hier Me Thibault de Montbrial, le représentant français des intérêts de Nafissatou. Une manière de répondre aux avocats de DSK qui, lundi, ont affirmé que les motivations de la jeune femme « ne sont autres que de se faire de l’argent ».
Le non-lieu dont a bénéficié DSK hier ne présume en rien de la décision du tribunal civil. Dans cette procédure, il ne s’agit plus de convaincre les jurés à l’unanimité, mais seulement de persuader la majorité d’entre eux qu’il existe une « prépondérance de preuves » en sa faveur. Lors d’une conférence de presse hier à Paris, Douglas Wigdor a réaffirmé que Nafissatou Diallo avait été victime d’une « agression sexuelle ». Selon l’avocat, le rapport — dont l’existence est reconnue — n’avait rien de « consenti ». « Comment M. Strauss-Kahn a-t-il pu, en neuf minutes, convaincre une femme qu’il n’avait jamais vue d’avoir une relation sexuelle sur le sol, dans un hôtel? » interroge Me Wigdor.
Si elle va à son terme, la procédure civile pourrait durer près de deux ans. Dans la majorité des cas, une transaction financière intervient en cours de route. Toujours est-il que les avocats de Nafissatou Diallo entendent utiliser les témoignages des femmes qui auraient pris contact avec eux pour se plaindre des agissements de DSK. Combien? « Beaucoup », se contente de répondre Wigdor. Pour l’heure, une seule femme a officiellement porté plainte pour tentative de viol contre l’ancien ministre : l’écrivaine Tristane Banon. Douglas Wigdor et Thibault de Montbrial ont rencontré hier son avocat Me Koubbi. L’enquête préliminaire diligentée par le parquet de Paris se poursuit.http://www.leparisien.fr/dsk-la-chute/video-les-avocats-de-nafissatou-ne-renoncent-pas-24-08-2011-1576831.php
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