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mercredi 22 janvier 2014

Dieudonné entendu par la gendarmerie après la plainte d'un huissier

Après sa compagne, c'est l'humoriste Dieudonné qui aurait été entendu par la gendarmerie mardi soir, après la plainte déposée par un huissier venu lundi au domicile du couple pour déposer une notification et qui aurait été "molesté", selon Europe 1.

Une nouvelle affaire Dieudonné ? L'humoriste a été entendu mardi soir par la gendarmerie à Anet, en Eure-et-Loir, à propos d'un incident survenu lundi soir à son domicile, alors que des huissiers se présentaient pour déposer une notification, selon une information Europe 1. Toujours selon la radio, le comique serait arrivé à la gendarmerie aux alentours de 23h30, dans une berline noire.
Selon des sources proches du dossier, des huissiers se sont présentés lundi soir à Saint-Lubin-de-la-Haye, où le polémiste et sa compagne vivent pour leur "signifier un acte" dont la nature n'a pas été précisée. Un huissier a alors été "molesté", a expliqué une de ces sources. 
Une perquisition menée au domicile
C'est dans le cadre de cet incident que Noémie Montagne, qui gère les affaires de Dieudonné, avait été convoquée mardi chez les gendarmes à Anet, où elle s'est présentée librement pour être entendue en qualité de témoin. Cette audition ne se déroulait pas sous le régime de la garde à vue, ont affirmé plusieurs sources.
L'huissier a porté plainte évoquant un tir, lors de son passage chez le couple, qui pourrait provenir d'un engin lanceur de projectiles en caoutchouc. Une perquisition a donc été menée mardi au domicile de Saint-Lubin, ont précisé deux sources.
La justice a tenté à plusieurs reprises de saisir des biens de l'humoriste, qu'elle soupçonne d'avoir organisé son insolvabilité, pour payer ses amendes pénales. Une enquête préliminaire a également été ouverte par le parquet de Paris sur les appels aux dons lancés Dieudonné pour payer ses amendes pénales
 

mardi 7 mai 2013

Femmes retrouvées/Ohio: 3 arrestations

Trois hommes ont été arrêtés après la découverte hier de trois femmes portées disparues depuis une décennie et retrouvées vivantes dans une maison de Cleveland (centre-est des Etats-Unis).
"La police de Cleveland confirme qu'il y a désormais trois suspects arrêtés. Tous trois sont des hommes, hispaniques, âgés de 50, 52, et 54 ans", explique-t-elle sur son compte Facebook.


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/05/07/97001-20130507FILWWW00215-femmes-retrouveesohio-3-arrestations.php

dimanche 28 avril 2013

Assassinat en Corse : toutes les pistes explorées

Immédiatement après « l’exécution » - selon les termes de Manuel Valls - de Jean-Luc Chiappini, président du parc naturel régional de Corse (PRNC), tué par balles, jeudi à Ajaccio, le parquet a indiqué suivre « toutes les pistes » pour tenter de trouver un mobile au crime.
L’environnement professionnel et politique du président du PRNC, maire depuis 1977 du petit village de Letia, en Corse-du-Sud, et président de l’intercommunalité des Deux-Sorru, comme la vie privée du notable, sont l’objet de toutes les attentions de la direction régionale de la police judiciaire d’Ajaccio, chargée de l’enquête.

Pas de menaces
L’autopsie, pratiquée aujourd’hui, permettra de connaître le calibre et le type de l’arme utilisée par le tueur. Les enquêteurs disposent aussi de témoignages de stagiaires, présents sur le parking de l’Institut consulaire de formation, où la voiture de fonction de Jean-Luc Chiappini a achevé sa course. La victime, qui revenait d’une réunion de travail à Paris, a essuyé au moins trois coups de feu d’un tireur monté sur un puissant scooter T-Max, sur la route reliant l’aéroport au centre-ville.
Selon son entourage, Jean-Luc Chiappini ne se sentait pas menacé et n’était pas armé. Il n’avait pas non plus demandé de protection policière, comme en bénéficient plusieurs élus corses.
Troisième notable assassiné à Ajaccio en six mois, après l’avocat Antoine Sollacaro et le président de la chambre de commerce et d’industrie de Corse-du-Sud, Jacques Nacer, en octobre et en novembre derniers, il avait récemment été réélu à la présidence du PRNC.
Il dirigeait à ce titre une centaine d’agents, notamment les gardiens des refuges du sentier de grande randonnée n° 20 (GR 20), qui traverse l’île et attire des touristes du monde entier, avec lesquels il avait eu divers conflits.
Certaines zones du parc naturel, qui couvre environ 40 % de l’île en montagne et sur certaines côtes, font aussi l’objet de la convoitise de divers investisseurs et spéculateurs.
Ce dixième homicide depuis le début de l’année a provoqué la stupeur dans la classe politique et l’opinion insulaires. La ministre de la Justice, Christiane Taubira, a réaffirmé hier sa volonté d’inscrire son action de lutte contre la criminalité à Marseille et en Corse « dans la durée » sans « s’interdire des résultats assez rapides ».

http://www.sudouest.fr/2013/04/27/assassinat-toutes-les-pistes-explorees-1037711-7.php

mercredi 24 avril 2013

Attentat de Boston : Djokhar Tsarnaev charge son frère

Djokhar Tsarnaev, inculpé lundi sur son lit d'hôpital pour sa participation au double attentat du marathon de Boston et passible de la peine de mort, a déclaré qu'aucun groupe terroriste international n'y avait pris part, selon CNN
Selon la chaîne de télévision américaine, une source gouvernementale anonyme a affirmé que "les interrogatoires préliminaires de Tsarnaev avaient montré que les deux frères pouvaient être considérés comme des jihadistes qui se sont radicalisés par eux-mêmes" en dehors de toute organisation.

Le suspect survivant a également accusé son frère Tamerlan, 26 ans, tué vendredi dernier à l'issue d'une course poursuite avec la police, d'avoir dirigé les attaques qui ont fait trois morts et 200 blessés la semaine dernière, selon CNN.
"Dzhokhar Tsarnaev, blessé et détenu dans un hôpital de Boston, a affirmé que son frère voulait empêcher l'Islam d'être attaqué", selon la source citée par CNN.
Les charges signifiées au jeune Américain de 19 ans par une cour fédérale comprennent l'utilisation d'"armes de destruction massives" ayant entraîné la mort, a indiqué le ministère de la Justice.
Une première audience a été fixée au 30 mai devant le tribunal fédéral de Boston.
Lors de l'inculpation, la juge a affirmé que l'accusé était "alerte, capable mentalement et lucide", selon le ministère qui a publié les minutes de la comparution. Grièvement blessé à la gorge, il a plusieurs fois acquiescé avec la tête et a juste répondu "non" lorsque la juge lui a demandé s'il avait les moyens de se payer un avocat.
Le jeune homme arrêté vendredi est accusé du pire attentat sur le sol américain depuis le 11-Septembre.

http://www.sudouest.fr/2013/04/23/attentat-de-boston-djokhar-tsarnaev-charge-son-frere-1033553-4803.php

mardi 23 avril 2013

Affaire Grégory: l'ADN a-t-il parlé ?

29 ans après la mort du petit garçon de 4 ans, plusieurs profils ADN découverts sur les cordelettes doivent être confrontés aux échantillons recueillis depuis le début de l'enquête. Une conférence de presse a lieu mercredi.
Faut-il attendre un rebondissement ? C'est en tout cas mercredi après-midi que la presse est conviée à une conférence en vue d'un "point précis sur l'état d'avancement du dossier et les dernières expertises ADN", sans que l'on connaisse la nature des informations qui doivent être révélées à cette occasion.
De nouvelles expertises ADN sur les vêtements et les chaussures du petit Grégory Villemin , retrouvé pieds et poings liés en 1984 dans la Vologne (Vosges), avaient été autorisées en septembre 2012 par la cour d'appel de Dijon, à la demande des parents.
Ces recherches utilisent une nouvelle méthode mise au point par un laboratoire de Bordeaux, dirigé par le professeur Christian Doutremepuich, qui permet de déceler le profil ADN d'une personne à partir de scellés comportant peu de cellules, comme des liens ou des munitions.
"Impatience et espoir"
C'est par la voix de leur avocat, Me Thierry Moser, qu'avaient réagi les parents de Grégory, il y a quelques jours, disant attendre avec "impatience et espoir" de nouvelles expertises ADN. Car vingt-neuf ans après la découverte du corps sans vie du petit garçon de 4 ans, le ou les coupables pourraient être démasqués.
Selon le Parisien, dix profils ADN ont été isolés sur les cordelettes qui ont servi à entraver l'enfant. Ces nouvelles analyses génétiques avaient été demandées en septembre dernier par la chambre de l'instruction de Dijon. "Anorak, pantalon, bonnet, chaussettes, chaussures, tous les scellés du dossier judiciaire ont été passés au crible", rapportait récemment le quotidien.
Ces analyses auraient donc permis d'isoler des ADN qu'il faut désormais comparer aux 300 prélèvements déjà réalisés au cours de l'enquête mais aussi au fichier national des empreintes génétiques. Un proche de l'enquête préfère cependant rester prudent précisant que ces traces ADN pourraient aussi être celles de magistrats ou d'enquêteurs.
Dès l'an 2000, une première recherche ADN avait été lancée dans cette enquête sur une lettre du corbeau mais les résultats ont été jugés inexploitables. En 2008, l'enquête a été rouverte et de nouvelles analyses demandées. Des traces avaient même été retrouvées sur un timbre et une lettre du corbeau sans que les enquêteurs ne puissent, là encore, rien en déduire.
 

Découverte d’ossements à Mont-sur-Monnet : le mystère demeure

L’alerte a été donnée vendredi soir au conseil municipal de Mont-sur-Monnet (canton de Champagnole) : des ossements humains ont été vus juste au bord de la route départementale 40, en direction de Loulle. Non loin de là où ont été trouvés les squelettes de dinosaures. Le maire, Gérard Mauborgne, s’y est rendu dès samedi matin et a effectivement découvert un crâne, un fémur, des phalanges et des côtes dépassant »'un tas de terre.
Les gendarmes de la brigade de Champagnole sont immédiatement intervenus pour sécuriser le périmètre tandis qu’un technicien en investigation criminelle (Tic) a été dépêché sur place depuis le groupement de gendarmerie, à Lons-le-Saunier. D’après les premières constatations, ces ossements seraient assez anciens et le crâne serait celui d’un adulte. Pour l’instant, les investigations sont confiées à la brigade de Champagnole.
Plus que celle du crime ou de la découverte de cadavre récents, la thèse privilégiée est celle de restes humains anciens, qui auraient pu être déterrés dans le cadre de travaux sur les canalisations aux abords de l’église de Champagnole, où il y aurait eu un « cimetière napoléonien ». Les gravats « récupérés » sur le chantier ont pu être déversés dans la commune voisine. Car la terre déversée, à la demande d’un agriculteur, l’a été par l’entreprise lédonienne SBTP, il y a plusieurs semaines, pour remblayer un chemin communal. Elle a également effectué des travaux du côté de la rue Gédéon-David, toujours à Champagnole, là où il y a quinze ans, des ossements avaient été trouvés.
En fonction des résultats de cette piste, les « Experts » de la gendarmerie s’attacheront alors à identifier les ossements. Les dater d’abord. Sur réquisition du procureur, les ossements, qui sont actuellement stockés dans les locaux de la cellule d’investigation criminelle (Cic) du groupement de gendarmerie du Jura, pourront ensuite être envoyés dans un laboratoire pour analyses. En général à l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) à Rosny-sous-Bois, spécialiste de la preuve scientifique, qui fera notamment appel à la technique du carbone 14 pour dater les ossements. Ces analyses prennent généralement plusieurs mois.
Une poignée d’ossements sont découverts, chaque année, dans le département du Jura. Les restes d’anciens cimetières « remontant » à la surface sont relativement fréquents.
C’est la première découverte de 2013. Deux cas de 2012 sont encore en cours d’investigation : une découverte à Dole et une autre à Clairvaux-les-Lacs. Les pistes privilégiées sont davantage celles de personnes disparues.

http://www.leprogres.fr/faits-divers/2013/04/22/decouverte-d-ossements-a-mont-sur-monnet-le-mystere-demeure

Accident mortel de Ciré-d'Aunis (17) : cinq personnes en garde à vue

À la suite de la collision entre une voiture et un deux-roues, qui a été fatale à Fabrice Fouché, 35 ans, qui conduisait le scooter, samedi à 6h15, sur la D5 à hauteur de Ciré-d’Aunis, cinq personnes étaient toujours entendues dimanche par les gendarmes. Pour quatre d’entre elles, interpellées très vite après l’accident, la garde à vue avait été prolongée. Deux autres ont été remises en liberté.
Rappelons que les passagers de la voiture de location, une Renault Mégane, n’étaient plus sur les lieux lorsque les secours et les gendarmes sont arrivés. Un jeune homme, Jonathan, 20 ans, qui effectuait sa tournée de livraison, se souvient d’avoir vu un homme et une femme courir sur la route. Mais il n’a pas été témoin de l’accident.

Une deuxième voiture a également été découverte sur place ; son conducteur n’aurait pu éviter Fabrice Fouché qui, semble-t-il, était déjà décédé.
« On est en train de déterminer qui était dans le véhicule au moment de l’accident, indique-t-on au parquet de La Rochelle. Le véhicule en cause est une voiture de location mais la personne qui l’a louée n’était pas présente au moment des faits ».
Des analyses toxicologiques sont en cours et, hier, les résultats n’étaient pas encore connus.
Selon Isabelle Jubineau, substitut du procureur de la République au tribunal de grande instance de La Rochelle, le corps de la victime, « qui a manifestement subi un choc très violent », sera autopsié aujourd’hui.

http://www.sudouest.fr/2013/04/22/une-enquete-difficile-1031928-1306.php

mardi 16 avril 2013

Affaire Grégory : des traces ADN de l’assassin isolées ?

29 ans après le meurtre du petit Grégory Villemin, un ultime rebondissement pourrait permettre, enfin, d’identifier le tueur du garçonnet retrouvé pieds et poings liés dans le Vologne. Une dizaine de profils ADN auraient en effet été isolés sur les cordelettes ayant servi à entraver Grégory.
Selon
Le Parisien ce mardi, de nouvelles analyses avaient été ordonnées par la chambre de l’instruction de Dijon et tous les scellés ont ainsi été passés au crible.
Les profils génétiques découverts sur les cordelettes doivent désormais être comparés aux 300 prélèvements déjà effectués dans le cadre de l’enquête ainsi qu’au fichier national des empreintes génétiques.
Mais même si la famille du petit garçon nourrit de nouveaux espoirs après cette découverte, une source judiciaire appelle à la prudence : « Durant toutes ces années, ces scellés ont été souvent manipulés. Les traces ADN appartiennent peut-être à un magistrat ou à un enquêteur… »
Jusqu’à présent, toutes les analyses d’ADN effectuées dans le cadre de l’affaire n’ont rien donné de probant.


http://www.ladepeche.fr/article/2013/04/16/1607020-affaire-gregory-des-traces-adn-de-l-assassin-isolees.html

lundi 15 avril 2013

Marseille : une arme de la police entre les mains d'un trafiquant

Le 8 juin 2012, le Parquet de Marseille et la section de recherches de la gendarmerie avaient convié la presse au lendemain d'une spectaculaire saisie d'armes, dans une villa de Montolivet (12e). L'arsenal venait d'être découvert dans une maison cossue, sous un escalier, derrière une cloison. Deux kalach', des fusils d'assaut, des pistolets mitrailleurs, des armes de poings et 150 kg de munitions avaient alors été présentés aux photographes pour immortaliser cette "prise" exceptionnelle.

Les autorités ne se doutaient pas de la curieuse présence, dans le lot, d'un pistolet automatique Beretta 92 FS. Un des quatre pistolets signalés manquants lors d'un contrôle, en 2010, listant les armes détenues dans la circonscription de la sécurité publique de Marseille.

Au cours d'une audition, en décembre dernier, le trafiquant présumé âgé de 51 ans, interpellé le jour de la saisie, aurait indiqué l'"avoir achetée à une personne pour la somme de 1 700 euros en espèces". Tout en refusant de donner le nom de l'intermédiaire, il aurait déclaré qu'il l'avait rassuré sur "la provenance de l'arme et la qualité du vendeur, qui, a priori, était fonctionnaire". C'était donc pour ça, qu'il l'avait achetée malgré son prix élevé.
Alors, comment ce pistolet appartenant à la police nationale s'est-il retrouvé entre les mains de cet homme, déjà condamné, en février 2012, à 18 mois de prison avec sursis pour détention d'armes ? "C'est ce que l'enquête cherche justement à déterminer, confie Jacques Dallest, le procureur de la République de Marseille. On cherche à savoir quel a été le parcours de cette arme".
En interne, aussi, cette "trouvaille", pour le moins embarrassante pour la police marseillaise secouée ces derniers temps par divers scandales, a suscité quelques réactions. Dont une enquête administrative diligentée voici quelques semaines...
Jusqu'au milieu des années 1990, ces pistolets automatiques, dont le fameux Beretta saisi, étaient utilisés par les policiers du Groupe d'intervention de la police nationale (GIPN) de Marseille. Lors d'un changement d'armement, ils ont été reversés à l'armurerie centrale. Depuis, la trace du Beretta a été perdue... Jusqu'à ce qu'il soit découvert dans cette villa de Montolivet, l'an passé, avec un numéro de série poinçonné de façon à passer "inaperçu".
"Véritable artiste, capable de démonter et de remonter les armes", comme l'avaient souligné les enquêteurs lors de la conférence de presse, le trafiquant supposé, qui se présente comme "un collectionneur", aurait admis avoir procédé à quelques modifications. Selon le procureur de La République, il disposait, chez lui, d'un atelier bien organisé de reconditionnement et de remilitarisation des armes.

http://www.laprovence.com/article/edition-marseille/2311513/une-arme-de-la-police-entre-les-mains-dun-trafiquant.html

samedi 13 avril 2013

Trélazé (49). Il cachait des armes pour les revendre

La gendarmerie a retrouvé dans la cave d'un ancien militaire plusieurs armes de gros calibre et 1 200 munitions à Trélazé, à côté d'Angers.
Fusils à pompe, carabines, munitions...
Mercredi dernier, un ancien militaire de 48 ans a été interpellé à son domicile. Les gendarmes ont découvert chez lui des fusils à pompes, des carabines semi-automatiques, des pistolets automatiques, des chargeurs, des culasses et 1 200 munitions de différents calibres. Tout l’attirail d’un véritable passionné, qui aurait « dérapé », selon une source proche du dossier. L’homme serait impliqué dans une affaire de revente d’armes.
Des perquisitions dans l’Ouest
L’homme était dans le collimateur de la gendarmerie depuis le mois de novembre dernier. À la suite de son interpellation, des perquisitions ont été menées chez plusieurs de ses contacts dans le Maine-et-Loire, mais aussi en Loire-Atlantique, dans la Sarthe et le Finistère, ce qui a permis de mettre la main sur d’autres armes.
Une information judiciaire ouverte
Le Trélazéen a été présenté au parquet d’Angers dans la foulée de son interpellation. Il a été mis en examen, pour trafic d’armes, et est actuellement sous contrôle judiciaire. Une information judiciaire a été ouverte.
 

vendredi 12 avril 2013

Meurtre d'Alexandre Junca : la vie des suspects passée à la loupe

Les investigations s’enchaînent depuis la mise en examen et l’incarcération de quatre personnes, le week-end dernier, dans le cadre de l’enquête sur le meurtre d’Alexandre Junca, cet adolescent de 13 ans disparu en juin 2011 dans le centre de Pau dont le corps démembré a été retrouvé dans le gave, quatre mois plus tard. Les enquêteurs de la police judiciaire cherchent toujours des éléments permettant de déterminer qui a fait quoi, quand et comment, un seul des suspects, Mickaël Baehrel, un marginal de 27 ans étant passé aux aveux.
Hier, au lendemain d’une nouvelle perquisition menée dans la maison de Claude Ducos, à Cabidos (1), la PJ s’est ainsi discrètement invitée dans l’ancien domicile de Mike Bonnet. Cet homme de 26 ans, en détention provisoire depuis samedi à la prison de Bayonne, vivait, à l’époque des faits, au 10, de la rue de Solférino, à Pau. L’endroit a été fouillé pendant une partie de la journée. Peu après midi, des policiers quittaient les lieux les bras chargés de sacs. De source proche de l’affaire, cette perquisition n’aurait toutefois pas apporté de nouvel élément déterminant pour l’instant.

« Ces opérations, qui seront suivies d’autres, constituent des étapes procédurales et s’inscrivent dans la nouvelle phase prise par l’enquête depuis l’identification de quatre suspects. Les enquêteurs grattent sur le terrain et travaillent sur l’environnement de chacun des mis en examen. Les deux juges d’instruction chargées de ce dossier les réentendront prochainement », explique le procureur de Pau, Jean-Christophe Muller.
Étrange valse de voitures
Si les recherches sur Mike Bonnet ne semblent pas avoir débouché sur une avancée significative, celles effectuées sur Claude Ducos mettent au jour des éléments particulièrement troublants. L’étau paraît se resserrer autour de ce retraité de 74 ans au profil a priori très différent des autres mis en examen. « C’est un homme solitaire, un chasseur, qui entretenait des relations avec les jeunes marginaux de Pau au profil homosexuel et avait une relation tarifée avec Mickaël Baehrel », rappelle le procureur. La justice le soupçonne d’avoir aidé le jeune marginal à faire disparaître le corps d’Alexandre. Mardi, sa voiture, une Peugeot 605 a ainsi été saisie. Un véhicule très intrigant.
En effet, à l’époque de la disparition d’Alexandre, Claude Ducos possédait un modèle équivalent qu’il a fait détruire tout en conservant les plaques d’immatriculation. Lesquelles ont été posées sur sa nouvelle 605. « Nous avons découvert qu’il s’est débarrassé de sa première voiture avec un grand luxe de précautions à une période suspecte, c’est-à-dire postérieure au 17 juin 2011 », indique le procureur. Or, des éléments liés à la localisation des mis en examen prouveraient que cette date est le moment où le corps de l’enfant a été jeté dans le gave de Pau, au niveau de la rue Amédée-Roussille. En outre, Claude Ducos était le seul à avoir une voiture parmi les quatre suspects.
Afin de faire la lumière sur la soudaine et étrange destruction de cette première voiture, deux hommes travaillant dans une casse automobile ont été interpellés mardi et placés en garde à vue. Ils ont finalement été remis en liberté hier matin. « Aucune charge d’aucune nature n’a été retenue contre eux », précise le chef du parquet de Pau.

http://www.sudouest.fr/2013/04/11/suspects-a-la-loupe-1021166-4344.php

jeudi 11 avril 2013

Albi. Un corps aperçu dans le Tarn

Un corps flottant dans le Tarn a été aperçu hier en milieu d'après-midi, dans le secteur de la Renaudié. Ce sont des baskets de couleur blanche qui ont attiré l'attention de deux témoins qui ont prévenu la police. Les pompiers du groupe «plongée sauvetage aquatique» ont mis une embarcation à l'eau à la zone de loisirs de Cantepau, remontant la rivière sur plusieurs centaines de mètres. La police a mobilisé des patrouilles sur les berges mais à 19 heures, aucun corps n'avait été repéré. Le dispositif a donc été levé. Pour autant, l'affaire est prise très au sérieux d'autant qu'un habitant de Saint-Juéry a signalé la disparition de son épouse, plus tôt dans la journée.

http://www.ladepeche.fr/article/2013/04/11/1603234-albi-un-corps-apercu-dans-le-tarn.html

Le gang des voleurs à la disqueuse thermique avait sévi à Auch

On l’appelle le gang des voleurs à la disqueuse thermique. Même si dans la cité auscitaine, il n’aurait pas agi à l’aide de cet outil, c’est en découpant les rideaux métalliques des boutiques que ses membres auraient accompli la plupart de leurs méfaits. Lundi, douze personnes ont été mises en examen pour « vols aggravés en bande organisée » dans l’Hérault et six d’entre elles ont été écrouées alors que les six autres ont été placées sous contrôle judiciaire. Parmi elles se trouvent les suspects de la tentative de cambriolage de la boutique Orange de l’avenue des Pyrénées à Auch.
La section de recherches de la gendarmerie de Montpellier et l’office central de lutte contre la délinquance itinérante (OCLDI) ont pu remonter la trace de ces individus après plus de quatre mois d’enquête. Les gendarmes les ont interpellés, pour la plupart dans un campement de gens du voyage.

Lors des perquisitions, les militaires ont saisi 313 téléphones, des lecteurs MP3 et des tablettes ainsi que plusieurs milliers d’euros en liquide. Originaires des régions lyonnaise et montpelliéraine, ils avaient sévi dans tout le Grand Sud-Ouest, notamment dans l’Hérault, l’Aveyron, la Haute-Garonne, le Lot, la Corrèze et les Deux-Sèvres en passant par Langon, Mont-de-Marsan et donc Auch. « Les gendarmes de l’OCLDI ont fait un travail minutieux et ont pu remonter l’équipe de cambrioleurs, jusqu’à l’interpellation de ces douze personnes, précise Brice Robin, le procureur de la République à Montpellier. Ils intervenaient cagoulés et la plupart du temps, ils découpaient le rideau métallique à la disqueuse thermique. »
Durant la même période, plusieurs autres magasins auscitains avaient été victimes de cambriolages et braquages. Toutefois, il ne semble pas que les enquêteurs aient établi un lien entre ces différentes affaires.

http://www.sudouest.fr/2013/04/10/le-gang-des-voleurs-a-la-disqueuse-thermique-avait-sevi-a-auch-1019828-2277.php

mercredi 10 avril 2013

Agenais : un élu et son fils surpris dans une déchetterie alors fermée au public

Dans le débat sur la moralisation de la vie politique qui agite la Nation toujours incommodée par les remugles de l’affaire Cahuzac, les faits suivants pourront être soumis à une double interprétation : soit objet de sourire, soit sujet de désespoir. Et même si ceux-là sont très loin d’avoir la gravité des délits attribués à l’ancien ministre du Budget, reconnaissons, c’est la moindre des choses, qu’ils en sont presque aussi pathétiques.

Samedi soir dernier donc, un élu de l’est Agenais a été surpris dans une fâcheuse posture par les gendarmes qui se refusent depuis à confirmer l’information. Cet élu, positionné à gauche sur l’échiquier départemental, accompagnait son fils dans une déchetterie à une heure de fermeture au public pour récupérer des objets mis au rebut, principalement de la ferraille.

Une clé soi disant égarée

Le fils de l’intéressé se trouvait dans un véhicule à proximité duquel se tenait l’élu quand la patrouille est arrivée. Selon nos informations, ce dernier aurait alors tenté de jouer la carte de l’intimidation avant de revenir vers une position plus conciliante, expliquant s’être rendu à la déchetterie dans le cadre d’une surveillance décidée suite à une succession de vols.

Problème toutefois, pour ouvrir le site verrouillé, l’homme aurait fait usage d’une clé dont il est censé ne plus être en possession, pour l’avoir égarée, d’après des dires antérieurs. Les gendarmes ont ouvert une enquête pour tentative de vol visant pour l’instant le fils de l’édile. Son statut dans ce dossier pourrait toutefois évoluer au fil des investigations.

Plusieurs voyages ?

Car selon des témoignages fournis par des voisins de la déchetterie, les deux mis en cause n’en seraient pas à leur première incursion dans ces bennes gorgées de matières premières et rachetées à bon prix par les récupérateurs de métaux.

Des déclarations que la justice va se charger de confirmer. À brûle- pourpoint, l’élu aurait indiqué faire ponctuellement profiter la collectivité de ses récupérations illicites. Jusqu’ici vierge de toute condamnation, il devrait être prochainement entendu par les services d’enquête pour s’expliquer.


http://www.sudouest.fr/2013/04/10/agenais-47-l-elu-et-son-fils-surpris-dans-une-dechetterie-1019789-3603.php

jeudi 4 avril 2013

Le trésorier de campagne de Hollande possèderait deux sociétés aux îles Caïmans

Après le scandale Jérôme Cahuzac, François Hollande est de nouveau dans la tourmente. Selon Le Monde, son trésorier de campagne possède deux sociétés offshore dans les îles Caïmans, via son holding financier Eurane.
Interrogé par le quotidien du soir, Jean-Jacques Augier, 59 ans, énarque et ancien membre de la promotion Voltaire comme le président de la République, se défend d'avoir un compte bancaire personnel ou quelque investissement personnel dans le paradis fiscal des Caraïbes. Cette figure de l'édition, qui a récemment racheté le magazine Têtu, affirme avoir investi dans la société International Bookstores Limited en 2005 "par l'intermédiaire de la filiale d'Eurane en Chine, Capital Concorde Limited, un holding qui gère toutes (s)es affaires chinoises. [...] L'investissement dans International Bookstores apparaît au bilan de cette filiale. Rien n'est illégal", ajoute-t-il.
Le Point rappelle que ce collaborateur d'André Rousselet, un proche de François Mitterrand, a affrêté le jet privé qui, le 6 mai dernier, a ramener François Hollande de Tulle à Paris.

http://www.ladepeche.fr/article/2013/04/04/1598367-un-proche-de-hollande-possede-deux-societes-aux-iles-caimans.html

jeudi 28 mars 2013

Menaces/Gentil : des lettres signées IFO

La lettre reçue hier au Palais de Justice de Bordeaux par le juge d'instruction Jean-Michel Gentil est signée d'un groupe se baptisant "IFO", "Interaction des forces de l'ordre Paris-Melun-Rouen-Caen-Cherbourg-Rennes", et l'accuse de faire partie d'un "groupuscule de juges rouges", a-t-on appris aujourd'hui de source proche du dossier.

De source proche de
l'enquête, d'autres lettres signées de ce groupe ont été envoyées, et les enquêteurs s'employaient aujourd'hui à en établir la liste.

Sans citer ce sigle, une autre personnalité ayant été destinataire d'une lettre du même genre, le journaliste
Jean-Pierre Elkabbach, a indiqué jeudi que le courrier, ainsi qu'un autre adressé à son confrère de i-TELE Michaël Darmon, proviendraient "du même groupe".

La lettre reçue à Bordeaux est adressée à "M. Gentil, du Syndicat de la magistrature, fondé en mai 1968, groupuscule de juges rouges révolutionnaires, social-soviétiques, totalitaires, enragés et engagés politiquement", alors que M. Gentil n'est pas membre de ce syndicat de magistrats situé à gauche.


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/03/28/97001-20130328FILWWW00525-lettres-de-menaces-signees-ifo.php

On lui reproche de ne pas avoir respecté "l'objectivité et la neutralité dans la fonction confiée", d'avoir "franchi l'irréparable" en étant "conditionné par (son) idéologie, héritée de la terreur et de la privation des libertés".

"Certes, vous êtes physiquement bien protégé, poursuit l'auteur, nous ne sommes pas en mesure d'intervenir dans le sud ouest". "Qu'à cela ne tienne, menace le courrier, l'un des vôtres va disparaître dans un secteur géographiquement plus proche et beaucoup moins risqué", et "payer de sa vie votre volonté discrétionnaire de déstabilisation du pays par votre assujettissement à la gauche totalitaire soixante-huitarde".

La lettre le menace de devoir "finir comme (ses) tristes prédécesseurs, lorsque nous aurons pu vous atteindre personnellement, ou à défaut un membre de votre entourage".
"Les cartouches jointes sont à blanc en attendant de monter nos interventions", remarque l'auteur, concluant "Gentil et Elkabbach, même combat pour la liberté républicaine contre la lutte des classes avec une certaine idée de la France". Ils sont qualifiés au passage de "salopards".

Dans une note en post-scriptum, l'auteur, dans un style se voulant très policier, signale aux "BR" (brigades de recherches), à "la Scientif" (la police scientifique) et aux "labos", que le courrier a été rédigé et expédié de telle sorte qu'il ne soit pas possible d'y trouver des indices comme des traces ADN ou sa provenance, rendant ainsi impossible de "loger (repérer, ndlr) quiconque".


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/03/28/97001-20130328FILWWW00525-lettres-de-menaces-signees-ifo.php

samedi 3 septembre 2011

Mayotte: corps d'un bébé violée trouvé

Le corps violé d'une fillette de 22 mois a été retrouvé cette semaine dans un fossé à Mayotte, a annoncé aujourd'hui Véronique Compan, vice-procureur au tribunal de première instance. La magistrate a qualifié l'affaire d'"exceptionnelle et de particulièrement grave" au regard de la violence des faits commi.

"Les résultats de l'autopsie permettent de confirmer la thèse qui était un petit peu déjà, celle des enquêteurs puisqu'on bascule sur une enquête criminelle dans la mesure où cette petite fille a été victime de violences sexuelles et de violences corporelles", a déclaré Mme Compan. "Un certain nombre d'hématomes ont été retrouvés sur son corps ce qui laisse penser qu'effectivement, elle a été violentée et ensuite projetée au fond de la fosse", a-t-elle ajouté. Elle a précisé que, selon les précisions du médecin légiste, les violences sexuelles ont été faites avant la mort.

"Les causes du décès proviennent des multiples coups que la fillette a reçus, et notamment la fracture du crâne qui a été découverte", a poursuivi Mme Compan avant d'ajouter que "les enquêteurs attendent aussi les résultats des analyses des prélèvements effectués sur le corps". "On verra la qualification qui sera donnée aux faits", a-t-elle dit. "Vraisemblablement, cette enquête fera l'objet de l'ouverture d'une information judiciaire pour que continue la procédure afin d'identifier l'auteur du crime", a-t-elle ajouté. Aucune piste n'est privilégiée par les enquêteurs.

Les enquêteurs exploitent par ailleurs les données du téléphone portable du père de la fillette. Celui-ci a déclaré que son téléphone avait été dérobé la nuit du drame, puis rapporté aux gendarmes par un jeune du quartier. La magistrate a souhaité attendre la suite des investigations pour livrer des informations complémentaires à ce sujet. Elle a donné son accord pour que le corps soit rendu à la famille afin de procéder aux obsèques.

Le petite fille vivait à Combani (centre de Mayotte) avec son père et sa soeur depuis la séparation des parents. C'est en se réveillant mercredi à l'aube que le père a constaté sa disparition. "On l'a enlevé pendant que je dormais à côté d'elle. Je me suis mis à la chercher dans toute la maison, sans succès. J'ai ensuite découvert que la porte de la chambre était ouverte. J'étais pris de panique, je suis sorti de la maison pour alerter la famille et les voisins. Au bout de deux heures de recherche, un voisin, un adolescent de 16 ans, a fait la découverte macabre dans le fossé situé dans une maison en construction à 100 mètres du domicile familial", a raconté le père. Le corps dénudé de la fillette était dans une fosse de 2,70 mètres de profondeur.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/09/03/97001-20110903FILWWW00477-mayotte-corps-d-un-bebe-violee-trouve.php

mardi 6 juillet 2010

L'ex-comptable de Bettencourt parle de sommes versées à Woerth

L'ex-comptable d'André et Liliane Bettencourt affirme au site d'information Mediapart que le couple de milliardaires a régulièrement financé, via des enveloppes contenant des espèces, des personnalités de la droite française, dont Nicolas Sarkozy.

Elle évoque notamment un épisode remontant à mars 2007, mettant en scène Eric Woerth, aujourd'hui ministre du Travail. Celui-ci, alors trésorier de l'UMP, se serait vu remettre, via le gestionnaire de fortune Patrice de Maistre, une somme de 150.000 euros destinée à la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.

Ces nouvelles accusations surviennent alors qu'une enquête sur la fraude fiscale présumée de Liliane Bettencourt, héritière de L'Oréal et femme la plus riche de France, ainsi que sur le couple Woerth est envisagée par le procureur de Nanterre (Hauts-de-Seine).

Le procureur Philippe Courroye entend toutefois mener d'abord à bien une première enquête, portant sur les enregistrements clandestins de Liliane Bettencourt, réalisés par un employé en 2009.
http://www.lepoint.fr/l-ex-comptable-de-bettencourt-parle-de-sommes-versees-a-woerth-06-07-2010-1211359_19.php

lundi 5 juillet 2010

Vers une enquête pour blanchiment visant Liliane Bettencourt

Le gouvernement français ne fera pas obstacle à une enquête pour blanchiment de fraude fiscale visant l'héritière de L'Oréal Liliane Bettencourt, a déclaré la ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie.

Le procureur de Nanterre, Philippe Courroye, prépare cette enquête sur la base notamment des enregistrements clandestins des propos du gestionnaire de fortune de la femme la plus riche de France, qui est au coeur d'un vif débat qui éclabousse le gouvernement en période de crise.

"Le parquet le peut", a dit Michèle Alliot-Marie sur Europe 1. "Il est évident que je n'y mets pas d'obstacle."

L'enquête du parquet sera basée sur les enregistrements clandestins rendus publics à l'occasion du procès du photographe François-Marie Banier, soupçonné par la fille de la milliardaire d'avoir abusé de la "faiblesse" présumée de sa mère pour obtenir d'elle des dons d'environ un milliard d'euros.

Le gestionnaire de la fortune de Liliane Bettencourt, Patrice de Maistre, y parle de comptes en Suisse. Ces comptes contiennent environ 80 millions d'euros.

Le tribunal de Nanterre (Hauts-de-Seine) a décidé jeudi de reporter le procès de François-Marie Banier pour un supplément d'information. Mais le parquet a fait appel pour bloquer cette nouvelle enquête sur les enregistrements pirates, décision prise indépendamment, a dit Michèle Alliot-Marie.

L'héritière de L'Oréal a aussi reconnu dans un communiqué avoir des biens à l'étranger, dont des comptes en Suisse, et annoncé qu'elle allait rapatrier ces biens en France.

"Nous avons beaucoup d'affaires à l'étranger. Evidemment, on a des affaires, on a des immeubles", a-t-elle déclaré dans un entretien diffusé vendredi soir par TF1.

"UNE FRAUDE VISIBLEMENT BIEN ORGANISÉE"

Michèle Alliot-Marie a estimé qu'il fallait sévir.

"Ce qui s'est passé, semble-t-il, c'est que parmi les gens qui étaient autour d'elle, certains avaient organisé une fraude visiblement bien organisée puisqu'elle a échappé au contrôle normal qui est effectué par les services fiscaux", a-t-elle dit.

Cette affaire a provoqué une tourmente politico-médiatique, le ministre du Travail Eric Woerth, qui était ministre du Budget et donc à la tête des services de contrôle fiscaux jusqu'en mars 2009, étant soupçonné de conflit d'intérêt dans ce dossier.

Son épouse Florence Woerth, qui travaillait chez Clymène, gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, a récemment démissionné après la publication des enregistrements.

Dans son édition de vendredi, La Tribune de Genève cite un banquier suisse anonyme qui affirme qu'elle avait ses habitudes à Genève, où elle gérait les comptes de l'héritière de L'Oréal.

L'entourage d'Eric Woerth a réagi vendredi en estimant que des banquiers suisses cherchaient à "régler leurs comptes" avec un ministre qui s'était illustré, lorsqu'il était au Budget, dans la lutte contre l'évasion fiscale.

Eric Woerth avait médiatisé la découverte de 3.000 exilés fiscaux en Suisse grâce à une liste dérobée par un employé de la banque HSBC.

Michèle Alliot-Marie a également démenti que Liliane Bettencourt n'ait plus fait l'objet d'un contrôle fiscal depuis 15 ans, comme l'affirme le site internet Mediapart.

"Mme Bettencourt (était), comme tous les très gros contribuables français, soumise régulièrement à des contrôles", a-t-elle expliqué. "En ce qui concerne les très gros contribuables, vous avez systématiquement des contrôles tous les trois ans."

http://www.lepoint.fr/vers-une-enquete-pour-blanchiment-visant-liliane-bettencourt-04-07-2010-1210852_19.php

dimanche 4 juillet 2010

Quand la Cour des comptes déplorait l'inégalité des contrôles fiscaux

Les contribuables ne sont pas toujours égaux devant les contrôles fiscaux censés débusquer les fraudeurs, estimait la Cour des comptes dans son dernier rapport annuel, publié en février, bien avant la polémique suscitée par l'affaire Bettencourt
Les magistrats de la rue Cambon déploraient notamment que le contrôle fiscal vise en priorité le "rendement financier" et la "répression des fraudes", au détriment de sa "finalité dissuasive" censée inciter l'ensemble des contribuables au "civisme fiscal".

Un biais qui rendrait de fait les vérifications "plus inégales": certains secteurs d'activité, certaines catégories de contribuables, certaines "niches" et certains impôts sont moins contrôlés que d'autres, "parce que c'est plus difficile et moins immédiatement rentable en termes budgétaire ou répressif".

"La politique du contrôle fiscal n'est pas marquée du sceau de l'équité et d'une volonté acharnée d'aller porter le fer là où ça fait mal", avait résumé à l'époque le premier président par intérim de la Cour, Alain Pichon, relevant que l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) et la fiscalité locale étaient "souvent délaissés".



Différences de traitement troublantes

Le rapport citait à l'appui des différences de traitement troublantes entre particuliers. Dans un des cas examinés, un contribuable ayant déduit une pension alimentaire de 1.000 euros s'est vu demander les copies de tous les relevés bancaires justifiant son paiement. Mais dans un autre cas, le contribuable a obtenu une réduction d'impôt de 23.000 euros pour un investissement outre-mer sur la seule foi d'une attestation, non signée, émanant du gérant d'une société des Antilles "sur laquelle le vérificateur n'a cherché aucune information", s'étonne la Cour.

Même disparités dans l'application de la "majoration de 40% pour mauvaise foi ou manquement délibéré", qui marque la frontière entre des erreurs involontaires et la fraude fiscale intentionnelle. Elle est parfois ramenée à 10 ou 20% par voie de transaction, sans raison claire. Et "aucune pénalité n'a été appliquée à un joueur de football qui a déposé sa déclaration en omettant les 138.000 euros versés par son club", s'étonnent les magistrats.

Ces derniers soulignent également la "faiblesse" des contrôles sur les niches fiscales, dont certaines présentent pourtant "d'importants risques d'irrégularités".

Quant à l'ISF, le rapport souligne la grande difficulté de dépister d'éventuelles fraudes ou anomalies quand les agents vérificateurs ne disposent pas d'outils fiables pour évaluer correctement un patrimoine.

Résultat: les redressements au titre de l'ISF (273 millions d'euros, soit 6,5% de son produit en 2008) résultent essentiellement de la relance de contribuables qui ont omis de déposer une déclaration, et très peu du contrôle des valeurs effectivement déclarées.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20100702.OBS6575/quand-la-cour-des-comptes-deplorait-l-inegalite-des-controles-fiscaux.html