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dimanche 19 février 2012

Cartlon: DSK entendu mardi (presse)

Dominique Strauss-Kahn sera entendu mardi par la police dans l'affaire dite du Carlton, indiquent aujourd'hui La Voix du Nord, Le Journal du dimanche et BFMTV. L'ancien directeur du FMI, qui réclamait cette audition, sera placé sous le régime de la garde à vue, qui pourrait durer 48 heures, précise La Voix du Nord.

Cité dans cette affaire de proxénétisme mettant en cause des responsables d'hôtels lillois, des chefs d'entreprise et des membres de la police lilloise, DSK risque des poursuites pour pour complicité de proxénétisme et recel ou complicité d'abus de biens sociaux, pour avoir bénéficié des faveurs de prostituées payées par des sociétés. Ces prostituées auraient rencontré DSK et d'autres clients dans trois hôtels lillois, dont le Carlton de Lille, mais également à Paris et à Washington

Huit personnes, dont le patron de l'hôtel Carlton et son chargé de relations publiques, un avocat, l'ancien patron de la Sûreté départementale du Nord, un responsable d'une filiale d'Eiffage et le patron d'une entreprise de matériel médical, ont pour l'instant été mises en examen dans cette information judiciaire ouverte à Lille pour "proxénétisme aggravé, blanchiment, escroquerie, abus de biens social et association de malfaiteurs".
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/02/18/97001-20120218FILWWW00348-cartlon-dsk-entendu-mardi-presse.php

samedi 21 janvier 2012

C'est DSK qui était visé à travers moi », assure Dodo la Saumure

Le patron de maisons closes en Belgique Dominique Alderweireld, alias Dodo la saumure, estime que sa mise en cause dans l'affaire de prostitution du Carlton de Lille visait à nuire à Dominique Strauss-Kahn avant l'élection présidentielle en France.

« Celui qui est visé ce n'est pas tellement moi, c'est plutôt DSK. Il est vrai que cela arrange bien les magistrats que DSK puisse connaître Dodo la Saumure alors que ce n'est pas du tout le cas », a déclaré Dominique Alderweireld. « Complot, ce n'est peut-être pas le terme mais disons que cela arrange bien des gens. Il est certain que DSK ne tient pas ses affaires. Il part favori aux primaires socialistes, il a beaucoup de chances de se faire élire président de la république. Alors à qui profite le crime? », s'interroge Dominique Alderweireld, qui a repris la gestion de ses « bars à filles » en Belgique, malgré un procès qui l'attend à Tournai (ouest) le 1er mars.
Ce Français de 63 ans a été remis en liberté sans condition le 10 janvier, après trois trois mois de détention préventive en Belgique, où la justice l'accuse de « tenue de maisons de débauche ». Il a également été entendu en tant que témoins en décembre par la police judiciaire de Lille, qui enquête sur une affaire de proxénétisme dans plusieurs hôtels de luxe de la métropole du nord. Dominique Alderweireld, soupçonné d'avoir fourni des « filles » à ce réseau - ce qu'il dément -, n'a pas été mis en examen dans ce dossier où sont cités les noms de patrons d'hôtel, d'hommes d'affaires et de policiers du Nord, mais aussi celui de l'ancien directeur du FMI Dominique Strauss-Kahn. L'enquête, qui aurait sans doute éclaboussé la campagne si DSK avait été investi par le Parti socialiste français, dessine le portrait d'un patron du FMI menant une vie cloisonnée, entre responsabilités politiques et parties fines en compagnie de prostituées.
>>> Libre, Béa, la compagne de Dodo la Saumure, se confie : « C'est à ce moment-là que DSK m'a dit : "C'est toi que je veux !" »

« J'aurais bien aimé le connaître »


Dodo réaffirme n'avoir jamais rencontré DSK. « Mais j'aurais bien aimé le connaître. Parce que c'est quand même un personnage intéressant, c'est un homme politique connu », explique celui qui affirme avoir pris goût au pouvoir en étant « conseiller du président de la Côte d'Ivoire » il y a 25 ans. Pour Dominique Alderweireld, qui dit également connaître « presque tout le monde à Lille », dont de nombreux policiers, « ce qui se passait là, des affaires comme celle du Carlton, il y en a une par jour dans toutes les grandes villes » de France. S'il redit n'avoir « jamais fourni de filles » à DSK ou à ses amis du Nord, Dominique Alderweireld reconnaît toutefois que David Roquet, ancien directeur d'une filiale du groupe de BTP Eiffage, mis en examen en France pour proxénétisme, « est venu chercher deux filles, dont (son) amie (Béatrice Legrain) pour aller déjeuner avec DSK » à Paris. « Mais les filles sont absolument libres. Si elles sortent d'ici à 18 h 00, elle peut faire un client à 18H30, ce n'est pas mon problème », assure Dodo.
http://www.lavoixdunord.fr/Region/actualite/Secteur_Region/2012/01/20/article_c-est-dsk-qui-etait-vise-a-travers-moi-assure-dod.shtml

mardi 17 janvier 2012

Affaire du Carlton : les filles témoignent, DSK en garde à vue ?

La semaine dernière, Le Point publiait un article édifiant sur les pratiques sexuelles de DSK et sur l’affaire du Carlton de Lille. On y apprenait notamment que Dominique Strauss Kahn pourrait être mis en garde à vue dans le cadre de cette enquête. Retour sur des révélations chocs.
Pour commencer, comme il est désormais de coutume avec DSK, le journal propose quelques détails scabreux sur les histoires d’amour vécues par notre bon socialiste. Extraits choisis d’un nouvel article éloquent :
« Elles sont dix et leur point commun est d’avoir entretenu des relations sexuelles tarifées avec Dominique Strauss-Kahn lorsqu’il était encore à la tête du Fonds monétaire international. Elles s’appellent Jade, Florence, Marie-Anne, Aurélie, Mounia… », explique ainsi Le Point avant de décrire comment Fabrice Paszkowski avait organisé une partouze pour DSK avec 4 femmes à l’hôtel Murano, à Paris, en février 2011.
« Anne-Marie S., une escort girl belge récemment identifiée, a fait part de ses états d’âme sur P-V aux policiers belges et français. La prostituée qui a participé à une partie fine tarifée à l’hôtel W de Washington, début 2010, s’est plainte d’avoir subi une relation sexuelle brutale avec DSK alors que David Roquet, co-organisateur du voyage et directeur d’une filiale de l’entreprise de BTP Eiffage, lui tenait les poignets. Une prestation pour laquelle l’escort girl aurait dit ne pas être consentante et qui se serait déroulée, selon elle, sous les yeux du commissaire divisionnaire Jean-Christophe Lagarde, l’ancien patron de la sûreté urbaine de Lille, mis en examen dans l’affaire du Carlton pour « proxénétisme aggravé en bande organisée et recel d’abus de biens sociaux ». « J’ai été payée pour venir, mais pas pour subir ça. L’escorting pour moi, ce n’est pas ça. J’ai toujours eu affaire à des gentlemen ».
« Mounia, une ex-prostituée française de 37 ans ayant participé à une partie fine avec DSK au printemps 2010, à l’hôtel Murano, à Paris, avait déjà décrit des « rapports brutaux »".
« La propre compagne de Dodo la Saumure, s’était également plainte d’un rapport brutal dans les toilettes de L’Aventure. »
« Dans ces soirées, toutes les filles passaient par DSK. »
Si tous ces éléments en disent long sur l’agresseur sexuel du PS (c’est la justice française qui le dit), une phrase de l’article moins choquante est toutefois plus instructive :
« Proxénétisme, recel d’abus de biens sociaux…, les deux magistrats essaient de réunir sur ces deux points le maximum d’éléments avant l’audition de l’ancien patron du FMI, qui pourrait avoir lieu, selon nos informations, sous le régime de la garde à vue, et non sous celle de l’audition directe. »
DSK bientôt mis en garde à vue par la justice française ? Que vont dire les défenseurs de la théorie du complot ?
http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=carlton%20dsk&source=newssearch&cd=2&ved=0CDcQqQIwAQ&url=http%3A%2F%2F24heuresactu.com%2F2012%2F01%2F16%2Faffaire-du-carlton-les-filles-temoignent-dsk-en-garde-a-vue%2F&ei=DC4UT6b6H4fusgbi7Zg8&usg=AFQjCNE4GLgjt48xiM-gMuifu1yOj7e3Vg&sig2=183r2QQINp9JjDbJCOiDDA

vendredi 13 janvier 2012

Affaire du Carlton : «Dodo la Saumure» se défend

C'est un nom, et un surnom, qui sont régulièrement cités dans l'affaire dite du Carlton de Lille. Dominique Alderweireld, alias «Dodo la Saumure», est sorti mardi de la prison d'Ypres, en Belgique, où il était incarcéré depuis le 1er octobre pour une autre affaire de proxénétisme. 
Dans une interview accordée au Parisien – Aujourd'hui en France, début décembre
, ce Français, propriétaire de plusieurs établissements de prostitution en Belgique, avait déjà affirmé ne pas connaître Dominique Strauss-Kahn. Depuis mardi et sa sortie de prison, il répète régulièrement qu'il n'avait pas de liens avec l'ancien patron du FMI. « J'aurais aimé le rencontrer mais je ne l'ai jamais rencontré », expliquait-il ainsi jeudi matin sur RTL.

Comme il l'avait déjà fait, il s'est également justifié sur la possible présence aux côtés de Dominique Strauss-Kahn de filles travaillant pour lui. « Il y a une femme qui a suivi DSK à Washington. Une seule. Les filles sont indépendantes. Elles passent chez moi un mois, deux mois, trois mois et puis elles font leur vie. Quand elles connaissent un bon client, elles le suivent et moi je ne peux pas les empêcher [...] Je n'ai pas, comme on l'a dit, 15 bars mais 5 clubs. Ça doit représenter une trentaine de filles et je ne les connais pas toutes. Et elles sont tout à fait indépendantes, elles font comme elles veulent. », a t-il également confié à la radio.

«Dodo la Saumure» : « L'affaire du Carlton, ce n'est pas une affaire »

«Dodo la Saumure» a également nié le fait que sa compagne et associée ait eu un rapport avec DSK dans un restaurant parisien. « Ma compagne a déjeuné avec DSK mais ils n'ont jamais eu de rapport. Ce qui a été raconté concernant le soi-disant
, c'est que DSK, qui comme tout le monde sait a une addiction au sexe, est descendu (aux toilettes, ,Ndlr) derrière ma compagne et elle l'a remis à sa place. Mais il n'y a jamais eu de violences, ni de viol, ni même de rapport».

Plus largement, «Dodo» a évoqué
le dossier Carlton dans son ensemble. « L'affaire du Carlton, ce n'est pas une affaire », a t-il estimé. « C'est un réseau d'amis... Un réseau, ce n'est même pas le terme. Ce sont des amis qui fréquentent des milieux d'affaires, qui connaissent des prostituées et qui en ont fait profiter Strauss-Kahn. C'était des relations d'amitié qui auraient peut-être, je dis bien peut-être, pu profiter plus tard si Strauss Kahn avait été élu ».

En décembre dernier, il avait déclaré aux policiers enquêtant sur l'affaire de l'
Carlton de Lille qu'il n'avait «jamais fourni de prostituées» en , selon ses avocats.http://www.leparisien.fr/dsk-la-chute/affaire-du-carlton-dodo-la-saumure-se-defend-12-01-2012-1808074.php

mardi 6 décembre 2011

D'ici à janvier, Dominique Strauss-Kahn exposé aux rumeurs et autres « complots » ?

Initialement prévue pour la semaine à venir, l'audition à Lille de Dominique Strauss-Kahn est reportée à janvier, selon nos sources. DSK, qui a demandé à plusieurs reprises à s'expliquer face aux juges, devra ronger son frein. Le temps que ceux-ci alourdissent son dossier : avec des expertises, mais aussi certains témoignages.

Les juges d'instruction voudraient faire parler le téléphone de Fabrice Paszkowski : les experts ont besoin d'un délai supplémentaire pour passer au crible le portable avec lequel l'ex-patron du FMI et son ami du Pas-de-Calais, chef d'une entreprise de matériel paramédical, auraient correspondu par textos pour organiser leurs virées coquines et tarifées internationales.
Des SMS - nombreux - qui pourraient être considérés par les magistrats comme autant d'incitations à la prostitution et conduire à des poursuites pour proxénétisme ou complicité de proxénétisme. Via son biographe Michel Taubman (Affaires DSK, la contre-enquête), DSK reconnaît les soirées libertines mais déclare : « La prostitution, le proxénétisme, je les ai en horreur. » Prouver qu'il savait ses aventures rémunérées peut s'avérer difficile. Mais les juges lillois recueilleraient aussi certains témoignages - autre raison pour laquelle ils ont besoin de temps : son comportement directif, voire violent, à l'égard de « conquêtes » d'un soir pourrait le trahir, remettant sévèrement en cause la théorie d'un Don Juan invétéré... « Violeur, Dominique Strauss-Kahn ? Voilà une terrible calomnie » : la question, sous la plume de Taubman dans sa précédente biographie autorisée (Le Roman vrai de DSK), plane depuis les affaires Banon et Diallo... DSK ne devrait donc être entendu à Lille qu'en janvier, longuement, plutôt sous le régime de la garde à vue - face aux enquêteurs de la PJ - que sous le statut de témoin assisté (« La Voix » du 26 novembre). Si les charges retenues contre lui étaient estimées suffisantes, il pourrait être mis en examen.

Bois de Boulogne

En attendant, rumeurs et autres théories du complot semblent avoir le champ libre. Après « Dodo la Saumure », proxénète dont le nom est cité dans l'affaire du Carlton, s'érigeant depuis sa prison d'Ypres en spécialiste - DSK ne pouvait ignorer que les filles lors des soirées étaient rémunérées, « à moins qu'il ne soit vraiment naïf » -, c'est Claude Guéant qui, hier, a mis le feu aux poudres. Le ministre de l'Intérieur a confirmé au Journal du dimanche la rumeur selon laquelle DSK aurait fait l'objet d'un contrôle de routine au bois de Boulogne (haut lieu de la prostitution parisienne) en 2006 - soit peu avant la présidentielle de 2007... « Mensonge », « tentative de diversion », « acharnement », a rétorqué le clan DSK. Car si la thèse du complot du Sofitel soutenue par un journaliste américain semble écornée, les proches de DSK maintiennent que celui-ci était « espionné ».
En 2003, Le Nouvel Observateur, dans un dossier sur la sexualité, évoquait la présence d'un « ministre » dans un club échangiste. L'ouvrage Sexus Politicus soulignait pudiquement en 2006 que DSK « dînait » dans un club échangiste. Aujourd'hui DSK fait la une des magazines et le dos des kiosques. La fin d'un tabou ?

Sans surprise, un arrêté paru hier au « Journal officiel » confirme que Jean-Claude Menault, ex-patron de la police du Nord, muté à Paris sans pot de départ, « est admis à faire valoir ses droits à la retraite pour limite d'âge à compter du 1er février ».
http://www.lavoixdunord.fr/Region/actualite/Secteur_Region/2011/12/05/article_d-ici-a-janvier-dominique-strauss-kahn-e.shtml

dimanche 4 décembre 2011

. Carlton de Lille : l'audition de DSK reportée en janvier

L'ancien directeur général du Fonds monétaire international devait être entendu début décembre. Mais son audition a été annulée et finalement reportée au mois de janvier. La juge a décidé d'attendre le retour, plus long que prévu, des expertises du téléphone de Fabrice Paszkowski.
Comme l'avait révélé Le Point, Fabrice Paszkowski avait oublié son téléphone portable lors d'une partie fine tarifée organisée au Murano en février 2011. Un mobile que Dominique Strass-Kahn avait récupéré et emporté avec lui aux États-Unis. C'est en tout cas ce qu'a expliqué le chef d'entreprise sur P-V aux policiers. Celui-ci a affirmé qu'il avait récupéré son téléphone le 13 mai 2011 seulement, à Washington, lors d'un autre rendez-vous coquin tarifé. Entre-temps, DSK et l'entrepreneur, à la tête d'une société de vente de matériel paramédical, ont beaucoup correspondu...
Lors de son arrestation, Fabrice Paszkowski a spontanément remis aux policiers deux mobiles. Le premier est celui avec lequel il correspondait avec DSK ; le second, le fameux téléphone égaré, qui a été utilisé durant trois mois par DSK. La puce de ce dernier mobile a été réinitialisée par Fabrice Paszkowski dès son arrivée en France, le 14 mai. Le jour de l'arrestation de DSK à New York dans l'affaire du Sofitel, l'entrepreneur a ainsi effacé la trace de ses échanges avec le directeur du FMI. Ce sont ces échanges que l'expert, mandaté par la justice, essaie de retrouver. Il tente de faire parler la mémoire de la carte SIM de ce téléphone, dont les données informatiques sont conservées par l'opérateur de téléphonie. Car, même détruite, dans certains cas, la puce d'un téléphone mobile peut dévoiler ses petits secrets... Mais ce travail prend du temps...
Retrouvez notre dossier sur l'affaire Carlton de Lille
http://www.lepoint.fr/societe/exclusif-carlton-de-lille-l-audition-de-dsk-reportee-en-janvier-03-12-2011-1403330_23.php

samedi 26 novembre 2011

Fabrice Paszkowski, l'homme par qui DSK est arrivé

Au départ, c'est un gamin de Carvin, en plein coeur du bassin minier, fils d'immigrés polonais à l'oeil vif et à la bouille ronde. À l'arrivée, il est l'homme par qui Dominique Strauss-Kahn est entré dans cette histoire, mis en examen et placé en détention depuis un peu plus d'un mois pour proxénétisme aggravé. « Une histoire de fous », dit-il. Une histoire toute simple, en fait.

Que peut-on faire de sa vie, quand on a des idées, de l'énergie à revendre, une sacrée faim de vivre et pour tout bagage deux années de droit et deux autres de pharmacie ?
Fabrice Paszkowski, même pas trente ans, se lance dans la commercialisation de matériel médical avec un de ses amis, Miguel Mellick, fils de l'ancien maire de Béthune.
C'est la bonne idée, ça. Le commerce, c'est fait pour les hommes de contact, ceux qui ont le bagou et l'ambition d'avancer, comme on dit.
Mais bientôt, l'association avec l'ami béthunois se fragilise. Alors, le jeune Paszkowski, qui s'est piqué au jeu, trouve d'autres associés pour créer Médicalis Pro, en 1998, puis Médicalis, l'année suivante. La première a été radiée en 2010, mais entre-temps est née Viamédical, en 2007. Entre Béthune et Lens, ces sociétés emploieront une quinzaine de personnes, avec pour activité annoncée le « commerce de détail d'articles médicaux et orthopédiques en magasin spécialisé ».
Et on dirait que ça marche, puisque ses revenus, d'après un de ses proches, tournent autour de 25 000 euros par mois. « Il a un statut de commercial indépendant et décroche de gros contrats, comme cette vente de défibrillateurs à Eiffage, pour 80 000 E. Mais en revenu net, après impôts, son salaire c'est un peu moins de 10 000 E. » Riche, Paszkowski ? « Sûrement pas ! C'est un type qui brûle tout ce qu'il a. » Un type de quarante-quatre ans qui mord dans la vie.
Et depuis l'an 2000, il mord de plus belle. Cette année-là, Jacques Mellick prépare sa campagne pour les municipales, à Béthune, qu'il rêve de reconquérir.
Fabrice Paskowski, l'ami de ses fils, vit alors avec une jeune femme dont une amie connaît... Dominique Strauss-Kahn. « Je peux faire venir DSK », décrète-t-il. Et il le fait.

« Ça l'éclate ! »

L'histoire dit que c'est en voiture, alors qu'il va chercher à la gare l'ancien ministre de l'Économie de Lionel Jospin, que les deux hommes se lient d'amitié. Paszkowski ne sera jamais carté au Parti socialiste, mais il y tisse un réseau de relations solides et variées.
Lors d'une de ses visites à Lille, DSK l'invite chez un couple de notables, pour une soirée libertine. Ce n'est pas son truc, mais il comprend que son ami en a l'habitude et le goût. Dans son sillage, il côtoie le showbiz et « ça l'éclate », disent ses amis. Michou, l'homme des nuits parisiennes, Jean-Claude Vandamme, Renaud et tant d'autres deviennent ses copains. Il a un don pour les copains.
Et il est fidèle, avec ça. Strauss-Kahn parti à Washington, il continue de le rencontrer, de faire le voyage pour ça, s'il le faut, à Paris ou à Washington, régulièrement relancé par son prestigieux ami.
Et c'est là qu'il franchit la ligne jaune, sans même s'en apercevoir, sans doute. Pour rendre service, être agréable ou rester dans les petits papiers du directeur du FMI, il demande à des copains lillois, membres d'autres réseaux, s'ils connaissent des filles. Quand il leur dit qui il s'agit d'aller rencontrer, Jean-Christophe Lagarde, chef de la sûreté urbaine de Lille, et David Roquet, patron d'une filiale d'Eiffage, n'hésitent pas. D'autant qu'ils connaissent le truculent René Kojfer, l'homme au carnet d'adresses coquines à rallonge. Pour la loi, cela s'appelle « inciter ou favoriser la prostitution ». Mais ça, Paszkowski ne le sait pas.
Voilà comment DSK arrive dans ce pêle-mêle un peu nébuleux que les policiers découvriront lors d'écoutes téléphoniques destinées à faire tomber un bête réseau de prostitution qu'ils croient circonscrit entre Tournai et Lille. L'affaire du Carlton n'a plus rien à voir avec le Carlton.

Un type qui bosse

Il jure qu'il n'est jamais allé ni à Vienne ni à Madrid avec DSK. À Paris, à Washington, « il y allait pour trois raisons, dit encore un proche : se marrer, se faire mousser auprès de ses copains, surtout les flics, et aussi travailler. De Washington, il a ramené un système d'administration de médicaments par dose qui n'existait pas encore en France. C'est pour ça qu'il a payé une part de son déplacement sur sa société.
Il ne faut pas croire, c'est un type qui bosse : il a même créé la première pharmacie centrale. » Un type qui bosse, qui s'amuse, qui s'éclate. Juste un peu trop.
http://www.lavoixdunord.fr/Region/actualite/Secteur_Region/2011/11/25/article_fabrice-paszkowski-l-homme-parqui-dsk-es.shtml

vendredi 18 novembre 2011

Les femmes lèvent le voile sur l’affaire du Carlton

L’affaire dite du Carlton commence par une série de renseignements parvenus début 2011 à la police judiciaire de Lille (Nord). Selon ces informations, le responsable des relations publiques de l’Hôtel des Tours, à Lille, proposerait à des hommes possédant de « bonnes références » les services de jeunes femmes en vue de relations sexuelles tarifées.
La dénonciation livre trois numéros de portables. L’un d’eux s’avère être celui de René Kojfer, présenté comme le proxénète présumé, et ceux de deux des filles du réseau. Le 2 février dernier, une enquête préliminaire est ouverte.

Neuf mois plus tard, cette affaire de proxénétisme instruite par trois magistrats a déjà fait tomber huit personnes, dont un avocat lillois, un policier haut gradé et deux chefs d’entreprise de la région. Un dossier explosif dans lequel a surgi le nom de Dominique Strauss-Kahn, cité comme client assidu.


Seules quelques-unes des nombreuses filles ont été entendues. Parmi elles, Mounia, 38 ans, et Florence, 30 ans, deux femmes au parcours distinct, qui, sans se connaître, ont ont eu des relations tarifées avec DSK. L’ex-patron du FMI demande, lui, avec insistance à être entendu. Que risque-t-il ? Il pourrait avoir à s’expliquer sur sa connaissance du financement de plusieurs voyages de prostituées et le paiement de ces prestations par des entreprises. En sollicitant régulièrement des filles, comme l’ont révélé des échanges de textos, DSK aurait pu, selon certains proches du dossier, favorisé l’exercice de la prostitution.

http://www.leparisien.fr/dsk-la-chute/les-femmes-levent-le-voile-sur-l-affaire-du-carlton-17-11-2011-1724677.php