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mardi 22 février 2011

Suivez les événements dans le monde arabe en direct ce mardi: 8h40: La répression en Libye a fait au moins 300 morts selon la FIDH

Les manifestations antigouvernementales continuent, en Libye, au Bahreïn et au Yémen...
8h58: Pas de péril pour l'approvisionnement en pétrole, selon Besson
La crise libyenne ne menace pas pour l'instant l'approvisionnement de la France en pétrole, a déclaré ce mardi le ministre français de l'Energie Eric Besson sur RTL. La violence en Libye, gros exportateur de pétrole, a fait bondir les cours du brut.




8h54: Réunion d'urgence de la Ligue arabe sur la Libye
La Ligue arabe se réunira en urgence ce mardi pour faire le point sur la situation en Libye. La réunion se tiendra au niveau des ambassadeurs et aura lieu à 17h00 (16 heure, heure de Paris), a indiqué la Ligue.




8h52: Les ambassadeurs libyens quittent le navire
L'ancien ambassadeur de Libye en Inde, Ali Essaoui, a indiqué que les ambassadeurs de Libye en Chine, en Pologne, en Tunisie, à la Ligue arabe et aux Etats-Unis avaient quitté leur poste et il a dit s'attendre à d'autres démissions de diplomates si la répression se poursuivait.


8h50: Des mercenaires africains opèrent en Libye
L'ancien ambassadeur de Libye en Inde a affirmé mardi qu'ils y réprimaient les manifestations antigouvernementales, ce qui a incité des militaires à se ranger du côté de l'opposition. Les militaires «ne supportent pas de voir des étrangers tuer des Libyens. Ils se sont ralliés au peuple», a-t-il ajouté. Le diplomate a précisé tenir ces informations de sources en Libye.
Ali Essaoui a également déclaré que l'armée de l'air avait bombardé la population à Tripoli, comme l'ont affirmé lundi plusieurs témoins. «Les Libyens ne peuvent rien faire contre les avions de chasse. Nous appelons la communauté internationale à sauver les Libyens», a-t-il ajouté.




8h40: La répression en Libye a fait au moins 300 morts selon la FIDH
La répression des manifestations hostiles au régime de Mouammar Kadhafi a fait de 300 à 400 morts au moins en Libye, selon Patrick Baudoin, président d'honneur de la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH), qui a dit tenir cette information de la Ligue libyenne des droits de l'homme.




8h30: L'Egypte va renforcer ses effectifs à la frontière libyenne
L'armée égyptienne va renforcer ses effectifs à la frontière avec la Libye et ouvrir le passage de Salloum pour permettre l'accueil en Egypte de personnes malades ou blessées, a déclaré ce mardi une source militaire.




8h: La Chine espère le retour de la «stabilité sociale» en Libye
La Chine est préoccupée par la situation en Libye et espère voir le pays «restaurer la stabilité sociale et la normalité», a déclaré le ministère chinois des Affaires étrangères. Pékin demande à Tripoli d'enquêter sur les incidents ayant visé des entreprises ou des ressortissants chinois dans le pays, a ajouté le porte-parole du ministère.




7h: L'armée de l'air a bombardé Tripoli, selon un diplomate libyen
L'ambassadeur de Libye en Inde, qui a démissionné pour protester contre la répression sanglante des manifestations anti-gouvernementales, a rapporté ce mardi que l'armée de l'air avait bombardé la population à Tripoli.
«Je lance un appel aux cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies. Il est temps maintenant d'être juste et honnête afin de protéger le peuple libyen», a indiqué à Reuters l'ambassadeur libyen Ali Essaoui à New Dehli.


6h: Deux navires de guerre iraniens passent le canal de Suez
La frégate et le navire-ravitailleu se dirigent vers la mer Méditerranée, a annoncé un responsable du canal. «Ils ont franchi le canal à 05h45», a encore indiqué le responsable. Ce sont les deux premiers bâtiments de guerre iraniens à franchir le canal, qui relie la mer Rouge à la Méditerranée, depuis la révolution islamique de 1979.
Le Conseil suprême des forces armées, qui exerce le pouvoir en Egypte depuis la démission du président Hosni Moubarak, a autorisé le passage des deux navires. Israël, qui considère la République islamique comme une menace majeure pour leur pays, a fait savoir qu'il considérait cette initiative «avec gravité».


Suivez les évènement en direct en cliquant sur ce lien... http://www.20minutes.fr/article/674327/monde-suivez-evenements-monde-arabe-direct-mardi-8h40-repression-libye-fait-moins-300-morts-selon-fidh

dimanche 20 février 2011

Révoltes dans le monde arabe : les jeunes Marocains appellent à manifester

Des émeutes ont continué samedi de secouer des régimes autoritaires du monde arabe, avec des dizaines de morts dans la répression policière en Libye, l'occupation par des milliers de Bahreïnis du centre de la capitale et des manifestations violentes au Yémen et à Djibouti.
Au Maghreb, la contestation s'est poursuivie en Algérie, l'un des pays où est né le mouvement de révolte qui a chassé du pouvoir le président Zine El Abidine Ben Ali, le 14 janvier en Tunisie, et Hosni Moubarak, le 11 février en Egypte. Ce dimanche, ce sont les Marocains qui sont appelés à descendre dans la rue.


> MAROC. Appels à manifester ce dimanche


Des manifestations pacifiques pour réclamer au roi du Maroc une «large réforme politique» sont prévues ce dimanche dans plusieurs villes du royaume, à la suite d'un appel lancé récemment sur Facebook par des jeunes. Cet appel n'est pas relayé par la plupart des partis et syndicats. Des ONG comme l'Association marocaine des droits humains (AMDH) et le Forum vérité et justice (FVJ), ainsi que des journalistes «indépendants» ont adhéré jeudi à ce mouvement et appelé à «l'adoption d'une constitution démocratique». La jeunesse du mouvement islamiste Justice et Bienfaisance a invité les Mrocains à manifester «pacifiquement». Mais l'Istiqlal (le parti du Premier ministre Abbas El Fassi) et le parti islamiste Justice et développement (PJD, opposition représentée au Parlement) se sont ouvertement prononcés contre l'appel à manifester.


Vendredi soir, des manifestants ont lancé des pierres contre un commissariat de police et endommagé une agence de distribution d'eau et d'électricité à Tanger (nord du Maroc), pour protester contre des tarifs jugés excessifs.


En Algérie, des centaines de personnes ont tenté samedi de se rassembler dans la capitale aux cris d'«Algérie libre et démocratique» et «Pouvoir assassin». Elles ont été repoussées par d'importantes forces de sécurité. Une dizaine de manifestants ont été blessés, dont deux grièvement, selon la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD)
http://www.leparisien.fr/crise-egypte/revoltes-dans-le-monde-arabe-les-jeunes-marocains-appellent-a-manifester-20-02-2011-1323661.php

Une journée de révoltes intense dans le monde arabe

MONDE - 20minutes.fr fait le point sur la situation dans les différents pays arabes...
En Libye, Mouammar Kadhafi, au pouvoir depuis 40 ans, fait face à un mouvement de contestation sans précédent, notamment dans l'est du pays. Samedi matin, l'organisation Human Rights Watch estimait à 84 le nombre de personnes tuées par le régime durant les trois jours de manifestations. Depuis d'autres estimations vont jusqu'à plus de 100 morts. Et l'AFP décompte au moins 41 morts dans la nuit de vendredi à samedi. Face à la ferme condamnation de cette répression par l'Union Européenne, le secrétaire-général du ministre des Affaires étrangères libyen a convoqué l'ambassadeur de Hongrie (actuellement à la présidence tournante du Conseil des Vingt-Sept) pour lui signifier son mécontentement. Seul le président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, a déclaré à la presse qu'il entendait «ne pas déranger» le dictateur. Alors que l'opposition lui demandait de prendre position, il s'est dit préoccupé par la situation, mais que celle-ci était «en constante évolution, donc je ne me permettrais pas de déranger qui que ce soir» a-t-il affirmé.


Au Yémen, le pays le plus pauvre du monde arabe, la journée a également été violente. Les soutiens du gouvernement ont ouvert le feu sur des manifestants s'opposant au président Ali Abdullah Saleh - dont le mandat dure depuis 31 ans. Il y a eu au moins un mort, qui s'ajoute aux cinq de la veille. C'est la première fois depuis le début des révoltes yéménites que les manifestants anti-gouvernementaux faisaient usage d'armes à feu - fusils d'assaut et pistolets - pour riposter. «Dégage! Dégage!», scandaient un millier de manifestants à l'adresse du chef de l'Etat, faisant écho au reste des cris du monde arabe.


A Bahrein: l'armée s'est retirée samedi dans l'après-midi, alors que les manifestants prenaient possession de la place de la Perle à Manama, épicentre de la contestation contre le régime de Bahreïn. Le prince a ainsi ébauché une volonté d'apaisement en demandant aux forces de l'ordre de se retirer. Le gouvernement a ensuite annoncé dans l'après-midi qu'il avait ouvert un dialogue avec les groupes d'opposition qui réclament des réformes dans le petit royaume insulaire du Golfe. «Un processus de dialogue bahreïni a débuté entre le prince héritier et les groupements politiques», fait savoir l'office de l'information dans un message diffusé sur Twitter.


En Algérie, une marche samedi a été marquée par l'omniprésence des forces de l'ordre. Des policiers, en tenues anti-émeutes, ont dispersé dans le centre d'Alger un demi-millier de manifestants qui voulaient organiser un défilé au départ de la place du 1er-Mai. A 14h00, les manifestants se sont finalement dispersés, sans incidents signalés, et la circulation est redevenue normale dans le secteur. «Si les autorités sont vraiment démocratiques, pourquoi ne pas autoriser cette marche?», s'interrogeait une manifestante. Les policiers ont aussi interpellé Belaïd Abrika, figure de l'opposition qui fait campagne pour les droits des Kabyles.


En Tunisie, où le chef d'Etat Ben Ali est tombé, premier du monde arabe, des manifestants s'étaient rassemblés pour demander le départ de l'ambassadeur de France, Boris Boillon. Le nouvel ambassadeur de France a finalement présenté samedi soir des excuses publiques pour s'être montré cassant avec des journalistes lors d'une récente conférence de presse. «Je dis que je suis désolé (...) Je regrette mes paroles, j'ai été stupide», a déclaré le diplomate à la télévision nationale tunisienne.


En Egypte enfin, où Hosni Moubarak n'est plus au pouvoir, cédant à la suite de Ben Ali, le Premier ministre Ahmed Chafik a annoncé que 222 prisonniers politiques allaient être libérés, en notant que seuls quelques-uns avaient été arrêtés durant le soulèvement populaire qui a entraîné la chute de l'ancien président. Selon l'agence officielle Mena, Chafik a estimé à 487 le nombre des détenus politiques encore dans les prisons du pays. Des groupes de défense des droits de l'homme affirment que des milliers d'Egyptiens ont été emprisonnés sans être inculpés aux termes des lois d'exception et que beaucoup d'entre eux peuvent être considérés comme des prisonniers politiques.


http://www.20minutes.fr/article/673239/monde-une-journee-revoltes-intense-monde-arabe

samedi 19 février 2011

LIVE - Après la Libye, Bahrein et le Yémen, la situation se tend également au Koweit...
En Libye:


Le dirigeant libyen, Mouammar Kadhafi, au pouvoir depuis 40 ans, fait face à un mouvement de contestation sans précédent dans l'est du pays qui a d'ores et dejà fait plus de quatre-vingt morts et plusieurs blessés, selon un nouveau bilan de Human Right Watch.


L'ONG, basée à New York, a fait état d'au moins 35 morts vendredi à Benghazi, selon des sources venant des hôpitaux et des témoins, ce qui porte à 84 selon son décompte le nombre de personnes tuées ces trois deniers jours en Libye.


A Benghazi, deuxième ville du pays, située à l'est du golfe de Syrte, des milliers de Libyens ont manifesté au terme d'une «journée de colère» visant à protester contre la mort d'une vingtaine de manifestants tombés sous les balles des forces de sécurité depuis la veille.


Au Bahrein:


Le principal bloc d'opposition chiite de Barheïn, le Wefaq, a rejeté samedi l'offre de dialogue national lancée la veille par le roi sunnite Hamad bin Isa al Khalifa pour tenter de résoudre la crise politique qui a fait six morts et des centaines de blessés.


«Nous ne sentons pas une véritable volonté de nouer le dialogue étant donné la présence de l'armée dans les rues», a déclaré à Reuters Ibrahim Mattar, membre du Wefaq qui a quitté le parlement jeudi.


Au Koweit:


Au moins trente personnes ont été blessées vendredi au Koweït après des heurts entre les forces de l'ordre et des apatrides arabes réclamant la citoyenneté koweitienne, ont indiqué samedi des sources proches des services de maintien de l'ordre.


La manifestation qui s'est déroulée à Jahra, au nord-ouest de la capitale Koweït, est la première à secouer le pays pétrolier depuis les révolutions tunisienne et égyptienne.


Au Yémen:


Des accrochages ont opposé vendredi au Yémen les forces de sécurité à des foules de manifestants qui exigeaient dans plusieurs villes la fin du régime du préside ... lire la suite de l'article et le live sur 20minutes.fr.... http://www.20minutes.fr/article/673079/monde-suivez-evenements-samedi-monde-arabe-plus-80-morts-libye-pretre-polonais-assassine-tunis



http://20min.fr/a/673079

mardi 19 octobre 2010

Liliane Bettencourt a remis son prix «Intelligence de la main»

Très souriante et détendue, Liliane Bettencourt a présidé lundi soir à Paris la remise du prix 2010 «Intelligence de la main» qui porte son nom, pour le rayonnement des métiers d'art. C'était la première fois que l'héritière de L'Oréal apparaissait en public depuis le début du contentieux qui l'oppose à sa fille, Françoise Meyers-Bettencourt, qui n'était pas présente.


Doté de 100 000 euros, le prix Liliane Bettencourt pour l'Intelligence de la main, a été remis cette année à un sculpteur sur bois d'Etampes, Julian Schwarz, et pour une œuvre commune à un céramiste de Vallauris, Claude Aïello, et au désigner parisien Mathieu Lehanneur.


Liliane Bettencourt : «Le plus important, c'est l'audace»


«On pourrait se tourner en arrière mais je préfère regarder l'avenir et aider nos artisans a être encore plus créatifs (...) Parce que le plus important, c'est l'audace, le mouvement. C'est la vie !», a déclaré, en lisant un texte, Liliane Bettencourt, veste rouge sur un pantalon de flanelle grise, au cours d'une courte allocution.


L'ancien ministre de la Culture Renaud Donnedieu de Vabres, assis au coté de l'héritière de l'Oréal, et l'historien des religions et mécène Odon Vallet comptaient parmi les 400 invités de cette cérémonie organisée au musée des Arts Premiers, quai Branly, dont la milliardaire est l'un des donateurs.


La milliardaire a échangé quelques mots avec une trentaine d'invités qui sont venus la saluer à sa place, et s'est entretenue aussi avec ses plus proches voisins, commentant notamment la remise de prix entrecoupée de tableaux de danse contemporaine. Son homme de confiance, Patrice de Maistre, a remis sur scène les prix aux lauréats en tant que directeur général de la Fondation Bettencourt-Schueller créée en 1987 par la milliardaire.


http://www.leparisien.fr/affaire-bettencourt/liliane-bettencourt-a-remis-son-prix-intelligence-de-la-main-18-10-2010-1114750.php

mercredi 13 octobre 2010

CHILI - Florencio Avalos, premier mineur libéré

Bravo ! Bravo!" Il est exactement minuit et 11 minutes à la mine de San José (5 h 11 à Paris) : Florencio Avalos surgit des entrailles de la Terre dans un énorme nuage de vapeur. "La mine accouche pour la première fois", pour reprendre la métaphore du ministre chilien de la Santé, Jaime Mañalich. Florencio Avalos, contremaître de 31 ans, semble en pleine forme sous son casque d'ouvrier blanc et derrière ses lunettes de soleil qui bloque tous les ultra-violets. Sur son uniforme, ses 32 collègues bloqués avec lui dans la mine depuis le 5 août ont griffonné plusieurs messages d'encouragement. Florencio Avalos embrasse son jeune fils, puis sa femme Monica, dans un tonnerre d'applaudissements des secouristes. Son jeune frère Renan n'est, hélas, pas là pour le recevoir. Et pour cause : il est encore prisonnier au fond du gisement.


Devant les caméras, le président chilien Sebastián Piñera étreint longuement le premier mineur, et lui murmure quelques mots à l'oreille. Le sauvetage avait débuté une heure plus tôt, vers 23 h 20. Manuel Gonzalez, premier secouriste à descendre, disparaît alors dans la nacelle Fénix, peinte aux couleurs rouge, blanc et bleu du drapeau chilien. Sous les cris de "Chi-Chi-Chi Chile !" et quelques applaudissements timides. Florencio Avalos a été choisi pour être le premier à sortir par les médecins et les ingénieurs en raison de son mélange de jeunesse et d'expérience. "Il représente désormais le courage de tous les Chiliens", affirme Sebastián Piñera.


Telenovela


Car depuis leur célèbre message en majuscules rouges du 22 août - "Nous allons bien dans le refuge, les 33" -, les "otages" du gisement se sont convertis en superstars. Qui n'a pas vibré au rythme de leur histoire ? Qui ne s'est pas passionné des avancées de la Strata 950 ou de la Schramm T-130, immenses machines de perforation des plans de sauvetage A et B ? Du pape Benoît XVI, qui leur a envoyé des chapelets, aux joueurs du Real Madrid, qui leur ont dédicacé des maillots, la planète entière s'est informée régulièrement de leur sort.


L'odyssée des "33", comme ils se surnomment eux-mêmes, contient tous les ingrédients d'une passionnante telenovela (série TV) latino-américaine : le drame, tout d'abord, suite à l'effondrement d'une partie de la mine où ils travaillaient le 5 août ; l'espoir, ensuite, quand le monde apprend qu'ils sont en vie ; enfin, un suspense euphorique entretenu jusqu'au bout du sauvetage. Avant de recevoir vivres et médicaments via des capsules de métal et l'intérêt des médias du monde entier pour le sauvetage le plus profond de l'histoire (624 mètres), les 33 mineurs ont pourtant dû patienter. Au total, ils ont tenu 17 jours sans le soutien de personne dans leur prison souterraine. Ils ont maigri d'une dizaine de kilos et survécu grâce à une organisation minutieuse et à raison d'un demi-verre de lait et de deux bouchées de thon tous les deux jours.


Dévotion et humour


En surface, leurs proches ont aussi passé des heures bien difficiles. "Quelques jours après l'accident, nous n'étions qu'une poignée de proches à dormir à même la roche", se souvient Lilianette Ramirez, épouse du mineur Mario Gomez. Puis, jour après jour, le campement Esperanza (espoir), aux abords de la mine, s'est organisé. Le gouvernement a monté des tentes de l'armée, tandis que la ville de Copiapó donnait matelas, couvertures et nourriture aux familles. Les journalistes - une cinquantaine jusqu'à la fin août - affluent en quelques semaines de toute la planète : Paris, Washington, Pékin... Ils sont désormais 2.000 reporters en provenance de 36 pays distincts à guetter la sortie des "naufragés de la Terre", pour 800 parents et amis.


Catholiques ou évangélistes, les mineurs et leurs familles puisent dans leur foi des forces pour tenir le coup. Les statuettes et images de la Vierge et de San Lorenzo, saint patron des mineurs, invitent à la dévotion à chaque recoin du campement "Espoir". L'humour est aussi l'un des meilleurs moyens pour garder le moral. "Ta femme a des orgasmes avec tes messages", s'amuse Alejandro dans une lettre à son frère, qui répond du tac au tac : "Prépare les saucisses sur le barbecue, c'est ma femme qui paie !" La fin du percement du puits d'évacuation par la Schramm T-130, dans la nuit de vendredi à samedi dernier, a précipité le sauvetage des 33 mineurs, initialement prévu "d'ici à décembre". Il ne reste désormais qu'à espérer la sortie des autres mineurs et des secouristes descendus les aider. Luis Alberto Urzua, alias "Don Lucho", sera, en bon capitaine, le dernier mineur à quitter le fond.
http://www.lepoint.fr/monde/chili-florencio-avalos-premier-mineur-libere-13-10-2010-1248489_24.ph

lundi 11 octobre 2010

Niger: la femme otage française est atteinte d'un cancer

La seule femme, une Française, parmi les sept personnes - dont cinq Français - enlevées au Niger par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et détenues au Mali, souffre d'un cancer, a appris dimanche l'AFP auprès d'un intermédiaire nigérien. "Je reviens de chez les ravisseurs dans le désert où j'ai rencontré deux représentants du groupe qui les détient : l'otage française est malade et ne peut plus rester longtemps sans soins", a déclaré un des intermédiaires nigériens, interrogé par téléphone satellitaire. Cet intermédiaire s'est rendu dans la région de Timétrine, dans le nord-est du Mali, près de la frontière algérienne, où les otages sont détenus.
Egalement interrogé par l'AFP, l'entourage d'un Malien qui joue le rôle de médiateur, a confirmé cette information en affirmant que "la femme française est malade. On nous a dit qu'elle a été soignée peu de temps avant son enlèvement, mais elle mérite un suivi". Cette femme, Françoise Larribe, épouse d'un des cinq Français enlevés dans la nuit du 15 au 16 septembre sur le site d'une mine d'uranium du groupe français Areva à Arlit (nord du Niger), a subi une chimiothérapie peu de temps avant son enlèvement, selon ces sources.


Pas encore de revendication


L'intermédiaire nigérien assure par ailleurs que "les ravisseurs sont ouverts à toute négociation, affirment qu'il feront bientôt connaître leurs revendications, mais que le sort des otages est entre les mains de toutes les tendances d'Aqmi". "Les ravisseurs ont affirmé que les otages sont en vie et bien traités", a ajouté l'intermédiaire qui dit "travailler pour aider son pays à participer à la recherche d'une solution".


Aqmi avait renvendiqué le 21 septembre l'enlèvement cinq jours plus tôt de cinq Français, d'un Togolais et d'un Malgache, pour la plupart collaborateurs du groupe Areva et d'un de ses sous-traitants, à leur domicile d'Arlit. Neuf jours plus tard, le 30 septembre, la branche maghrébine d'Al-Qaïda avait diffusé une photo des sept otages, accompagnée d'un enregistrement audio. L'image les montrait assis sur le sable dans le désert, avec debout derrière eux des hommes en armes. Un seul de ces hommes, assis à côté des otages, n'avait pas le visage masqué. Depuis la publication de cette preuve de vie, le gouvernement français n'a officiellement reçu aucune revendication de la part des ravisseurs.
http://lci.tf1.fr/monde/afrique/2010-10/niger-la-femme-otage-francaise-est-atteinte-d-un-cancer-6094692.html

dimanche 10 octobre 2010

Mais où se trouve l'épouse du dissident prix Nobel de la Paix ?

L'épouse du dissident chinois Liu Xiaobo, lauréat du prix Nobel de la Paix 2010, est injoignable. Liu Xia a disparu, accompagnée de policiers vendredi soir, peu après avoir appris que son mari avait été désigné Nobel de la Paix.
Elle n'a pas pu être jointe par ses avocats depuis.


«Nous n'avons pas pu la joindre, nous ne savons pas où elle est», a indiqué à l'AFP Ding Xikui, avocat du dissident emprisonné. «Nous sommes inquiets pour sa sécurité. Nous pensons que la police l'a amenée voir son mari, mais nous n'avons aucun moyen de le confirmer», a-t-il ajouté.


Vendredi soir, peu après l'annonce, Liu Xia avait indiqué à l'AFP être en présence de policiers qui lui avaient dit qu'ils allaient l'emmener dans la province du Liaoning (nord-est), où est emprisonné son mari, afin qu'elle puisse lui annoncer la nouvelle de son prix. Le Centre d'Information des droits de l'homme et de la démocratie, basé à Hong Kong, avait indiqué samedi que Liu Xia était arrivée dans la province du Liaoning (nord-est de la Chine) et qu'elle devait voir son mari dimanche matin.


La prison ne répond pas


Mais depuis, aucune nouvelle ne parvient. Les routes menant à la prison de Jinzhou sont bloquées par la police, qui ne laisse passer que les responsables officiels ou les résidents de la zone. Et la prison ne répond pas aux appels téléphoniques.


Le prix Nobel de la paix 2010 a été attribué vendredi à Liu Xiaobo «pour ses efforts durables et non violents en faveur des droits de l'Homme en Chine», selon le comité Nobel norvégien. Gréviste de la faim pendant les événements de Tienamnen, Liu Xiaobo, 54 ans, purge une peine de 11 ans de prison après avoir été l'un des auteurs de la «Charte 08», qui réclamait une Chine démocratique. Il a été condamné pour «subversion du pouvoir de l'Etat».
http://www.leparisien.fr/international/mais-ou-se-trouve-l-epouse-du-dissident-prix-nobel-de-la-paix-10-10-2010-1103438.php

lundi 27 septembre 2010

Iran : un blogueur risque la peine de mort

Hossein Derakhshan, un Irano-Canadien de 35 ans, surnommé le Blogfather (père des blogueurs) iranien, risque la mort. C’est la peine qu’a requise contre lui, le 19 septembre, le procureur de la Cour révolutionnaire de Téhéran, pour « coopération avec des Etats ennemis, propagande contre le régime islamique, promotion de groupes antirévolutionnaires, insulte à des personnages saints et lancement de sites vulgaires et obscènes ».




« La situation est urgente et dramatique, lance la Française Sandrine Murcia, sa compagne qui vit à Paris. Hossein n’a commis aucun crime et n’a rien fait d’illégal, mais seulement son métier de journaliste et de blogueur. Il n’a rien à faire en prison, encore moins à être menacé de mort. »


L’itinéraire de Hoder, c’est le nom sous lequel Hossein signe ses blogs, explique sans doute la sévérité des réquisitions de la justice iranienne. Ayant quitté l’Iran en 2001, le journaliste a connu un succès fulgurant avec son « guide d’utilisation du blog persan », à destination de ses compatriotes. En un mois à peine, plus de 100 blogs en persan sont créés. Aujourd’hui, il en existe des dizaines de milliers, ce qui fait de l’Iran l’un des pays ayant le plus grand nombre de carnets de bord sur Internet. Des espaces de liberté dans un pays très verrouillé. Collaborant à de nombreux titres étrangers prestigieux, Hossein Derakhshan a surtout commis le « crime » de se rendre à deux reprises, en 2006, en Israël, pays interdit à tout ressortissant iranien. Il voulait, a-t-il dit « mener un dialogue entre les peuples iranien et israélien ».


De retour en Iran en novembre 2008, Hossein Derakhshan est arrêté dans la maison familiale à Téhéran. Il est depuis au confinement solitaire à la prison politique d’Evin, où il serait victime de pressions visant à le forcer à des aveux.
http://www.leparisien.fr/international/iran-un-blogueur-risque-la-peine-de-mort-27-09-2010-1084225.php

Les taxis dans le collimateur de la police

La France compte près de 52.000 taxis répartis dans l’Hexagone, dont 17.000 à Paris. Pour combattre les agissements de certains chauffeurs peu scrupuleux, la police des taxis patrouille en permanence dans la capitale, de jour comme de nuit. On les appelle les « Boers ». Une brigade presque unique au monde. Face à l’augmentation des délits et des taxis clandestins, la patrouille a procédé à un important renforcement de ses effectifs. Elle compte aujourd’hui 70 agents alors qu’ils n’étaient que 12 il y a deux ans. Et 15 hommes supplémentaires seront bientôt opérationnels à l’aéroport Roissy – Charles-de-Gaulle.


Dans la ville la plus touristique du monde, la clientèle ne manque pas. Les arnaques non plus. Plus de 2.000 contraventions ont été délivrées cette année à l’encontre des taxis parisiens, en hausse de 11 % par rapport à l’an dernier. La police a ainsi enregistré une augmentation des délits de l’ordre de 20 % depuis janvier. Les voyageurs venus de province et les touristes étrangers représentent une proie de choix pour certains taxis indélicats : « Ils ne connaissent ni la ville ni la tarification en vigueur, certains chauffeurs n’hésitent pas à les escroquer », affirme Anne-Laure, membre des Boers. « Les clients font généralement confiance aux chauffeurs. Certains en profitent pour les abuser, mais la pratique reste marginale », nuance Jean-Claude Françon, président de la Fédération nationale des taxis indépendants.


Un phénomène qui se développe
Il est 15 heures. L’équipe des Boers s’élance à vive allure dans les interminables artères parisiennes. Ils opèrent en civil, incognito, principalement dans les lieux très fréquentés de la capitale, aux abords des hôtels, des gares et des aéroports. L’œil averti, la brigade est sur le qui-vive. Ils seraient près de 200 taxis clandestins à œuvrer dans la capitale, selon la police des taxis, et plus de mille selon un syndicat. Le phénomène semble pour le moment toucher principalement la capitale mais se développe également en province.


Leur tactique : racoler les clients et leur proposer des prestations « arrangeantes ». Les taxis clandestins n’ont aucun signe distinctif, ni luminaire, ni horodateur. Ce sont généralement des véhicules de « type camionnette », capables d’accueillir jusqu’à 10 personnes et propose des « forfaits » en fonction de la distance à parcourir. « Ils accostent les groupes de voyageurs en leur expliquant qu’ils payeront beaucoup moins chers qu’en prenant deux taxis », rapporte un agent de police. Mais prouver l’activité clandestine d’un taxi n’est pas une mince affaire. « Il faut le prendre en flagrant délit, indique le brigadier-chef Thierry, de la police des taxis parisiens. Ce qui nécessite parfois plusieurs heures de filature. »


Certains en font leur activité principale, quand d’autres assurent des fins de mois difficiles. « Il y en a même qui se sont reconvertis dans la pratique clandestine, confie un conducteur de taxi. Ils ont rapidement compris qu’il y avait de l’argent à se faire. » Pour autant, ces derniers encourent 15.000 € d’amende et jusqu’à un an de prison.


Refus de prise en charge
Il est 16 heures. Soudain, un taxi descend en trombe l’avenue Voltaire, snobant au passage une dizaine de clients lui faisant signe de s’arrêter. « C’est une infraction, prévient le brigadier Anne-Laure. Les taxis ont l’obligation de répondre à l’appel d’un client. » Le chauffeur est interpellé quelques dizaines de mètres plus loin et écope d’une contravention de 60 €. « Toutes les infractions sont signalées à une commission de discipline des taxis qui délivre des sanctions plus sévères », explique le brigadier-chef Thierry. Les peines encourues vont alors du rappel à la loi à la confiscation du véhicule. Elles peuvent éventuellement être assorties d’une peine d’emprisonnement. »


Travail dissimulé
Il est 20 heures. Un taxi arpente le boulevard Voltaire en dehors de ses heures de service. Pourtant, son luminaire est allumé, indiquant qu’il est en activité. Le conducteur prétend avoir déposé ses derniers clients depuis peu et avoir oublié de l’éteindre. Il écope d’une amende de 60 €. La commission de discipline le convoquera prochainement pour lui infliger une sanction administrative. « S’il est récidiviste, la sanction peut être très lourde », confie l’agent. Le chauffeur, un brin provocateur, reconnaît que la présence des Boers se fait davantage sentir qu’auparavant : « Lorsqu’ils étaient une dizaine, ils étaient facilement repérés. Aujourd’hui c’est plus compliqué ! » La nuit tombée, le travail d’investigation de la brigade ne s’arrête pas pour autant.


Taxis-motos
Il est 23 heures, la patrouille a prévu une « opération » à la gare de Lyon. « Certains chauffeurs viennent aborder les clients jusque dans la gare, en particulier les taxis-motos, alors qu’ils ne peuvent travailler que sur rendez-vous, explique le brigadier Jérôme. Parfois, ils s’entendent même avec le personnel de la SNCF pour qu’ils rabattent des clients en échange d’un bakchich ».


Au terminal des arrivées, des trains sont attendus d’une minute à l’autre. Dans la plus grande discrétion, les équipes de police se mettent en position. Sur le parvis, un voyageur se fait aborder par un taxi-moto. « Ce délit est aujourd’hui puni d’une amende de 300 € mais la pratique est assez répandue », indique l’agent Philippe. Le motard lui propose de le ramener chez lui, pour un montant de « 37 € ». Ils seront tout deux emmenés au commissariat pour être auditionnés, avant d’être relâchés quelques heures plus tard. « Si on veut qu’ils soient lourdement condamnés, il faut les interpeller à de multiples reprises, regrette le brigadier. A l’avenir, on gardera un œil sur lui. »
http://www.francesoir.fr/faits-divers-police-transports/les-taxis-dans-le-collimateur-de-la-police.28785

mardi 21 septembre 2010

Lille: l'hélicoptère du SAMU pris pour cible par des lasers

La plaisanterie prête moyennement à rire. La Voix du Nord raconte sur son site internet que l'hélicoptère du SAMU du Nord a été la cible, de nuit et plusieurs fois en un mois, de lasers cherchant à aveugler les pilotes.
A chaque fois, les faisceaux lumineux intervenaient à proximité du site d'atterrissage du CHRU de Lille.

Pour détecter l'endroit précis où se cachaient les plaisantins, la gendarmerie a donc procédé le plus simplement du monde, samedi soir, en envoyant un hélicoptère parcourir le même trajet que celui du SAMU. Avec succès, puisque les gendarmes ont également été visés, explique le quotidien. Les gendarmes ont ainsi pu cibler un immeuble comme étant le lieu d'où les lasers sont envoyés, mais l'on ne sait pas si la police a procédé à des interpellations.

Cité par la Voix du Nord, Patrick Goldstein, chef du SAMU du Nord explique de son côté: « On va voir avec la direction générale du CHRU si on porte plainte. Éclairer dans les yeux des pilotes alors qu'ils manœuvrent de nuit au-dessus d'un hôpital, c'est criminel ».
http://www.leparisien.fr/faits-divers/lille-l-helicoptere-du-samu-pris-pour-cible-par-des-lasers-20-09-2010-1076036.php

jeudi 16 septembre 2010

Roms : la commissaire européenne corrige ses déclarations

Cela s'appelle apaiser les tensions à la veille d'une rencontre qui s'annonce explosive. La commissaire européenne, qui avait émis de fortes critiques sur la politique de la France envers les Roms, vient de déclarer mercredi soir à l'AFP : «Je regrette les interprétations qui détournent l'attention du problème qu'il faut maintenant résoudre.
Je n'ai en aucun cas voulu établir un parallèle entre la Seconde Guerre mondiale et les actions du gouvernement français d'aujourd'hui».

L'Elysée «prend acte» des «excuses» de Reding pour ses «propos outranciers».

Mme Reding a menacé mardi la France de poursuites en justice pour non respect de la législation de l'Union européenne, faisant un parallèle avec les déportations pendant la Deuxième Guerre mondiale.

«J'ai été personnellement interpellée par des circonstances qui donnent l'impression que des personnes sont renvoyées d'un Etat membre (de l'UE) juste parce qu'elles appartiennent à une certaine minorité ethnique. Je pensais que l'Europe ne serait plus le témoin de ce genre de situation après la Deuxième Guerre mondiale», avait lancé la commissaire.
Elle avait fait son intervention après la révélation en France d'une circulaire ciblant précisément l'expulsion des Roms. Un texte qui depuis a été modifié par le ministère de l'Intérieur.

Mobilisation de Sarkozy et Fillon

Les déclarations de la commissaire européenne ont provoqué une mobilisation au plus haut sommet de l'Etat français et une mini-crise entre la France et le Luxembourg, pays d'origine de Viviane Reding.

Le chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy s'est dit scandalisé par ces propos et s'est engagé à y répliquer jeudi au cours d'un sommet européen. Au cours d'un déjeuner mercredi avec des sénateurs UMP, il avait proposé au Luxembourg d'accueillir lui-même les Roms.

Quant à François Fillon, il s'est rendu mercredi soir à Bruxelles au dîner du Parti populaire européen (PPE), de droite et majoritaire au Parlement de Strasbourg, pour «défendre et expliquer la position» de Paris sur les Roms, vivement contestée par la Commission européenne.

Les Etats-Unis aussi s'en mêlent...


L'expulsion des Roms par la France dérange aussi aux Etats-Unis, où l'administration Obama a emboîté le pas mercredi au Congrès, aux médias et à une ONG inquiète pour les droits des Roms.

«A l'évidence, les droits des Roms sont importants pour nous, et nous invitons la France et d'autres pays à (les) respecter», a déclaré à la presse un responsable du département d'Etat, sous couvert de l'anonymat.

La critique est sobre et peu détaillée, mais n'en est pas moins exceptionnelle de la part des Etats-Unis envers un allié aussi proche que la France. C'est la première fois que l'administration prend officiellement position dans ce dossier qui empoisonne les relations entre Européens.

Plus explicite, une commission de parlementaires américains a qualifié les expulsions de «manoeuvres politiques inopportunes», et visé directement l'attitude du gouvernement français.
http://www.leparisien.fr/international/roms-la-commissaire-europeenne-corrige-ses-declarations-15-09-2010-1069659.php

lundi 13 septembre 2010

Besson : "Cette circulaire, je ne la connaissais pas

Face au tollé suscité au sein des associations par la circulaire révélée à la veille du week-end et qui visait spécifiquement les Roms, Eric Besson se défend : "Je ne connaissais pas cette circulaire", a affirmé lundi sur France 2 le ministre de l'Immigration. "Je n'en étais pas destinataire et je n'en avais donc pas en connaître".

Cette circulaire datée du 5 août 2010 et signée par Michel Bart, directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur, rappelait aux préfets les "objectifs précis" fixés par le président Nicolas Sarkozy : "300 campements ou implantations illicites devront avoir été évacués d'ici trois mois, en priorité ceux des Roms". Et le texte ajoutait : "Il revient donc, dans chaque département, aux préfets d'engager (...) une démarche systématique de démantèlement des camps illicites, en priorité ceux de Roms".

"On est dans la provocation à la discrimination"

Depuis la révélation de cette circulaire, des organisations de défense des droits de l'homme estiment que l'action du gouvernement français est juridiquement illégale, puisqu'est visée directement une catégorie de population en tant que telle et non des individus qu'on incriminerait pour certains faits. "Le président Nicolas Sarkozy a été le premier à désigner expressément les Roms. Cette circulaire traduit son discours politique", dénonce Stéphane Maugendre, qui préside le Gisti, Groupe d'information et de soutien des immigrés. Le 28 juillet dernier, c'est en effet le chef de l'Etat qui avait organisé une réunion à l'Elysée sur les "problèmes que posent les comportements de certains parmi les gens du voyage et les Roms". Avant d'affirmer : "J'ai demandé au ministre de l'Intérieur de mettre un terme aux implantations sauvages de campements de Roms, ce sont des zones de non-droit qu'on ne peut pas tolérer en France". Et c'est quelques jours plus tard qu'était diffusée cette fameuse circulaire du ministère de l'Intérieur.

Avec cette circulaire, "on joint le geste à la parole. On vise un groupe de personnes en raison de leur appartenance à une communauté. On est dans la provocation à la discrimination", estime Stéphane Maugendre. Pour cette raison, le Gisti prépare un recours devant le Conseil d'Etat "pour que la circulaire soit annulée". Actuellement, l'ONG "examine" le document pour voir "s'il constitue une infraction pénale". Le Parti socialiste a également estimé dimanche que la circulaire était le "symbole d'une politique xénophobe", demandant son retrait et demandant à la Commission européenne de poursuivre la France. "Je demande à la Commission européenne et à son président José Manuel Barroso d'engager une procédure d'infraction à l'encontre du gouvernement français pour que cesse le traitement indigne et la stigmatisation inacceptable des citoyens européens que sont les Roms", a écrit Harlem Désir, député européen et secrétaire national, dans un communiqué.

Les démantèlements des camps de Roms ont déjà valu à la France des accusations de "racisme d'Etat" et de "xénophobie". Depuis le tour de vis sécuritaire annoncé par le président Sarkozy fin juillet, plus d'un millier de Roms ont été reconduits en Roumanie et en Bulgarie soit de "manière volontaire", avec une aide de 300 euros par adulte et de 100 euros par enfant, soit de "manière contrainte", sans ce pécule. Face aux critiques, Eric Besson a assuré jeudi dans un communiqué que "la France n'a pris aucune mesure spécifique à l'encontre des Roms" qui, a-t-il prétendu, "ne sont pas considérés en tant que tels mais comme des ressortissants du pays dont ils ont la nationalité". La Commission européenne, qui a demandé des "informations" à Paris pour évaluer si les expulsés avaient bénéficié de tous les droits qui leurs sont garantis en matière notamment d'intégration, devrait rendre prochainement ses conclusions.
http://lci.tf1.fr/france/societe/besson-cette-circulaire-je-ne-la-connaissais-pas-6065324.html

dimanche 12 septembre 2010

Affaire Bettencourt: un proche de MAM à l'origine de fuites dans la presse?

Il a été évincé début septembre...
Il a été prié de ne plus remettre les pieds place Vendôme. Selon Nouvelobs.com, le conseiller pénal de Michèle Alliot-Marie, David Sénat, a été évincé parce qu'il était suspecté d'être à l'origine de fuites dans la presse concernant l'affaire Woerth-Bettencourt.

Selon le site de l'hebdomaire, les appels passés depuis son portable administratif ont été épluchés et la ministre de la Justice a été sommé en haut lieu de mettre fin aux missions de son conseiller.

Ce dernier est désormais chargé d'une «mission de préfiguration» de la cour d'appel de Cayenne, en Guyane.
http://www.20minutes.fr/article/595892/Affaire-Bettencourt-un-proche-de-MAM-a-l-origine-de-fuites-dans-la-presse.php

mercredi 8 septembre 2010

Alerte à la bombe dans un vol vers les US

Un avion de la compagnie Thai Airways était entre les mains de la police fédérale américaine à Los Angeles aujourd'hui, après avoir été victime d'une fausse alerte à la bombe avant d'atterrir sans encombre, a indiqué le transporteur.

Le vol TG794, un Airbus A340-500, couvrait la liaison entre Bangkok et Los Angeles avec 179 personnes à bord, selon un communiqué de la compagnie. La police fédérale américaine (FBI), la sécurité aérienne et les aéroports de Los Angeles "procèdent actuellement à une vérification de sécurité de tous les passagers, de l'équipage et de l'appareil", a précisé le texte.

Un membre de l'équipage aurait trouvé un message écrit sur le miroir des toilettes affirmant qu'une bombe était cachée dans l'appareil, environ une heure avant l'atterrissage, selon le site internet du quotidien Bangkok Post. Les pilotes ont décidé de poursuivre leur vol jusqu'à sa destination finale, ajoute le site, qui affirme qu'aucune bombe n'a été trouvée.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/09/08/97001-20100908FILWWW00169-alerte-a-la-bombe-dans-un-vol-vers-les-usa.php

vendredi 3 septembre 2010

Grande-Bretagne: Il tue sa femme, prétextant un jeu sexuel qui aurait mal tourné

Elle venait de découvrir qu'il la trompait...
Malgré toutes les précautions et subterfuges du monde, il est toujours délicat de maquiller un meurtre. Pour Michael Roberts, jeune britannique de 26 ans, c’est un jeu sexuel ayant mal tourné qui a provoqué la mort de sa femme. Mais les faits mis en lumière durant son procès, qui a débuté jeudi à Liverpool, sont accablants, rapporte le quotidien The Independent.

«Pour beaucoup de gens, ils représentaient le couple parfait»
Après seulement cinq mois de mariage, Michael Roberts, assistant manager dans une boutique de téléphones portables à Runcorn (ouest de l’Angleterre), a étranglé Vicky, son épouse de 25 ans, à la fin du mois de novembre dernier. Elle venait d’être mise au courant des infidélités de son mari, avant et après leur union.

«Pour beaucoup de gens, et en particulier leur famille respective, ils représentaient le couple parfait, mais malheureusement, la réalité était autrement différent», a déclaré David Steer, avocat de l’accusation, au quotidien britannique qui relate l’histoire dans les moindres détails.

Adepte de méthodes «brutales»
Michael Roberts, qui nie le meurtre, avait d’abord commencé à fréquenter Kerrie Hall, une collègue de travail, plusieurs mois avant son mariage. D’après elle, leur relation était «purement sexuelle» et Michael Roberts était adepte de méthodes «brutales».

Puis, deux mois avant son mariage, Michael Roberts a rencontré Karen Wilson, une autre collègue. Une nouvelle aventure a alors débuté pour le vendeur de téléphones portables. Mais fin octobre, Vicky Roberts a commencé à se poser des questions, trouvant des preuves de cette relation extraconjugale sur Facebook et sur le téléphone portable de son mari.

Etranglée avec le cordon d’un peignoir
Quelques semaines avant sa mort, Vicky Roberts et son mari faisaient chambre à part même si l’épouse, très amoureuse, «faisait de son mieux pour surmonter les problèmes qui existaient entre eux», a ajouté l’accusation. Son mari sans doute pas.

D’après le jeune homme, le drame s’est déroulé alors qu’ils faisaient l’amour. Vicky Roberts se serait mis le cordon d’un peignoir autour du cou, demandant à son époux de le serrer à plusieurs occasions. Elle en est morte.

Il prétend à ses proches que sa femme l’a quitté
Accident ou pas, plusieurs heures après le drame, Michael Roberts a passé plusieurs longs coups de téléphone avec Karen Wilson qui a indiqué qu’elle n’avait rien remarqué de différent dans sa façon d’être. «Sa femme était morte et il était capable de parler au téléphone, se comportant comme si rien ne s’était passé», a renchéri David Steer.

La défense de Michael Roberts risque d’être d’autant plus compromise qu’il a passé les jours suivants le drame à cacher la mort de sa femme, notamment en envoyant des SMS avec le téléphone de celle-ci et en créant des discussions entre eux par téléphones interposés. Il a fini par déclarer à son patron que sa femme l’avait quitté pour un autre.

«Je vous attendais»
Une caméra de surveillance l’a également filmé dans un magasin, achetant des éponges, du papier d’emballage, du ruban adhésif ainsi que des sacs poubelle, afin de déplacer le corps de sa femme du grenier au garage de leur maison.

Plusieurs jours plus tard et alors qu’ils étaient sans nouvelle de leur fille, les parents de Vicky Roberts ont commencé à s’inquiéter, son mari leur assurant simplement qu’elle l’avait quitté. Le père de la jeune femme a tout de même reporté sa disparition à la police qui, à sa deuxième visite de la maison du couple, a fini par trouver le corps de Vicky Roberts. Malgré sa tentative de fuite, Michael Roberts a été arrêté une semaine après le meurtre, à Wrexham. Quand les policiers l’ont interpellé, l’époux infidèle leur a déclaré: «Je vous attendais.»
http://www.20minutes.fr/article/593034/Monde-Grande-Bretagne-Il-tue-sa-femme-pretextant-un-jeu-sexuel-qui-aurait-mal-tourne.php

mardi 13 juillet 2010

Ivre, il enfourche un crocodile

Un Australien en état d'ébriété a escaladé l'enclos d'un crocodile qu'il a tenté de chevaucher avant de se faire sérieusement mordre par le reptile, a indiqué aujourd'hui la police.

Cet homme de 36 ans venait de se faire expulser d'un pub où il s'était ennivré lundi soir, lorsqu'il a eu l'idée d'escalader les palissades de l'enclos d'un crocodile, dans un parc animalier de Broome (nord-ouest de l'Australie). L'homme a alors tenté de chevaucher le reptile de 800 kilos. "Il a d'abord grimpé dans un enclos où il y avait deux femelles crocodiles, avant de s'approcher d'un mâle de 5 mètres de long, baptisé Fatso," a déclaré à l'AFP, un porte-parole de la police.

"L'homme a été mordu à la jambe droite quand il a tenté de monter sur le dos du crocodile. Il a réussi à s'enfuir et est retourné au pub où une ambulance a été appelée", selon la même source. L'inconscient, qui a miraculeusement survécu aux mâchoires du crocodile, est arrivé dans le pub avec des profondes lésions et a dû subir une intervention chirurgicale.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/07/13/97001-20100713FILWWW00276-ivre-il-enfourche-un-crocodile.php

lundi 12 juillet 2010

Eric Woerth est «énormément soulagé»

Le ministre du Travail Eric Woerth s'est dit lundi sur Europe 1 «énormément soulagé», au lendemain de la publication du rapport de l'Inspection générale des finances indiquant qu'il n'était «pas intervenu» dans le dossier fiscal de la milliardaire Liliane Bettencourt.

«Je me sens déjà un peu mieux», déclare-t-il, fustigeant «l'avalanche d’insultes» à son égard. «J’avais besoin de ces conclusions», poursuit le ministre. «J’avais déjà été accusé dans le dossier du bouclier fiscal en 2009 et j'avais demandé la même procédure à l’Inspection des finances», explique Eric Woerth.

«Enfin on me croit»

«L'inspection générale des finances a fait ce rapport de manière extraordinairement détaillée, très sérieuse (...) Les choses sont claires et c'est vrai que je suis énormément soulagé parce qu'enfin on me croit», conclut Eric Woerth.

Il a dénoncé «une sorte d'instruction médiatico-politique à charge systématiquement» contre lui. Ceux qui continueraient à l'accuser d'être intervenu oralement dans le dossier fiscal de Liliane Bettencourt «ne connaissent rien à la procédure», estime Eric Woerth
http://www.20minutes.fr/article/584841/Politique-Eric-Woerth-est-enormement-soulage.php

vendredi 9 juillet 2010

Washington et Moscou se mettent d'accord sur un échange d'espions

Cela sera dix au service de la Russie contre quatre à la solde des Etats-Unis...

Comment éviter un long procès forcément dommageable pour des relations en cours de réchauffement? En s'assurant qu'il n'ait pas lieu. Jeudi, le feuilleton des 10 espions arrêtés aux Etats-Unis la semaine dernière et accusés de travailler pour le renseignement russe a trouvé un épilogue express: ils seront échangés avec la Russie contre quatre espions, donnant à cette affaire un final digne de la Guerre froide.

Moscou a donné son accord pour libérer quatre personnes détenues «pour des contacts présumés avec les services de renseignement occidentaux» en échange de la libération de ces dix agents détenus aux Etats-Unis depuis le 27 juin, a indiqué jeudi le ministère de la Justice américain.

Peu après l'annonce américaine, une responsable russe, citée par les agences russes, a indiqué que le président Dmitri Medvedev avait gracié quatre Russes dont le spécialiste des armements Igor Soutiaguine, ainsi que qu'Alexandre Zaporojski, Guennadi Vassilenko et Sergueï Skrypan.

Washington a indiqué que l'échange avait été décidé pour des raisons de «sécurité nationale» et humanitaires, soulignant que la détention des 10 agents travaillant pour la Russie ne présentait guère d'intérêt stratégique. Le département d'Etat a remarqué que parmi les quatre espions devant être libérés par Moscou, certains étaient en «mauvaise santé».

Expulsés

Pour expédier le processus, les 10 agents qui comparaissent jeudi à New York ont tous plaidé coupable, certains avec un léger accent russe mais tous sans interprète, à l'exception de la journaliste américano-péruvienne Vicky Pelaez, qui refuse de parler anglais.

La juge Kimba Wood a ensuite déclaré qu'ils étaient «immédiatement expulsés des Etats-Unis». «Ils acceptent de ne jamais tenter de revenir», a-t-elle ajouté. Les 10 agents devaient partir pour la Russie jeud soir.

Logement gratuit et 2.000 dollars par mois

Des responsables russes les ont rencontrés en prison, «pour discuter de la vie qu'ils pourraient avoir à leur arrivée en Russie», a déclaré un procureur à l'audience. Auront-ils une médaille, comme parfois par lors de la Guerre froide, ou se feront-ils tapper sur les doigts pour leurs apparents mauvais résultats? Vicky Pelaez se serait vu proposer «un logement gratuit, des visas pour ses enfants, et 2.000 dollars par mois pour vivre, selon ce même procureur.

Les dix agents présumés, ainsi qu'un onzième en fuite, avaient été inculpés «d'avoir comploté comme agents secrets aux Etats-Unis pour le compte de la Fédération de Russie», et neuf d'entre eux étaient également «inculpés de blanchiment». Aucun n'était inculpé d'espionnage, n'ayant pas eu accès à des informations classées secret d'Etat.
http://www.20minutes.fr/article/584419/Monde-Les-10-espions-russes-presumes-vont-etre-expulses.php

samedi 3 juillet 2010

Yade n'aime pas les "potins"

Après la parution d'un article à charge dans Le Canard enchaîné, la secrétaire d'Etat aux Sports Rama Yade a évoqué vendredi, sur France Info, une "République des potins".

Je ne participerai pas à la République des potins." Rama Yade a lancé cette petite phrase vendredi, lors de la matinale de France Info, en réponse à différents événements qui font polémique ces derniers jours. L'implication d'Eric Woerth dans l'affaire Bettencourt, les fuites via des comptes Twitter de l'audition de Raymond Domenech ou de l'annonce par Nicolas Sarkozy d'un remaniement, et plus généralement, des affaires touchant les membres de l'exécutif.

Remaniement qui pourrait concerner Rama Yade comme l'avance Le Parisien à sa Une de vendredi. En effet, Nicolas Sarkozy a confié mercredi aux députés UMP qu'il tirerait les conséquences de comportements ministériels qui "ne [lui] ont pas plu". A en croire une enquête du Canard enchaîné , c'est le cas de la secrétaire d'Etat aux Sports. Déjà dans le collimateur de l'Elysée depuis sa charge envers l'hôtel trop luxueux dont a bénéficié l'équipe de France en Afrique du Sud, elle pourrait bien se voir reprocher son train de vie.

"Je fais mon travail avec tranquillité, sérénité, sérieux"
L'hebdomadaire satirique affirme que la secrétaire d'Etat dépenserait sans compter, notamment en billets d'avions. Ce qui devrait compliquer un peu plus les relations en dents de scie entre l'Elysée et Rama Yade. Elle avait déjà été transférée du secrétariat d'Etat aux droits de l'Homme à celui des Sports, car elle ne partageait pas la même idée de la diplomatie que le chef de l'Etat. Après Bernard Kouchner, sa nouvelle ministre de tutelle, Roselyne Bachelot, ne cache plus son désaccord profond avec la trublion de l'UMP.

Mais Rama Yade est confiante et balaye tout pronostic. "Je ne fonctionne pas sur des hypothèses. (...) Moi, je fais mon travail avec tranquillité, sérénité, sérieux", affirme-t-elle sur France Info, avant de renchérir: "Le président est maître du calendrier politique, maître des grandes échéances, moi je ne participerai pas à la République des potins." Nicolas Sarkozy tranchera en octobre prochain.
http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Yade-n-aime-pas-les-potins-204492