L'opposition algérienne a décidé d'organiser une nouvelle marche à Alger le 19 février, a annoncé dimanche un de ses membres à l'AFP. "La Coordination nationale vient de finir une réunion et a décidé d'organiser une marche samedi prochain à Alger", a déclaré au téléphone Me Moustepha Bouchachi du mouvement de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD). La CNDC était à l'origine d'une première marche samedi à Alger qui a été empêchée par un important dispositif estimé à quelque 30.000 policiers qui ont procédé à de brèves interpellations -14 selon le ministère de l'Intérieur, 300 selon l'opposition-. Mais plusieurs centaines de manifestants avaient néanmoins bloqué la Place du 1er mai pendant plusieurs heures. Un rassemblement de très courte durée s'était également tenu à Oran, la grande ville de l'ouest algérien, où une trentaine de participants ont aussi été interpellés. La CNCD, qui regroupe des partis d'opposition, des organisations de la société civile et des syndicats non officiels, est née le 21 janvier dans la foulée des émeutes du début de l'année qui ont fait 5 morts, et plus de 800 blessés. Elle exige le changement du système, et dénonce le "vide politique" qui menace la société algérienne "d'éclatement".
http://lci.tf1.fr/filnews/monde/algerie-l-opposition-cncd-annonce-une-marche-le-19-fevrier-a-alger-6275568.html
Revue de la presse de société, affaires politiques, Situation internationale, Faits de société divers
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lundi 14 février 2011
dimanche 13 février 2011
Et si l’Algérie basculait aussi ?
Et maintenant, à qui le tour ? C’est que la question que se posent, sans doute avec pas mal d’angoisse, tous les autocrates du monde arabe qui ont vu avec stupéfaction le Tunisien Ben Ali rendre les armes, suivi un peu plus tard par le pharaon égyptien Hosni Moubarak. Un double départ impensable il y a encore quelques mois. Au pouvoir depuis 1970, le colonel Kadhafi a peut-être du souci à se faire, tout comme le Yéménite Ali Abdallah Saleh, le Syrien Bachar Al-Assad ou le roi Abdallah de Jordanie.
Nul ne sait encore jusqu’où le processus révolutionnaire se propagera.
Forte répression
Mais en France, où la communauté algérienne est nombreuse, tous les regards se tournent désormais vers Abdelaziz Bouteflika, 74 ans, fatigué et malade, à la tête d’un pays potentiellement riche mais dont la population est privée de tout. L’argent des immenses ressources en gaz et en pétrole termine dans la poche des militaires, qui tiennent le pouvoir d’une main de fer. Les jeunes diplômés manquent de perspectives. La rue peut-elle s’enflammer comme au Caire ou à Tunis ? Les spécialistes de la question algérienne restent prudents. Ils expliquent que la guerre civile des années 1990 — qui a fait 200000 morts — est encore dans toutes les mémoires. Et que les Algériens sont fatigués des violences.
Hier à Alger, la police a choisi la manière forte pour réprimer la manifestation de l’opposition : 30000 hommes postés aux points stratégiques de la capitale, plus de 300 interpellations, des militants molestés et emprisonnés. Même scénario à Oran (ouest) et à Annaba (est). « Nous avons brisé le mur de la peur, Ce n’est qu’un début ! » se félicitait pourtant Fodil Boumala, l’un des fondateurs de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD). Un leader du RCD, le Rassemblement pour la culture et la démocratie, assurait ne pas avoir vu autant d’hommes en arme dans les rues d’Alger depuis le général Massu et la guerre d’indépendance contre la France ! Un signe que le pouvoir ne prend pas le mouvement de contestation à la légère.
http://www.leparisien.fr/international/et-si-l-algerie-basculait-aussi-13-02-2011-1313209.php
Nul ne sait encore jusqu’où le processus révolutionnaire se propagera.
Forte répression
Mais en France, où la communauté algérienne est nombreuse, tous les regards se tournent désormais vers Abdelaziz Bouteflika, 74 ans, fatigué et malade, à la tête d’un pays potentiellement riche mais dont la population est privée de tout. L’argent des immenses ressources en gaz et en pétrole termine dans la poche des militaires, qui tiennent le pouvoir d’une main de fer. Les jeunes diplômés manquent de perspectives. La rue peut-elle s’enflammer comme au Caire ou à Tunis ? Les spécialistes de la question algérienne restent prudents. Ils expliquent que la guerre civile des années 1990 — qui a fait 200000 morts — est encore dans toutes les mémoires. Et que les Algériens sont fatigués des violences.
Hier à Alger, la police a choisi la manière forte pour réprimer la manifestation de l’opposition : 30000 hommes postés aux points stratégiques de la capitale, plus de 300 interpellations, des militants molestés et emprisonnés. Même scénario à Oran (ouest) et à Annaba (est). « Nous avons brisé le mur de la peur, Ce n’est qu’un début ! » se félicitait pourtant Fodil Boumala, l’un des fondateurs de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD). Un leader du RCD, le Rassemblement pour la culture et la démocratie, assurait ne pas avoir vu autant d’hommes en arme dans les rues d’Alger depuis le général Massu et la guerre d’indépendance contre la France ! Un signe que le pouvoir ne prend pas le mouvement de contestation à la légère.
http://www.leparisien.fr/international/et-si-l-algerie-basculait-aussi-13-02-2011-1313209.php
samedi 12 février 2011
Une manifestation d'opposants dispersée à Alger
Plusieurs milliers de manifestants se sont réunis à Alger, samedi 12 février autour de la place du 1er-Mai, pour manifester contre le pouvoir algérien à l'appel de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD), qui rassemble des partis d'opposition, des représentants de la société civile et des syndicats non officiels. Le rassemblement, interdit par les autorités, s'est cantonné à la place, sous la surveillance d'un impressionnant dispositif policier qui a dispersé la foule aux alentours de 16 heures, les forces anti-émeutes chassant peu à peu les manifestants.
Le rassemblement a commencé vers 11 heures du matin, les protestataires réussissant dans un premier temps à briser le cordon de sécurité imposé par les forces de l'ordre avant d'être à nouveau encerclés. La foule criait 'Algérie Libre' ou encore 'Le régime dehors!'. Parmi les manifestants figurait notamment le co-fondateur du Front islamique du salut (FIS), Ali Belhadj.
Au plus fort de la mobilisation, les organisateurs ont avancé le chiffre de 3 000 participants. Le contact du Monde sur place faisait état d'environ 2 000 manifestants, un chiffre également cité par l'AFP. Le ministère de l'intérieur algérien a estimé pour sa part que les manifestants n'étaient que 250.
En face, près de 30 000 policiers étaient déployés dans le centre de la capitale algérienne. Si des tirs de sommation ont été entendus, les témoins sur place ne font pas état de violences particulières envers les manifestants. De nombreuses interpellations, certaines particulièrement musclées, ont en revanche eu lieu : outre des manifestants, plusieurs députés du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), l'un des organisateurs, ont été temporairement arrêtés, dont Othmane Maazouz, Mohsen Belabes, Aider Arezki, Tahar Besbes. Fodil Boumala, co-fondateur de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) a également été arrêté. Une unité de police féminine était présente sur la place et a arrêté de nombreuses femmes, que les policiers hommes sont réticents àinterpeller.... lire la suite de l'article sur Le Monde.fr
http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011/02/12/echauffourees-a-alger-avant-une-manifestation-de-l-opposition_1478998_3212.html#xtor=AL-32280184
Le rassemblement a commencé vers 11 heures du matin, les protestataires réussissant dans un premier temps à briser le cordon de sécurité imposé par les forces de l'ordre avant d'être à nouveau encerclés. La foule criait 'Algérie Libre' ou encore 'Le régime dehors!'. Parmi les manifestants figurait notamment le co-fondateur du Front islamique du salut (FIS), Ali Belhadj.
Au plus fort de la mobilisation, les organisateurs ont avancé le chiffre de 3 000 participants. Le contact du Monde sur place faisait état d'environ 2 000 manifestants, un chiffre également cité par l'AFP. Le ministère de l'intérieur algérien a estimé pour sa part que les manifestants n'étaient que 250.
En face, près de 30 000 policiers étaient déployés dans le centre de la capitale algérienne. Si des tirs de sommation ont été entendus, les témoins sur place ne font pas état de violences particulières envers les manifestants. De nombreuses interpellations, certaines particulièrement musclées, ont en revanche eu lieu : outre des manifestants, plusieurs députés du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), l'un des organisateurs, ont été temporairement arrêtés, dont Othmane Maazouz, Mohsen Belabes, Aider Arezki, Tahar Besbes. Fodil Boumala, co-fondateur de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) a également été arrêté. Une unité de police féminine était présente sur la place et a arrêté de nombreuses femmes, que les policiers hommes sont réticents àinterpeller.... lire la suite de l'article sur Le Monde.fr
http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011/02/12/echauffourees-a-alger-avant-une-manifestation-de-l-opposition_1478998_3212.html#xtor=AL-32280184
EN DIRECT : Algérie. échauffourées à Alger
Au lendemain de la démission d'Hosni Moubarak, en Egypte, le pouvoir Algérien est sous haute tension alors que la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) a appelé à un grand rassemblement à Alger. Une marche pacifique prévue à 11 heures et aussitôt interdite par le pouvoir. La capitale algérienne est en état de siège ce samedi matin, de 25 à 30 000 policiers sont déployés et de nombreux barrages parsèment les routes d'accès à Alger. Les policiers anti-émeutes bloquent les accès à la place du 1er mai, point de départ de la marche.
11h25. L'un des chefs du FIS (Front islamique du salut, dissous) Ali Belhadj participe à la marche d'Alger, selon l'AFP.
11h19. Plusieurs députés du RCD (Rassemblement pour la culture et la démocratie) ont été arrêtés, dont Mohsen Belabes, Aider Arezki, Tahar Besbes et Athmane Maazouz, indique sur son compte twitter le journaliste de France 24 Tahar Hani. Le siège du parti d'opposition est par ailleurs encerclé par les forces de l'ordre, précise-t-il.
11h04. Environ 2 000 manifestants forcent le cordon policier et marchent dans les rues d'Alger.
10h52. Un journaliste de l'AFP a été témoin de deux interpellations, dont un député du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Othmane Maazouz
10h40. Selon El Watan, des partisans de Bouteflika font face aux manifestants de l'opposition, place du 1er mai, sous l'oeil des policiers. «Bouteflika n'est pas Moubarak», crient-ils.
10h26. Des échauffourées éclatent entre forces de l'ordre et manifestants et des interpellations ont eu lieu place du 1er mai, selon des témoins cités par l'AFP.
9h58. D'autres arrestations sont signalées, place du 1er Mai où quelques centaines de personnes ont pu se rendre malgré le blocus imposé. Des manifestants sont encerclés par les forces de sécurité.
9h52. Selon le quotidien algérien El Watan, des dizaines de personnes ont été arrêtées à Alger, à proximité de l'hôpital Mustapha, d'autres aux abords de la place du 1er mai.
9h24. Le trafic ferroviaire est suspendu à destination de la Capitale. L'autorail en provenance de Chlef, à l'ouest d'Alger, a été bloqué au départ.
9h13. Alger est quadrillée par les forces de l'ordre qui empêchent l'accès à la place du 1er mai où doit se dérouler la manifestation.
http://www.leparisien.fr/une/en-direct-algerie-echauffourees-a-alger-12-02-2011-1312533.php
11h25. L'un des chefs du FIS (Front islamique du salut, dissous) Ali Belhadj participe à la marche d'Alger, selon l'AFP.
11h19. Plusieurs députés du RCD (Rassemblement pour la culture et la démocratie) ont été arrêtés, dont Mohsen Belabes, Aider Arezki, Tahar Besbes et Athmane Maazouz, indique sur son compte twitter le journaliste de France 24 Tahar Hani. Le siège du parti d'opposition est par ailleurs encerclé par les forces de l'ordre, précise-t-il.
11h04. Environ 2 000 manifestants forcent le cordon policier et marchent dans les rues d'Alger.
10h52. Un journaliste de l'AFP a été témoin de deux interpellations, dont un député du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Othmane Maazouz
10h40. Selon El Watan, des partisans de Bouteflika font face aux manifestants de l'opposition, place du 1er mai, sous l'oeil des policiers. «Bouteflika n'est pas Moubarak», crient-ils.
10h26. Des échauffourées éclatent entre forces de l'ordre et manifestants et des interpellations ont eu lieu place du 1er mai, selon des témoins cités par l'AFP.
9h58. D'autres arrestations sont signalées, place du 1er Mai où quelques centaines de personnes ont pu se rendre malgré le blocus imposé. Des manifestants sont encerclés par les forces de sécurité.
9h52. Selon le quotidien algérien El Watan, des dizaines de personnes ont été arrêtées à Alger, à proximité de l'hôpital Mustapha, d'autres aux abords de la place du 1er mai.
9h24. Le trafic ferroviaire est suspendu à destination de la Capitale. L'autorail en provenance de Chlef, à l'ouest d'Alger, a été bloqué au départ.
9h13. Alger est quadrillée par les forces de l'ordre qui empêchent l'accès à la place du 1er mai où doit se dérouler la manifestation.
http://www.leparisien.fr/une/en-direct-algerie-echauffourees-a-alger-12-02-2011-1312533.php
Les Algériens veulent marcher dans les pas de l'Egypte
L'Algérie sera-t-elle gagnée par la contagion égyptienne, elle-même inspirée par la révolution tunisienne ? Ceux qui aspirent au changement dans ce pays veulent le croire. Une manifestation "pour changer le système" est prévue pour la fin de la matinée. L'appel a été lancé par la Coordination nationale pour la démocratie et le changement (CNDC). Ce groupement a été créé le 21 janvier par des partis d'opposition, la société civile et des syndicats autonomes, dans la foulée d'émeutes du début de l'année qui ont fait 5 morts et plus de 800 blessés.
Plusieurs marches ou rassemblements sont prévus à travers le pays. Les manifestants pourraient être encouragés à descendre dans la rue par le départ tout récent du président égyptien Hosni Moubarak, et par les images de manifestants égyptiens en liesse place Tahrir, au Caire. Mais le pouvoir algérien a déjà donné le ton en déployant un imposant dispositif policier.
Autorisations refusées, tracts saisis
A Alger, les forces de police, venues en nombre - entre 25.000 et 30.000 selon la presse - étaient visibles dès vendredi. Les barrages de police installés aux entrées de la capitale depuis les attentats suicides d'avril et de décembre 2007, revendiqués par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), ont été également renforcés. Autre symbole clair : vendredi soir, dans cette même ville, une manifestation, organisée semble-t-il à la dernière minute pour saluer la chute du président égyptien Hosni Moubarak, devant le siège du parti d'opposition Rassemblement pour la Culture et la Démocratie, a été interrompue par un cordon de policiers qui ont poussé les militants à l'intérieur et procédé à une dizaine d'interpellations.
La marche d'Alger n'a pas reçu d'autorisation en vertu d'une interdiction en vigueur depuis 2001. Les manifestants ont néanmoins rendez-vous à la Place de la Concorde (plus connue sous son ancien nom de Place du 1er Mai) peu avant midi pour se rendre à la Place des Martyrs aux pieds de la Casbah et à l'entrée de Bab el Oued, théâtre traditionnel de la révolte.
A Oran, à 430 km d'Alger, la wilaya a refusé l'autorisation de manifester. Mais la CNCD maintient son mot d'ordre et appelle à un rassemblement Place du 1er Novembre devant la mairie dans des tracts qu'elle distribuait jeudi encore dans cette grande ville de l'ouest algérien. D'autres villes entendent aussi répondre à l'appel dont, sur la côte est, Boumerdes, Bejaïa, puis, au sud-est d'Alger Tizi Ouzou, principale ville de Kabylie, et à l'ouest, Tipaza, notamment. Enfin dans la principale ville de l'est algérien, Annaba, des tracts appelant les citoyens à participer à la marche ont été interceptés par les forces de l'ordre ces derniers jours. Une source policière les a qualifiés de "démoralisateurs" et de menace pour la sécurité des biens et des personnes.
http://lci.tf1.fr/monde/afrique/les-algeriens-veulent-marcher-dans-les-pas-de-l-egypte-6274736.html
Plusieurs marches ou rassemblements sont prévus à travers le pays. Les manifestants pourraient être encouragés à descendre dans la rue par le départ tout récent du président égyptien Hosni Moubarak, et par les images de manifestants égyptiens en liesse place Tahrir, au Caire. Mais le pouvoir algérien a déjà donné le ton en déployant un imposant dispositif policier.
Autorisations refusées, tracts saisis
A Alger, les forces de police, venues en nombre - entre 25.000 et 30.000 selon la presse - étaient visibles dès vendredi. Les barrages de police installés aux entrées de la capitale depuis les attentats suicides d'avril et de décembre 2007, revendiqués par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), ont été également renforcés. Autre symbole clair : vendredi soir, dans cette même ville, une manifestation, organisée semble-t-il à la dernière minute pour saluer la chute du président égyptien Hosni Moubarak, devant le siège du parti d'opposition Rassemblement pour la Culture et la Démocratie, a été interrompue par un cordon de policiers qui ont poussé les militants à l'intérieur et procédé à une dizaine d'interpellations.
La marche d'Alger n'a pas reçu d'autorisation en vertu d'une interdiction en vigueur depuis 2001. Les manifestants ont néanmoins rendez-vous à la Place de la Concorde (plus connue sous son ancien nom de Place du 1er Mai) peu avant midi pour se rendre à la Place des Martyrs aux pieds de la Casbah et à l'entrée de Bab el Oued, théâtre traditionnel de la révolte.
A Oran, à 430 km d'Alger, la wilaya a refusé l'autorisation de manifester. Mais la CNCD maintient son mot d'ordre et appelle à un rassemblement Place du 1er Novembre devant la mairie dans des tracts qu'elle distribuait jeudi encore dans cette grande ville de l'ouest algérien. D'autres villes entendent aussi répondre à l'appel dont, sur la côte est, Boumerdes, Bejaïa, puis, au sud-est d'Alger Tizi Ouzou, principale ville de Kabylie, et à l'ouest, Tipaza, notamment. Enfin dans la principale ville de l'est algérien, Annaba, des tracts appelant les citoyens à participer à la marche ont été interceptés par les forces de l'ordre ces derniers jours. Une source policière les a qualifiés de "démoralisateurs" et de menace pour la sécurité des biens et des personnes.
http://lci.tf1.fr/monde/afrique/les-algeriens-veulent-marcher-dans-les-pas-de-l-egypte-6274736.html
Alger en état de siège
Des véhicules anti-émeutes ont déjà pris position aux différents carrefours et lieux stratégiques alors que de nombreux policiers arpentent les ruelles environnantes. Au total, 30.000 hommes seraient mobilisés. Selon Saïd Sadi, président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD, opposition) les autorités ont décidé « d'encercler la capitale » pour empêcher les manifestants venant d'autres régions de rejoindre Alger.
La coordination nationale pour la démocratie et le changement (CNDC), initiatrice du mouvement, parle d'un « rendez-vous avec l'histoire » à l'instar des évènements tunisiens et égyptiens survenus encore vendredi avec la démission de Hosni Moubarak à la tête de l'Egypte. Mais pour le site Liberté-Algérie.com, « le plan anti-marche » et « la machine répressive » du pouvoir algérien sont mis en place pour empêcher ce rendez-vous, fixé à 11 heures samedi à Alger.
Des arrestations à Oran et Alger en amont
Le site rapporte, en effet, plusieurs arrestations vendredi en amont des évènements : « C'est le cas de ces étudiants venus de Tizi Ouzou, arrêtés à la place Audin, en plein coeur d'Alger, et conduits au commissariat, avant d'être relachés ». « La veille, poursuit encore le site, quelques animateurs de la coordination ont été arrêtés à Oran, alors qu'ils distribuaient des documents appelant à la marche avant d'être relâchés ».
Dans un communiqué parvenu vendredi à la rédaction de Liberté Algérie, la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) a soutenu la décision de la Coordination pour maintenir cette marche et a condamné l'interdiction de la manifestation par les autorités algériennes. « La FIDH appelle les autorités algériennes à adopter des mesures encourageantes dans la perspective annoncée de la levée de l'état d'urgence, en respectant la liberté de rassemblement pacifique et la liberté d'expression et, par conséquent, autoriser la tenue de la marche prévue le 12 février » a fait savoir la Fédération dans son communiqué.
Les grèves rythment le pays
Selon Liberté-Algérie, la FIDH précise également que la manifestation annoncée fait suite à une série de mouvements de protestation sociale qui ont agité le pays ces derniers mois et vient faire écho aux soulèvements populaires en faveur de la démocratie et des libertés dans la région. Outre les émeutes de janvier, le pays vit, en effet, au rythme de plusieurs grèves depuis des semaines, dans les lycées contre la lourdeur des programmes, dans les universités contre les programmes inadaptés, les conditions de travail et les salaires bas. Par ailleurs, depuis deux jours, les 100.000 personnels du paramédical se sont également mis en grève illimitée
http://www.francesoir.fr/actualite/international/alger-en-etat-siege-72647.html
La coordination nationale pour la démocratie et le changement (CNDC), initiatrice du mouvement, parle d'un « rendez-vous avec l'histoire » à l'instar des évènements tunisiens et égyptiens survenus encore vendredi avec la démission de Hosni Moubarak à la tête de l'Egypte. Mais pour le site Liberté-Algérie.com, « le plan anti-marche » et « la machine répressive » du pouvoir algérien sont mis en place pour empêcher ce rendez-vous, fixé à 11 heures samedi à Alger.
Des arrestations à Oran et Alger en amont
Le site rapporte, en effet, plusieurs arrestations vendredi en amont des évènements : « C'est le cas de ces étudiants venus de Tizi Ouzou, arrêtés à la place Audin, en plein coeur d'Alger, et conduits au commissariat, avant d'être relachés ». « La veille, poursuit encore le site, quelques animateurs de la coordination ont été arrêtés à Oran, alors qu'ils distribuaient des documents appelant à la marche avant d'être relâchés ».
Dans un communiqué parvenu vendredi à la rédaction de Liberté Algérie, la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) a soutenu la décision de la Coordination pour maintenir cette marche et a condamné l'interdiction de la manifestation par les autorités algériennes. « La FIDH appelle les autorités algériennes à adopter des mesures encourageantes dans la perspective annoncée de la levée de l'état d'urgence, en respectant la liberté de rassemblement pacifique et la liberté d'expression et, par conséquent, autoriser la tenue de la marche prévue le 12 février » a fait savoir la Fédération dans son communiqué.
Les grèves rythment le pays
Selon Liberté-Algérie, la FIDH précise également que la manifestation annoncée fait suite à une série de mouvements de protestation sociale qui ont agité le pays ces derniers mois et vient faire écho aux soulèvements populaires en faveur de la démocratie et des libertés dans la région. Outre les émeutes de janvier, le pays vit, en effet, au rythme de plusieurs grèves depuis des semaines, dans les lycées contre la lourdeur des programmes, dans les universités contre les programmes inadaptés, les conditions de travail et les salaires bas. Par ailleurs, depuis deux jours, les 100.000 personnels du paramédical se sont également mis en grève illimitée
http://www.francesoir.fr/actualite/international/alger-en-etat-siege-72647.html
vendredi 11 février 2011
Renforts de police déployés à Alger
D'importants renforts de police ont été déployés aujourd'hui au centre d'Alger, à moins de 24 heures d'une marche de la coordination nationale pour la démocratie et le changement (CNDC), qui réclame le "départ du système".
A la place Maurétania, à moins d'un km de la Place de la Concorde (plus connue sous son nom ancien de Place du 1er Mai), point de départ prévu de cette manifestation, des véhicules anti-émeutes ont déjà pris position alors que de nombreux policiers en tenue arpentent les ruelles environnantes. Les barrages de police installés aux entrées de la capitale depuis les attentats suicides d'avril et de décembre 2007, revendiqués par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), ont été également renforcés.
Les marchés de la capitale ont été pris d'assaut par les Algérois, craignant une rupture de stocks des produits alimentaires que pourrait entraîner une éventuelle dégradation de la situation après cette manifestation. Le président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD, opposition) Saïd Sadi a confirmé que les autorités "étaient en train d'encercler la capitale" pour empêcher d'éventuels manifestants, venant d'autres régions, de rejoindre Alger. "Nous sommes prêts pour la marche de samedi mais ils (les autorités) sont en train d'encercler la capitale. Les trains sont interdits d'accès à Alger et les transports en commun sont en train d'être bloqués", a-t-il dit.
Selon le président du RCD, les autorités ont décidé de dépêcher 10.000 policiers à Alger, qui s'ajouteront aux 20.000 déjà déployés le 22 janvier pour la marche du RCD, interdite puis bloquée par les autorités. "D'importantes quantités de grenades lacrymogènes ont été déchargées dans la nuit de dimanche à lundi au port d'Alger", a ajouté M. Sadi. Outre le RCD, la CNDC, née le 21 janvier dans la foulée des émeutes qui ont fait 5 morts, plus de 800 blessés, regroupe la Ligue Algérienne pour la défense des droits de l'homme (LADDH), des syndicats autonomes et des représentants de la société civile
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/02/11/97001-20110211FILWWW00525-renforts-de-police-deployes-a-alger.php
A la place Maurétania, à moins d'un km de la Place de la Concorde (plus connue sous son nom ancien de Place du 1er Mai), point de départ prévu de cette manifestation, des véhicules anti-émeutes ont déjà pris position alors que de nombreux policiers en tenue arpentent les ruelles environnantes. Les barrages de police installés aux entrées de la capitale depuis les attentats suicides d'avril et de décembre 2007, revendiqués par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), ont été également renforcés.
Les marchés de la capitale ont été pris d'assaut par les Algérois, craignant une rupture de stocks des produits alimentaires que pourrait entraîner une éventuelle dégradation de la situation après cette manifestation. Le président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD, opposition) Saïd Sadi a confirmé que les autorités "étaient en train d'encercler la capitale" pour empêcher d'éventuels manifestants, venant d'autres régions, de rejoindre Alger. "Nous sommes prêts pour la marche de samedi mais ils (les autorités) sont en train d'encercler la capitale. Les trains sont interdits d'accès à Alger et les transports en commun sont en train d'être bloqués", a-t-il dit.
Selon le président du RCD, les autorités ont décidé de dépêcher 10.000 policiers à Alger, qui s'ajouteront aux 20.000 déjà déployés le 22 janvier pour la marche du RCD, interdite puis bloquée par les autorités. "D'importantes quantités de grenades lacrymogènes ont été déchargées dans la nuit de dimanche à lundi au port d'Alger", a ajouté M. Sadi. Outre le RCD, la CNDC, née le 21 janvier dans la foulée des émeutes qui ont fait 5 morts, plus de 800 blessés, regroupe la Ligue Algérienne pour la défense des droits de l'homme (LADDH), des syndicats autonomes et des représentants de la société civile
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/02/11/97001-20110211FILWWW00525-renforts-de-police-deployes-a-alger.php
vendredi 4 février 2011
Algérie : une touriste italienne enlevée dans le Sahel
Une touriste italienne a été enlevée mercredi dans le sud sahélien de l'Algérie. C'est la première fois depuis 2003 qu'un Occidental est kidnappé dans cette zone désertique, devenue le fief des radicaux d'Al-Qaïda au Maghreb islamique.
L'Italienne de 56 ans a été enlevée vers 18 heures dans la zone d'Alidem, à 130 km au sud de Djanet, la principale ville du sud-est algérien
Son chauffeur et son guide, enlevés avec elle, ont été libérés, puis interrogés. Ses ravisseurs, au nombre de quatorze, circulaient à bord de deux Toyota Station. Selon l'agence algérienne APS, les ravisseurs ont autorisé leur otage à avertir, à l'aide de leur téléphone cellulaire (Thuraya), le patron de l’agence qui avait organisé son périple à Djanet. Ce dernier a aussitôt donné l'alerte. Djanet, à 2300 km d'Alger, près de la frontière avec la Libye, est une oasis essentiellement peuplée de Touaregs ajjers (ou azjar).
Dès l'annonce de cet enlèvement, l'armée algérienne, qui contrôle la région d'Alidem, a été mise en état d'alerte et lancée à la recherche des véhicules des ravisseurs. Ceux-ci pourraient avoir franchi une frontière, peut-être pour le Niger voisin, selon le quotidien arabophone El Chourouk.
Deux enlèvements évités au Mali
L'Espagne a par ailleurs fait évacuer d'urgence deux de ses ressortissants du nord du Mali, frontalier de l'Algérie, leur évitant un enlèvement «imminent» dans cette région où sévit Aqmi. En 2003, entre la mi-février et la mi-mars, 32 touristes européens voyageant en plusieurs groupes avaient été enlevés dans le Sahara algérien qui couvre plus de 2 millions de km2. Les derniers avaient été libérés dans le nord du Mali en août de la même année.
La branche maghrébine d'Al-Qaïda, dans ce désert aux confins de l'Algérie, de la Mauritanie, du Mali et du Niger, se livre à des attentats, à des enlèvements, essentiellement de ressortissants occidentaux, et à divers trafics. L'organisation, basée dans le nord du Mali, retient depuis la mi-septembre en otage cinq Français et deux Africains, capturés au Niger. D'abord transférés au Mali, ils auraient été emmenés récemment hors de ce pays par leurs ravisseurs. Fin septembre, après cet enlèvement, l'Algérie, la Mauritanie, le Niger et le Mali étaient convenus de créer un centre commun de renseignements à Alger, ainsi qu'un comité d'état-major opérationnel conjoint à Tamanrasset (sud algérien). On ne sait rien des activités de ce groupement militaire sahélien.
Le 7 janvier, Aqmi a également enlevé en plein centre de Niamey (Niger), dans le quartier le plus sécurisé de la capitale, deux jeunes Français dans le quartier le plus sécurisé de la capitale, tués le lendemain lors d'une opération de sauvetage franco-nigérienne en territoire malien.
http://www.leparisien.fr/international/algerie-une-touriste-italienne-enlevee-dans-le-sahel-04-02-2011-1300026.php
L'Italienne de 56 ans a été enlevée vers 18 heures dans la zone d'Alidem, à 130 km au sud de Djanet, la principale ville du sud-est algérien
Son chauffeur et son guide, enlevés avec elle, ont été libérés, puis interrogés. Ses ravisseurs, au nombre de quatorze, circulaient à bord de deux Toyota Station. Selon l'agence algérienne APS, les ravisseurs ont autorisé leur otage à avertir, à l'aide de leur téléphone cellulaire (Thuraya), le patron de l’agence qui avait organisé son périple à Djanet. Ce dernier a aussitôt donné l'alerte. Djanet, à 2300 km d'Alger, près de la frontière avec la Libye, est une oasis essentiellement peuplée de Touaregs ajjers (ou azjar).
Dès l'annonce de cet enlèvement, l'armée algérienne, qui contrôle la région d'Alidem, a été mise en état d'alerte et lancée à la recherche des véhicules des ravisseurs. Ceux-ci pourraient avoir franchi une frontière, peut-être pour le Niger voisin, selon le quotidien arabophone El Chourouk.
Deux enlèvements évités au Mali
L'Espagne a par ailleurs fait évacuer d'urgence deux de ses ressortissants du nord du Mali, frontalier de l'Algérie, leur évitant un enlèvement «imminent» dans cette région où sévit Aqmi. En 2003, entre la mi-février et la mi-mars, 32 touristes européens voyageant en plusieurs groupes avaient été enlevés dans le Sahara algérien qui couvre plus de 2 millions de km2. Les derniers avaient été libérés dans le nord du Mali en août de la même année.
La branche maghrébine d'Al-Qaïda, dans ce désert aux confins de l'Algérie, de la Mauritanie, du Mali et du Niger, se livre à des attentats, à des enlèvements, essentiellement de ressortissants occidentaux, et à divers trafics. L'organisation, basée dans le nord du Mali, retient depuis la mi-septembre en otage cinq Français et deux Africains, capturés au Niger. D'abord transférés au Mali, ils auraient été emmenés récemment hors de ce pays par leurs ravisseurs. Fin septembre, après cet enlèvement, l'Algérie, la Mauritanie, le Niger et le Mali étaient convenus de créer un centre commun de renseignements à Alger, ainsi qu'un comité d'état-major opérationnel conjoint à Tamanrasset (sud algérien). On ne sait rien des activités de ce groupement militaire sahélien.
Le 7 janvier, Aqmi a également enlevé en plein centre de Niamey (Niger), dans le quartier le plus sécurisé de la capitale, deux jeunes Français dans le quartier le plus sécurisé de la capitale, tués le lendemain lors d'une opération de sauvetage franco-nigérienne en territoire malien.
http://www.leparisien.fr/international/algerie-une-touriste-italienne-enlevee-dans-le-sahel-04-02-2011-1300026.php
Algérie: Bouteflika promet la fin de l'état d'urgence et l'ouverture de la radio-TV
En pleine tempête contestataire dans le monde arabe, le président Abdelaziz Bouteflika a, à son tour, fait des concessions à l'opposition de son pays jeudi. Il a annoncé qu'il lèverait "dans un très proche avenir" l'état d'urgence, en vigueur depuis 19 ans dans le pays pour lutter contre les violences islamistes qui ont fait des milliers de morts. Mais il s'est défendu que cette mesure ait jamais "entravé l'activité politique". La levée de l'état d'urgence est l'une des demandes de l'opposition et de la société civile qui se sont regroupées en une Nouvelle Coordination et ont annoncé une marche à Alger pour le 12 février en faveur d'une démocratisation et d'"un changement du système", malgré son interdiction annoncée par les autorités. Abdelaziz Bouteflika a néanmoins rappelé, selon le communiqué, que les marches étaient interdites dans la capitale depuis une manifestation sanglante de Kabyles en 2001 mais pas ailleurs.
Il a commenté pour la première fois - selon un communiqué officie l- les émeutes du 4 au 9 janvier qui ont fait 5 morts et plus de 800 blessés. Il a estimé "ces dépassements regrettables" et s'est incliné à la mémoire des victimes, selon l'agence APS, au début d'un Conseil des ministres qui a revêtu un caractère exceptionnel par l'importance des mesures annoncées.
Une couverture médiatique équitable des partis
Dans un communiqué longuement rapporté par les médias officiels, le président algérien a répondu à une série de revendications présentées avec détermination depuis le début de l'année par la société civile et les partis politiques. Une revendication souvent réitérée par les partis politiques de l'opposition et les ONG : le droit à la parole à la télévision et à la radio, qui sont publics en Algérie alors qu'une bonne partie de la presse écrite est privée et libre, a aussi été entendue par les autorités. M. Bouteflika a demandé que les médias audiovisuels assurent équitablement la couverture des partis et organisations nationales reconnues. "La télévision et la radio doivent donc assurer la couverture des activités de l'ensemble des partis et organisations nationales agréés et leur ouvrir équitablement leurs canaux", a-t-il dit.
Annonces de mesures contre le manque de logements
Depuis l'éclatement des événements en Tunisie et en Egypte, les voix se sont multipliées en Algérie pour demander une plus grande ouverture démocratique et davantage de libertés. Le président Bouteflika a enfin répondu à un flot de revendications qui ont provoqué ces dernières années de nombreux mouvements spontanés de citoyens en colère, que ce soit contre le manque de logements ou la mauvaise qualité des habitations qui leur étaient livrées, le chômage ou la hausse des prix. Il a demandé l'accélération de la construction de logements et donné l'ordre aux banques, dont 90% sont publiques, de faciliter les prêts immobiliers mais aussi des mesures pour consolider les prix des produits de premières nécessité.
Il a appelé le gouvernement à "élargir notamment aux légumes secs, le champ d'application du dispositif de stabilisation des prix des produits de base", après avoir annoncé pour mettre fin aux émeutes de janvier des mesures pour lutter contre la spirale inflationniste des prix du sucre et de l'huile. Le chef de l'Etat a aussi annoncé sa détermination à lutter contre la corruption, régulièrement dénoncée par la société civile. "Les mécanismes de prévention contre ces déviations ont été renforcés" a-t-il dit cité par le communiqué officiel, et la législation relative à ces fléaux est "des plus sévères".
http://lci.tf1.fr/monde/afrique/algerie-bouteflika-promet-la-fin-de-l-etat-d-urgence-et-l-ouverture-6260908.html
Il a commenté pour la première fois - selon un communiqué officie l- les émeutes du 4 au 9 janvier qui ont fait 5 morts et plus de 800 blessés. Il a estimé "ces dépassements regrettables" et s'est incliné à la mémoire des victimes, selon l'agence APS, au début d'un Conseil des ministres qui a revêtu un caractère exceptionnel par l'importance des mesures annoncées.
Une couverture médiatique équitable des partis
Dans un communiqué longuement rapporté par les médias officiels, le président algérien a répondu à une série de revendications présentées avec détermination depuis le début de l'année par la société civile et les partis politiques. Une revendication souvent réitérée par les partis politiques de l'opposition et les ONG : le droit à la parole à la télévision et à la radio, qui sont publics en Algérie alors qu'une bonne partie de la presse écrite est privée et libre, a aussi été entendue par les autorités. M. Bouteflika a demandé que les médias audiovisuels assurent équitablement la couverture des partis et organisations nationales reconnues. "La télévision et la radio doivent donc assurer la couverture des activités de l'ensemble des partis et organisations nationales agréés et leur ouvrir équitablement leurs canaux", a-t-il dit.
Annonces de mesures contre le manque de logements
Depuis l'éclatement des événements en Tunisie et en Egypte, les voix se sont multipliées en Algérie pour demander une plus grande ouverture démocratique et davantage de libertés. Le président Bouteflika a enfin répondu à un flot de revendications qui ont provoqué ces dernières années de nombreux mouvements spontanés de citoyens en colère, que ce soit contre le manque de logements ou la mauvaise qualité des habitations qui leur étaient livrées, le chômage ou la hausse des prix. Il a demandé l'accélération de la construction de logements et donné l'ordre aux banques, dont 90% sont publiques, de faciliter les prêts immobiliers mais aussi des mesures pour consolider les prix des produits de premières nécessité.
Il a appelé le gouvernement à "élargir notamment aux légumes secs, le champ d'application du dispositif de stabilisation des prix des produits de base", après avoir annoncé pour mettre fin aux émeutes de janvier des mesures pour lutter contre la spirale inflationniste des prix du sucre et de l'huile. Le chef de l'Etat a aussi annoncé sa détermination à lutter contre la corruption, régulièrement dénoncée par la société civile. "Les mécanismes de prévention contre ces déviations ont été renforcés" a-t-il dit cité par le communiqué officiel, et la législation relative à ces fléaux est "des plus sévères".
http://lci.tf1.fr/monde/afrique/algerie-bouteflika-promet-la-fin-de-l-etat-d-urgence-et-l-ouverture-6260908.html
mardi 1 février 2011
Grève des paramédicaux en Algérie...Santé: "un taux de suivi de la grève des paramédicaux à 90,88%", selon le syndicat
La grève à laquelle a appelé le sydicat algérien des paramédicaux (SAP) a paralysé hôpitaux polycliniques. La grève du personnel paramédical a été suivie à 90,88%, a affirmé mardi 1 février le président du SAP, Lounès Ghachi.
"Selon nos estimations, la grève est suivie à 90,88% dans tout le pays. Les différents services des hôpitaux et des polycliniques sont à l'arrêt. Seuls les urgences fonctionnent normalement", a assuré M. Ghachi.
Le responsable syndical a ajouté que le personnel paramédical a prouvé au premier jour de ce mouvement de protestation de deux jours qu'il "était plus que jamais mobilisé pour faire aboutir ses revendications".
Les grévistes veulent faire pression sur le ministère de la Santé qui tarde à promulguer le nouveau statut du personnel paramédical prévoyant notamment une revalorisation des salaires, selon le SAP.
http://www.elwatan.com/actualite/sante-un-taux-de-suivi-de-la-greve-des-paramedicaux-a-90-88-selon-le-syndicat-01-02-2011-109779_109.php
"Selon nos estimations, la grève est suivie à 90,88% dans tout le pays. Les différents services des hôpitaux et des polycliniques sont à l'arrêt. Seuls les urgences fonctionnent normalement", a assuré M. Ghachi.
Le responsable syndical a ajouté que le personnel paramédical a prouvé au premier jour de ce mouvement de protestation de deux jours qu'il "était plus que jamais mobilisé pour faire aboutir ses revendications".
Les grévistes veulent faire pression sur le ministère de la Santé qui tarde à promulguer le nouveau statut du personnel paramédical prévoyant notamment une revalorisation des salaires, selon le SAP.
http://www.elwatan.com/actualite/sante-un-taux-de-suivi-de-la-greve-des-paramedicaux-a-90-88-selon-le-syndicat-01-02-2011-109779_109.php
lundi 31 janvier 2011
Grèves annoncées demain en Algérie
Une série de grèves doit débuter aujourd'hui en Algérie avec des mouvements du personnel paramédical et de l'éducation qui réclament des augmentations de salaires alors que l'opposition vient d'appeler à une marche à Alger pour demander "le départ du système".
Le Syndicat algérien des paramédicaux (SAP) a appelé aujourd'hui le personnel paramédical des hôpitaux et des polycliniques à observer dès demain une grève de deux jours pour faire pression sur le ministère de la Santé. "Un service minimum sera assuré dans les principaux établissements hospitaliers. Quelque 90.000 salariés sont concernés par ce mouvement", a précisé à l'AFP le responsable du SNAP.
Les personnels du corps commun du ministère l'éducation envisagent de leur côté de se rassembler le 14 février devant le siège de leur ministère à Alger.
Ils réclament notamment une augmentation de salaire et une hausse de la prime de rendement.
Les chômeurs prévoient pour leur part le 6 février un mouvement de protestation devant le siège du ministère du Travail à Alger où ils comptent déposer une plate-forme de revendications, toujours selon El Khabar.
L'annonce de ces movvements intervient alors que la toute nouvelle Coordination nationale pour le changement et la démocratie, qui regroupe des mouvements d'opposition et organisations de la société civile, a appelé à une marche le 12 février à Alger.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/01/31/97001-20110131FILWWW00614-greves-annoncees-demain-en-algerie.php
Le Syndicat algérien des paramédicaux (SAP) a appelé aujourd'hui le personnel paramédical des hôpitaux et des polycliniques à observer dès demain une grève de deux jours pour faire pression sur le ministère de la Santé. "Un service minimum sera assuré dans les principaux établissements hospitaliers. Quelque 90.000 salariés sont concernés par ce mouvement", a précisé à l'AFP le responsable du SNAP.
Les personnels du corps commun du ministère l'éducation envisagent de leur côté de se rassembler le 14 février devant le siège de leur ministère à Alger.
Ils réclament notamment une augmentation de salaire et une hausse de la prime de rendement.
Les chômeurs prévoient pour leur part le 6 février un mouvement de protestation devant le siège du ministère du Travail à Alger où ils comptent déposer une plate-forme de revendications, toujours selon El Khabar.
L'annonce de ces movvements intervient alors que la toute nouvelle Coordination nationale pour le changement et la démocratie, qui regroupe des mouvements d'opposition et organisations de la société civile, a appelé à une marche le 12 février à Alger.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/01/31/97001-20110131FILWWW00614-greves-annoncees-demain-en-algerie.php
lundi 24 janvier 2011
L'ambassadeur d'Algérie en France : «L'Algérie ne sera pas la Tunisie»
Deux jours après une manifestation à Alger, dispersée de manière très musclée, en occasionnant 42 blessés du côté des manifestants et sept dans les rangs des policiers, l'ambassadeur d'Algérie en France était interrogé ce lundi matin su RTL.
Pour Missoum Sbih, pas question de faire d'amalgame avec la situation en Tunisie : «L'Algérie ne sera pas la Tunisie» a-t-il martelé.
En préambule, Missoum Sbih a donné le ton en regrettant que les ambassadeurs maghrébins ne soient invités par les médias «que lorsqu'il y avait des problèmes». Appelé à réagir sur «les émeutes» de samedi à Alger : «quelles émeutes ?», a-t-il répondu, précisant qu'il ne s'agissait pas d'émeutes mais d'une manifestation d'un parti politique (le RCD, Rassemblement pour la culture et la démocratie, un parti laïque d'opposition algérienne).
«Ce parti a fait une demande de manifester. Il a été jugé que l'ordre public pouvait être troublé. » D'où l'interdiction de la manifestation, explique Missoum Sbih. «Ce n'est pas extraordinaire, insiste l'ambassadeur. Ca existe ailleurs. Ca existe en France...»
«La presse est libre»
Pour contrer les critiques sur le manque de démocratie en Algérie, Missoum Sbih a rétorqué : «Vos critères de démocratie ne sont pas les mêmes que les nôtres». Mais il a précisé : «La presse est libre» et ajouté que différents partis politiques, dont le RCD pouvaient s'exprimer.
Pour Missoum Sbih, «l'Algérie n'est pas la Tunisie, les situations ne sont pas comparables. Son destin est exclusivement entre ses mains.»
http://www.leparisien.fr/international/l-ambassadeur-d-algerie-en-france-l-algerie-ne-sera-pas-la-tunisie-24-01-2011-1240471.php
Pour Missoum Sbih, pas question de faire d'amalgame avec la situation en Tunisie : «L'Algérie ne sera pas la Tunisie» a-t-il martelé.
En préambule, Missoum Sbih a donné le ton en regrettant que les ambassadeurs maghrébins ne soient invités par les médias «que lorsqu'il y avait des problèmes». Appelé à réagir sur «les émeutes» de samedi à Alger : «quelles émeutes ?», a-t-il répondu, précisant qu'il ne s'agissait pas d'émeutes mais d'une manifestation d'un parti politique (le RCD, Rassemblement pour la culture et la démocratie, un parti laïque d'opposition algérienne).
«Ce parti a fait une demande de manifester. Il a été jugé que l'ordre public pouvait être troublé. » D'où l'interdiction de la manifestation, explique Missoum Sbih. «Ce n'est pas extraordinaire, insiste l'ambassadeur. Ca existe ailleurs. Ca existe en France...»
«La presse est libre»
Pour contrer les critiques sur le manque de démocratie en Algérie, Missoum Sbih a rétorqué : «Vos critères de démocratie ne sont pas les mêmes que les nôtres». Mais il a précisé : «La presse est libre» et ajouté que différents partis politiques, dont le RCD pouvaient s'exprimer.
Pour Missoum Sbih, «l'Algérie n'est pas la Tunisie, les situations ne sont pas comparables. Son destin est exclusivement entre ses mains.»
http://www.leparisien.fr/international/l-ambassadeur-d-algerie-en-france-l-algerie-ne-sera-pas-la-tunisie-24-01-2011-1240471.php
dimanche 23 janvier 2011
Le chaudron algérois en ébullition
Au lieu d’une démonstration de force du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD, opposition), c’est le pouvoir algérien qui a montré ses muscles samedi. La formation de Saïd Sadi avait appelé à une marche "pour la démocratie". Une manifestation interdite par les autorités, alors que l’Algérie a connu début janvier de violentes émeutes contre la vie chère (5 morts, plus de 800 blessés). Le face-à-face a débouché sur des affrontements. Bilan: 42 blessés selon le RCD, 19 selon la police, qui en annonçait huit dans ses rangs, dont deux grièvement.
Massées devant le siège du parti, dans le centre d’Alger, près de 500 personnes ont tenté à maintes reprises de percer le dispositif de sécurité impressionnant installé aux alentours dès les premières heures de la matinée. Sans succès. Des groupes de jeunes ont tenté de rejoindre la place du 1er-Mai, d’où la marche devait commencer. En vain. Sans ménagement, les forces anti-émeutes les ont contenus à l’intérieur du siège du parti. La capitale était bouclée, et dix barrages fixes bloquaient l’autoroute menant vers la Kabylie, bastion du RCD. La marche n’était pas soutenue par les autres partis de l’opposition. Des slogans hostiles au pouvoir ont été scandés. Certains manifestants brandissaient des drapeaux algériens, mais aussi les couleurs de la Tunisie voisine. Car le renversement du régime de Zine el-Abidine Ben Ali, de l’autre côté de la frontière, a relancé l’agitation que le gouvernement algérien s’était efforcé de contenir en faisant baisser les prix des produits de première nécessité.
"Avant, on se moquait des Tunisiens, maintenant, on les respecte"
L’ébullition est perceptible à Bab el-Oued, quartier populaire d’Alger qui a toujours été au coeur des poussées de fièvre dans le pays, comme cela a encore été le cas au début du mois. Adossé à la clôture de l’esplanade de la mosquée, Saïd scrute les lieux. "Nous sommes assis sur une bombe qui risque d’exploser à tout moment", avertit ce retraité. "Ça bouillonne. Il y a trop d’injustices et de corruption dans ce pays", renchérit Yacine, 40 ans, gérant d’un kiosque à tabac d’où il peut observer ceux que les Algérois appellent les "dénudés": les jeunes désoeuvrés qui descendent de Climat de France et de la Carrière, deux hauts lieux du trafic de drogue.
L’exemple de la Tunisie est dans tous les esprits. "Avant, on se moquait des Tunisiens interdits de parole dans leur pays, maintenant on les respecte. Ils ont chassé leur dictateur", poursuit Yacine en évoquant la multiplication ces dernières années des scandales impliquant de hauts responsables algériens. "Ils ont volé l’argent du pétrole et laissé le peuple souffrir. Il n’y a plus rien pour nous." Lui dit ne réclamer qu’"une petite part du pétrole": "De quoi loger ma famille, c’est tout. J’ai fait une demande pour un logement social en 2001. D’autres venus après moi ont été servis. Ils sont pistonnés." Des syndicats et des organisations de droits de l’homme préparent une autre marche populaire, le 9 février à Alger.
http://www.lejdd.fr/International/Maghreb/Actualite/Algerie-Des-manifestations-populaires-ont-degenere-samedi-a-Alger-257885
Massées devant le siège du parti, dans le centre d’Alger, près de 500 personnes ont tenté à maintes reprises de percer le dispositif de sécurité impressionnant installé aux alentours dès les premières heures de la matinée. Sans succès. Des groupes de jeunes ont tenté de rejoindre la place du 1er-Mai, d’où la marche devait commencer. En vain. Sans ménagement, les forces anti-émeutes les ont contenus à l’intérieur du siège du parti. La capitale était bouclée, et dix barrages fixes bloquaient l’autoroute menant vers la Kabylie, bastion du RCD. La marche n’était pas soutenue par les autres partis de l’opposition. Des slogans hostiles au pouvoir ont été scandés. Certains manifestants brandissaient des drapeaux algériens, mais aussi les couleurs de la Tunisie voisine. Car le renversement du régime de Zine el-Abidine Ben Ali, de l’autre côté de la frontière, a relancé l’agitation que le gouvernement algérien s’était efforcé de contenir en faisant baisser les prix des produits de première nécessité.
"Avant, on se moquait des Tunisiens, maintenant, on les respecte"
L’ébullition est perceptible à Bab el-Oued, quartier populaire d’Alger qui a toujours été au coeur des poussées de fièvre dans le pays, comme cela a encore été le cas au début du mois. Adossé à la clôture de l’esplanade de la mosquée, Saïd scrute les lieux. "Nous sommes assis sur une bombe qui risque d’exploser à tout moment", avertit ce retraité. "Ça bouillonne. Il y a trop d’injustices et de corruption dans ce pays", renchérit Yacine, 40 ans, gérant d’un kiosque à tabac d’où il peut observer ceux que les Algérois appellent les "dénudés": les jeunes désoeuvrés qui descendent de Climat de France et de la Carrière, deux hauts lieux du trafic de drogue.
L’exemple de la Tunisie est dans tous les esprits. "Avant, on se moquait des Tunisiens interdits de parole dans leur pays, maintenant on les respecte. Ils ont chassé leur dictateur", poursuit Yacine en évoquant la multiplication ces dernières années des scandales impliquant de hauts responsables algériens. "Ils ont volé l’argent du pétrole et laissé le peuple souffrir. Il n’y a plus rien pour nous." Lui dit ne réclamer qu’"une petite part du pétrole": "De quoi loger ma famille, c’est tout. J’ai fait une demande pour un logement social en 2001. D’autres venus après moi ont été servis. Ils sont pistonnés." Des syndicats et des organisations de droits de l’homme préparent une autre marche populaire, le 9 février à Alger.
http://www.lejdd.fr/International/Maghreb/Actualite/Algerie-Des-manifestations-populaires-ont-degenere-samedi-a-Alger-257885
samedi 22 janvier 2011
Manifestation interdite à Alger : 42 blessés selon l'opposition
Les partisans du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) parti laïque d'opposition algérienne, se sont dispersés dans le calme samedi après-midi après avoir été empêchés durant de longues heures, de marcher vers le Parlement, par un important dispositif policier. Les manifestants étaient bloqués devant le siège du parti, rue Didouche Mourad, en plein coeur d'Alger
Cette marche interdite par les autorités s'est soldée par quarante-deux blessés dont deux grièvement touchés, selon le RCD. Sept policiers ont également été blessés, dont deux sont dans un état grave, lors de heurts avec des partisans du RCD, selon l'agence de presse officielle APS.
«On a décidé de lever la protestation et se préparer pour les prochaines manifestations. De plus le pouvoir a envoyé des provocateurs qui scandait le nom de Bouteflika», a déclaré un député du RCD.
Peu avant la fin de la manifestation, un trentaine de jeunes ont improvisé une contre-manifestation en face du siège du RCD en criant «Bouteflika, Bouteflika» et en scandant des slogans hostiles au président de ce parti, Saïd Sadi.
Selon des témoignages recueillis au téléphone, cette marche pour le démocratie a été rendue impossible en raison du quadrillage policier. En prévision de cette marche interdite par le pouvoir, d'impressionnants effectifs de police ont été déployés dans toutes les artères de la capitale, et les forces de l'ordre ont notamment encerclé le siège du RCD.
«Plusieurs hélicoptères de la police survolent actuellement le ciel d'Alger, on se croirait en temps de guerre», témoigne au Parisien.fr un étudiant bloqué dans le centre-ville. Une habitante du quartier de Bab El Oued jointe par leParisien.fr a expliqué que sa zone était encore «calme» mais que la tension montait dans le centre-ville, où «la police est omniprésente».
L'AFP a été témoin de plusieurs arrestations musclées, surtout des jeunes. L'un d'eux a été traîné par cinq hommes en civil dans la rue vers l'entrée d'un immeuble, où il lui ont passé les menottes. Arezki Aïter, le député RCD de Tizi Ouzou, principale ville de Kabylie, a été interpellé puis relâché une heure plus tard, selon son parti.
«On ne peut pas mener de lutte pacifique quand on est assiégé»
Dès le début de la matinée, quelque 300 personnes s'étaient retrouvées bloquées par des centaines de membres des forces de l'ordre, casqués et équipés de matraques, boucliers et gaz lacrymogène, devant le siège du RCD sur l'avenue historique de Didouche Mourad, les Champs Elysées algériens. Les manifestants devaient gagner la place du 1er mai dans le centre, et marcher en direction de l'Assemblée nationale populaire, le Parlement, sur le front de mer.
«Je suis prisonnier dans le siège du parti», a déclaré Saïd Sadi, leader du RCD, par haut-parleur depuis le premier étage de l'immeuble. «Je ne peux pas partir d'ici», a-t-il affirmé aux manifestants et dizaines de journalistes présents. «On ne peut pas mener de lutte pacifique quand ont est assiégé», a-t-il clamé. Dans la rue, ses partisans brandissant le drapeau national et celui de la Tunisie voisine, où la population a renversé il y a une semaine la dictature de Ben Ali, criaient: «Etat assassin», «Jazaïr Hourra, Jazaïr Democratiya» («Algérie libre, Algérie démocratique»). Entre les chants patriotiques, on pouvait aussi entendre en français «le pouvoir, y'en a marre» et lire une pancarte appelant à «la dissolution des instances élues».
Les autorités ont quadrillé la capitale
Dès vendredi soir, les autorités avaient pris des dispositions pour quadriller la capitale après que le RCD eut confirmé son intention de manifester malgré l'interdiction décrétée par la wilaya (préfecture) d'Alger. En milieu de nuit, des dizaines de véhicules blindés étaient déjà en position dans le vieux centre historique. Des barrages ont aussi été érigés à l'entrée est de la ville et au moins trois bus transportant des manifestants de Kabylie ont été bloqués dès vendredi soir, selon des témoins cité par le quotidien El-Watan mais déterminés «à continuer à pied».
Sur la place de la Concorde, dans le centre, des dizaines de véhicules blindés étaient stationnés et des centaines de membres de la protection civile et de la police étaient postés dans la matinée. Devant le palais présidentiel, sur les hauteurs d'Alger, une douzaine de véhicules blindés armés de canons à eau veillaient également.
Des manifestants bloqués aux portes d'Alger
Ces brigades anti-émeutes avaient la ferme intention de ne pas laisser les Algérois manifester samedi après-midi. Des milliers de manifestants venus de Tizi Ouzou et de Bejaia, sur les hauteurs enneigées à l'est d'Alger, pour participer à la marche, ont été bloqués, les services de l’ordre les ayant empêchés d’accéder à la capitale.
Le RCD avait décidé de maintenir cette manifestation pour la démocratie malgré l'interdiction du gouvernement, qui craint de voire la situation dégénérer comme en Tunisie. L'Algérie a déja vécu au début de janvier cinq jours d'émeutes contre la vie chère qui ont fait cinq morts et plus de 800 blessés.
http://www.leparisien.fr/international/manifestation-interdite-a-alger-42-blesses-selon-l-opposition-22-01-2011-1239009.php
Cette marche interdite par les autorités s'est soldée par quarante-deux blessés dont deux grièvement touchés, selon le RCD. Sept policiers ont également été blessés, dont deux sont dans un état grave, lors de heurts avec des partisans du RCD, selon l'agence de presse officielle APS.
«On a décidé de lever la protestation et se préparer pour les prochaines manifestations. De plus le pouvoir a envoyé des provocateurs qui scandait le nom de Bouteflika», a déclaré un député du RCD.
Peu avant la fin de la manifestation, un trentaine de jeunes ont improvisé une contre-manifestation en face du siège du RCD en criant «Bouteflika, Bouteflika» et en scandant des slogans hostiles au président de ce parti, Saïd Sadi.
Selon des témoignages recueillis au téléphone, cette marche pour le démocratie a été rendue impossible en raison du quadrillage policier. En prévision de cette marche interdite par le pouvoir, d'impressionnants effectifs de police ont été déployés dans toutes les artères de la capitale, et les forces de l'ordre ont notamment encerclé le siège du RCD.
«Plusieurs hélicoptères de la police survolent actuellement le ciel d'Alger, on se croirait en temps de guerre», témoigne au Parisien.fr un étudiant bloqué dans le centre-ville. Une habitante du quartier de Bab El Oued jointe par leParisien.fr a expliqué que sa zone était encore «calme» mais que la tension montait dans le centre-ville, où «la police est omniprésente».
L'AFP a été témoin de plusieurs arrestations musclées, surtout des jeunes. L'un d'eux a été traîné par cinq hommes en civil dans la rue vers l'entrée d'un immeuble, où il lui ont passé les menottes. Arezki Aïter, le député RCD de Tizi Ouzou, principale ville de Kabylie, a été interpellé puis relâché une heure plus tard, selon son parti.
«On ne peut pas mener de lutte pacifique quand on est assiégé»
Dès le début de la matinée, quelque 300 personnes s'étaient retrouvées bloquées par des centaines de membres des forces de l'ordre, casqués et équipés de matraques, boucliers et gaz lacrymogène, devant le siège du RCD sur l'avenue historique de Didouche Mourad, les Champs Elysées algériens. Les manifestants devaient gagner la place du 1er mai dans le centre, et marcher en direction de l'Assemblée nationale populaire, le Parlement, sur le front de mer.
«Je suis prisonnier dans le siège du parti», a déclaré Saïd Sadi, leader du RCD, par haut-parleur depuis le premier étage de l'immeuble. «Je ne peux pas partir d'ici», a-t-il affirmé aux manifestants et dizaines de journalistes présents. «On ne peut pas mener de lutte pacifique quand ont est assiégé», a-t-il clamé. Dans la rue, ses partisans brandissant le drapeau national et celui de la Tunisie voisine, où la population a renversé il y a une semaine la dictature de Ben Ali, criaient: «Etat assassin», «Jazaïr Hourra, Jazaïr Democratiya» («Algérie libre, Algérie démocratique»). Entre les chants patriotiques, on pouvait aussi entendre en français «le pouvoir, y'en a marre» et lire une pancarte appelant à «la dissolution des instances élues».
Les autorités ont quadrillé la capitale
Dès vendredi soir, les autorités avaient pris des dispositions pour quadriller la capitale après que le RCD eut confirmé son intention de manifester malgré l'interdiction décrétée par la wilaya (préfecture) d'Alger. En milieu de nuit, des dizaines de véhicules blindés étaient déjà en position dans le vieux centre historique. Des barrages ont aussi été érigés à l'entrée est de la ville et au moins trois bus transportant des manifestants de Kabylie ont été bloqués dès vendredi soir, selon des témoins cité par le quotidien El-Watan mais déterminés «à continuer à pied».
Sur la place de la Concorde, dans le centre, des dizaines de véhicules blindés étaient stationnés et des centaines de membres de la protection civile et de la police étaient postés dans la matinée. Devant le palais présidentiel, sur les hauteurs d'Alger, une douzaine de véhicules blindés armés de canons à eau veillaient également.
Des manifestants bloqués aux portes d'Alger
Ces brigades anti-émeutes avaient la ferme intention de ne pas laisser les Algérois manifester samedi après-midi. Des milliers de manifestants venus de Tizi Ouzou et de Bejaia, sur les hauteurs enneigées à l'est d'Alger, pour participer à la marche, ont été bloqués, les services de l’ordre les ayant empêchés d’accéder à la capitale.
Le RCD avait décidé de maintenir cette manifestation pour la démocratie malgré l'interdiction du gouvernement, qui craint de voire la situation dégénérer comme en Tunisie. L'Algérie a déja vécu au début de janvier cinq jours d'émeutes contre la vie chère qui ont fait cinq morts et plus de 800 blessés.
http://www.leparisien.fr/international/manifestation-interdite-a-alger-42-blesses-selon-l-opposition-22-01-2011-1239009.php
Alger : le RCD maintient la marche interdite, la police en alerte
Les Algérois vont vivre aujourd'hui une journée particulièrement tendue. A l’appel d'un des principaux partis d'opposition, une marche populaire et pacifique, interdite par les pouvoirs publics, aura lieu en fin de matinée dans le centre-ville de la capitale.
La date du 22 janvier avait été arrêtée il y a plusieurs jours par le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) pour organiser une manifestation, censée donner un prolongement politique au mécontentement social qui a déja provoqué plusieurs émeutes dans des villes algériennes. Mais jeudi dernier, le ministère de l'Intérieur s'est opposé à cette marche, demandant aux habitants d'Alger de ne pas y participer. «Il est demandé aux citoyens de faire preuve de sagesse et de vigilance, et de ne pas répondre à d'éventuelles provocations destinées à porter atteinte à leur tranquillité, leur quiétude et à leur sérénité» disait ainsi un communiqué des autorités répercuté - fait rarissîme - par la chaine télévisée ENTV dans son JT de 20 heures.
«Ce n’est plus l’état d’urgence, c’est l’état de siège !»
Le RCD s'est indigné hier de cette interdiction et a décidé de maintenir le cap: «La demande d'autorisation déposée dans les temps et selon les règles ayant été refusée sans la moindre explication, alors que des manifestations initiées par la clientèle du pouvoir ont été autorisées, nous décidons de refuser le régime des deux collèges, de sinistre mémoire dans notre pays, et de maintenir la marche populaire du 22 janvier». Loin de céder aux menaces, le parti du leader politique Saïd Sadi en a même profité pour s'indigner sur la situation du pays: «Occupation policière de la capitale, propagande à la radio et à la télévision, annulation de tous les transports ferroviaires vers la capitale, investissement par la police des cités universitaires d’Alger ; ce n’est plus l’état d’urgence, c’est l’état de siège !».
Le bras de fer est désormais totalement engagé entre le RCD et le pouvoir. Dès vendredi soir, d’importants renforts de police ont été dépêchés dans la capitale et, selon la presse, les services de sécurité “sont en état d'alerte maximum”. Pour les autorités algériennes, confronté à un fort mécontentement social, la principale crainte est de voire se répéter le scénario tunisien.
http://www.leparisien.fr/international/alger-le-rcd-maintient-la-marche-interdite-la-police-en-alerte-22-01-2011-1238940.php
La date du 22 janvier avait été arrêtée il y a plusieurs jours par le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) pour organiser une manifestation, censée donner un prolongement politique au mécontentement social qui a déja provoqué plusieurs émeutes dans des villes algériennes. Mais jeudi dernier, le ministère de l'Intérieur s'est opposé à cette marche, demandant aux habitants d'Alger de ne pas y participer. «Il est demandé aux citoyens de faire preuve de sagesse et de vigilance, et de ne pas répondre à d'éventuelles provocations destinées à porter atteinte à leur tranquillité, leur quiétude et à leur sérénité» disait ainsi un communiqué des autorités répercuté - fait rarissîme - par la chaine télévisée ENTV dans son JT de 20 heures.
«Ce n’est plus l’état d’urgence, c’est l’état de siège !»
Le RCD s'est indigné hier de cette interdiction et a décidé de maintenir le cap: «La demande d'autorisation déposée dans les temps et selon les règles ayant été refusée sans la moindre explication, alors que des manifestations initiées par la clientèle du pouvoir ont été autorisées, nous décidons de refuser le régime des deux collèges, de sinistre mémoire dans notre pays, et de maintenir la marche populaire du 22 janvier». Loin de céder aux menaces, le parti du leader politique Saïd Sadi en a même profité pour s'indigner sur la situation du pays: «Occupation policière de la capitale, propagande à la radio et à la télévision, annulation de tous les transports ferroviaires vers la capitale, investissement par la police des cités universitaires d’Alger ; ce n’est plus l’état d’urgence, c’est l’état de siège !».
Le bras de fer est désormais totalement engagé entre le RCD et le pouvoir. Dès vendredi soir, d’importants renforts de police ont été dépêchés dans la capitale et, selon la presse, les services de sécurité “sont en état d'alerte maximum”. Pour les autorités algériennes, confronté à un fort mécontentement social, la principale crainte est de voire se répéter le scénario tunisien.
http://www.leparisien.fr/international/alger-le-rcd-maintient-la-marche-interdite-la-police-en-alerte-22-01-2011-1238940.php
vendredi 21 janvier 2011
Algérie: un appel au changement
Un groupe d'universitaires, de journalistes et de personnalités algériennes ont publié aujourd'hui un appel au changement démocratique dans leur pays, après celui survenu en Tunisie voisine. Les signataires indiquent qu'il appellent "à la convergence de toutes les (...) initiatives de citoyens, d’associations, de syndicats et de partis politiques allant dans le sens de la levée du carcan sur la vie publique et pour l’avènement de l’alternance démocratique en Algérie".
Cette déclaration signée par une trentaine de personnalités, est une première, semble-t-il au moins depuis les émeutes qui ont secoué l'Algérie du 4 au 9 janvier. Le texte, transmis par courriel et également visible sur Facebook et sur le site du quotidien algérien Le Matin, rend un hommage appuyé au mouvement des Tunisiens qui ont renversé le président Zine AL Abidine Ben Ali.
Les signataires estiment que cette "juste action du peuple tunisien ouvre une nouvelle situation politique dans un Maghreb lié par un destin commun". Evoquant "le désespoir social" en Algérie, illustré par les émeutes du début du mois qui ont fait cinq morts et plus de 800 blessés dans leur pays, les signataires critiquent vivement leur gouvernement pour n'avoir donné à ces événements qu'"une seule explication: la hausse du prix des produits de base". "La crise de janvier n'est pas soluble dans l'huile", affirment-ils en référence à ces denrées, tout en soulignant que "les mouvements sociaux n'ont jamais été aussi nombreux que ces dernières années" en Algérie.
"Le pouvoir est seul face au désarroi et à la colère des Algériens", affirment encore ces personnalités très critiques envers le maintien de l'Etat d'urgence depuis 1992, "la répression policière, la manipulation et le verrouillage médiatique", selon eux.
Parmi eux, l'universitaire et journaliste Fodil Boumala, un ancien député, Haïdar Bendrihem, les universitaires Zoubir Arous et Ahcène Bechani, un ancien combattant de la guerre d'indépendance Saïd Boudiaf, l'éditeur Boussad Ouadi et Youcef Lakhdar Hamina, universitaire et fils du réalisateur de cinéma Mohammed Lakhdar Hamina, qui avait remporté la Palme d'Or à Cannes pour Chronique des années de braise (1974).
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/01/21/97001-20110121FILWWW00539-algerie-un-appel-au-changement.php
Cette déclaration signée par une trentaine de personnalités, est une première, semble-t-il au moins depuis les émeutes qui ont secoué l'Algérie du 4 au 9 janvier. Le texte, transmis par courriel et également visible sur Facebook et sur le site du quotidien algérien Le Matin, rend un hommage appuyé au mouvement des Tunisiens qui ont renversé le président Zine AL Abidine Ben Ali.
Les signataires estiment que cette "juste action du peuple tunisien ouvre une nouvelle situation politique dans un Maghreb lié par un destin commun". Evoquant "le désespoir social" en Algérie, illustré par les émeutes du début du mois qui ont fait cinq morts et plus de 800 blessés dans leur pays, les signataires critiquent vivement leur gouvernement pour n'avoir donné à ces événements qu'"une seule explication: la hausse du prix des produits de base". "La crise de janvier n'est pas soluble dans l'huile", affirment-ils en référence à ces denrées, tout en soulignant que "les mouvements sociaux n'ont jamais été aussi nombreux que ces dernières années" en Algérie.
"Le pouvoir est seul face au désarroi et à la colère des Algériens", affirment encore ces personnalités très critiques envers le maintien de l'Etat d'urgence depuis 1992, "la répression policière, la manipulation et le verrouillage médiatique", selon eux.
Parmi eux, l'universitaire et journaliste Fodil Boumala, un ancien député, Haïdar Bendrihem, les universitaires Zoubir Arous et Ahcène Bechani, un ancien combattant de la guerre d'indépendance Saïd Boudiaf, l'éditeur Boussad Ouadi et Youcef Lakhdar Hamina, universitaire et fils du réalisateur de cinéma Mohammed Lakhdar Hamina, qui avait remporté la Palme d'Or à Cannes pour Chronique des années de braise (1974).
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/01/21/97001-20110121FILWWW00539-algerie-un-appel-au-changement.php
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