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lundi 25 mars 2013

Mise en examen de Sarkozy : Guaino ne lâche rien contre le juge

L'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy a assumé ses propos lundi matin sur LCI : "j'ai le droit de critiquer, le jugement que je porte est un jugement moral". "Que le juge Gentil m'insulte s'il veut", lâche-t-il.
Henri Guaino ne supporte pas depuis longtemps «le gouvernement des juges » qui mettrait en cause, selon lui, la République. C'était déjà l'un de ses leitmotivs sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Depuis vendredi et la mise en examen de l'ancien chef de l'Etat, il reprend son combat en affirmant que "le juge Gentil a déshonoré la République et déshonoré les institutions". Immédiatement, la gauche a condamné ces propos, y voyant une « mise en cause de l'indépendance de la justice". De son côté, le magistrat a fait savoir par l'intermédiaire de son avocat qu'il pourrait porter plainte pour outrage à magistrat.

Mais Henri Guaino s'en moque et attaque le travail du juge de Bordeaux. "Ce qui se passe est extrêmement grave, ce n'est pas une décision comme une autre, d'abord par la qualification », a-t-il affirmé. « J'ai le droit de critiquer, le jugement que je porte est un jugement moral !", a-t-il lancé. Et de dénoncer une forme de « dictature » lorsque l'on ne peut pas dire ce que l'on pense.
"L'image du pays"
"Est-ce que vous imaginez un instant que Nicolas Sarkozy puisse se livrer sur cette vieille dame richissime à un abus de faiblesse ?". "Ce serait risible si cela ne salissait pas l'honneur d'un homme qui, ayant été président de la République, entraîne dans cette salissure la France et la République elle-même", a tonné l'ancienne "plume" de Nicolas Sarkozy. Pour cet ancien conseiller, « cette décision est irresponsable, elle n'a pas tenu compte des conséquences qu'elle pouvait avoir sur l'image du pays ».

Alors que la verve de Henri Guaino contre le juge Gentil est critiquée à mots couverts à droite, notamment par Jean-Pierre Raffarin et certains sarkozystes qui craignent l'outrance, l'ancien conseiller du président a reçu ce week-end le soutien de l'avocat George Kiejman. "Cette mise en examen restera comme un mauvais coup porté à la justice et peu m'importe que son auteur ait voulu ou non rejoindre au panthéon quelques gloires judiciaires que leur narcissisme a rendu illustres", écrit-il. "Il y a trop d'invraisemblances et de doutes pour qu'en raison des textes de loi auxquels j'ai concourus et des faits que j'ai connus, je puisse me dérober, indépendamment de toute sympathie pour Nicolas Sarkozy", ajoute l'ancien avocat de Liliane Bettencourt dont les bureaux ont été perquisitionnés en octobre 2011.
 

dimanche 24 mars 2013

L'affaire Bettencourt ne semble pas porter un coup fatal à Sarkozy

La mise en examen de Nicolas Sarkozy pour "abus de faiblesse" dans l'affaire Bettencourt ne met pas un coup d'arrêt brutal aux chances de retour de celui qui reste de loin l'homme politique préféré des électeurs de droite.
L'UMP intègre d'ailleurs l'hypothèse d'un retour de l'ex-président dans ses discussions internes. La commission des statuts du parti a en effet engagé une "réflexion" sur l'idée de permettre aux anciens présidents de la République de pouvoir être candidat à une élection sans passer par des primaires, a confirmé dimanche, sur "12/13 Dimanche France 3", Nadine Morano, une autre fidèle de Nicolas Sarkozy. Une initiative qui, dans la perspective de 2017, ne peut concerner que ce dernier.
Près de deux Français sur trois (63%) estiment que la mise en examen de l'ancien président ne l'empêchera "probablement pas", voire "certainement pas" de revenir en politique, selon un sondage BVA paru dimanche dans Le Parisien-Aujourd'hui en France, et réalisé vendredi et samedi, soit après la mise en examen jeudi de l'ancien président pour "abus de faiblesse" à l'encontre de Liliane Bettencourt, l'héritière de l'Oréal.
A la question "selon vous, cette mise en examen empêchera-t-elle Nicolas Sarkozy de revenir en politique?", 47% des personnes interrogées répondent "non, probablement pas", 16% "non, certainement pas". 36% sont d'un avis contraire (25% "oui, probablement", 11% "oui, certainement").
En outre, 31% des Français, mais surtout des 63% des sympathisants UMP, souhaitent qu'il soit le candidat de l'UMP en 2017, loin devant François Fillon (27% des Français, 18% des UMP), Nathalie Kosciusko-Morizet, Bruno Le Maire et Jean-François Copé (5% des Français, 2% des UMP).
Interrogé par le Parisien, Gaël Sliman, de l'institut BVA, explique ces résultats notamment par "le cynisme des Français, qui considèrent de toute façon que leurs hommes politiques sont corrompus. Du coup, on peut très bien rester populaire après une affaire".
Ensuite, poursuit le sondeur, "les gens savaient depuis longtemps que Sarkozy était soupçonné dans l'affaire Bettencourt: cette mise en examen ne les a donc pas si surpris".
Les dirigeants de l'UMP, s'ils ne ménagent pas leur soutien à Nicolas Sarkozy dans le bras de fer qui l'oppose au juge d'instruction Jean-Michel Gentil qui l'a mis en examen, se montrent en revanche plus prudents sur un éventuel retour de l'ancien chef de l'Etat, qui serait un coup dur pour leurs propres ambitions.
Ainsi, Jean-François Copé, président du parti, ne veut pas "préjuger des décisions futures". "La seule chose que je puisse dire, c'est que je l'ai trouvé extrêmement pugnace et combatif", a-t-il déclaré dimanche au Grand rendez-vous Europe 1/Le Parisien/Itélé.
Nathalie Kosciusko-Morizet a mis en garde, au Forum Radio J, sur "toutes les causeries qu'ont peut avoir sur ce sujet" qui "sont souvent un peu décalées et un peu hors de propos". Mais, a-t-elle reconnu, Nicolas Sarkozy a "plutôt un tempérament à se sentir encouragé que découragé" par l'adversité, en n'excluant que le "ce n'est pas terminé !" lancé au juge d'instruction par l'ancien président pouvait avoir une "traduction" politique.
Nettement plus catégorique, le très sarkozyste Christian Estrosi a pour sa part estimé sur France Inter que son champion "a plus que jamais un avenir politique". "Ce sont les électeurs de notre pays qui le disent. Et (...) tout cela est très rassurant pour une grande démocratie comme la nôtre", a-t-il ajouté.
(Sondage BVA réalisé par internet auprès d'un échantillon représentatif de la population française de 1.088 personnes et sélectionné selon la méthode des quotas).

http://www.lepoint.fr/politique/

Les proches de Sarkozy s'attaquent au juge Gentil

La signature par le juge d'une tribune dénonçant l'affaiblissement de la lutte anti-corruption en France depuis dix ans, est selon eux le signe d'un manque d'impartialité. Nadine Morano ose une comparaison avec l'affaire d'Outreau.
Ils sont furieux. La mise en examen de Nicolas Sarkozy pour abus de faiblesse dans le cadre de l'affaire Bettencourt ulcère ses proches, qui n'hésitent pas à mettre en cause le professionnalisme et l'impartialité du juge d'instruction Jean-Michel Gentil.
Le premier à sonner la charge fut Henri Guaino, ancien conseiller de l'ex-président. Interrogé au lendemain de la mise en examen de Nicolas Sarkozy, il déclara sur Europe 1 et RTL que le juge avait «déshonoré un homme, les institutions, la justice» en prenant cete décision «indigne» et «irresponsable». «Elle n'a pas tenu compte des conséquences qu'elle pouvait avoir sur l'image du pays, de la République, de nos institutions». Le député des Yvelines a même demandé au juge d'instruction de «venir devant les Français et leur expliquer pourquoi, sur quels fondements, et à partir de quels faits précis, concrets et irréfutables il a pris une décision aussi lourde de conséquences».
La violence des propos n'a pas laissé le juge Gentil indifférent. Ce dernier songe à porter plainte au pénal contre Henri Guaino pour injure et diffamation. «Il a été injurié par quelqu'un qu'il ne connaît pas, qui est tout à fait extérieur au dossier et qui semble aussi avoir des connaissances assez sommaires en matière de procédure pénale», a expliqué l'avocat du juge, Me Rémi Barousse.

Une tribune au coeur des attaques

«Atteinte à la liberté d'expression» répond ce dimanche Jean-François Copé. «S'il advenait qu'Henri Guaino fasse l'objet d'une procédure pour ce qu'il a dit, je serais solidaire de lui. Je n'ai pas tenu les propos d'Henri Guaino mais en tant que président de l'UMP, je suis solidaire de sa liberté d'expression».
Le chef de l'opposition s'est également attaqué, en deux temps, à une tribune cosignée par le juge Gentil en juin 2012 sur les insuffisances de la lutte anti-corruption sous les présidences Sarkozy et Chirac. Dans cette dernière, 82 magistrats s'alarmaient de l'abandon de la lutte contre la grande délinquance financière au cours de «la décennie qui s'achève», «comme si les exigences de probité et d'égalité de tous devant la loi s'étaient dissoutes dans la crise».
«Je considère qu'à partir du moment où des magistrats s'expriment dans une tribune dans la presse - c'est d'ailleurs leur droit -, ils ne peuvent pas dans le même temps interdire à des responsables politiques de s'exprimer à leur tour», a affirmé Copé sur Europe 1. «On peut les uns et les autres s'interroger sur le contenu d'une tribune de magistrats qui met en cause la politique menée par un chef de l'Etat d'un point de vue judiciaire comme ils l'ont fait, pour ensuite se trouver dans une situation d'être eux-mêmes en charge d'un dossier le concernant».

Morano compare l'affaire Sarkozy avec Outreau

La supposée partialité du juge est un argument repris par l'avocat de Nicolas Sarkozy, Me Thierry Herzog, dans le Journal du Dimanche. «J'observe une chose. Le juge Gentil a signé une tribune politique le 27 juin 2012 dans laquelle il met en cause la politique de Nicolas Sarkozy et celle de son prédécesseur, les accusant de ‘vouloir protéger les corrompus'. Cinq jours après la signature de cette tribune, le même juge a opéré quatre perquisitions au domicile de Nicolas Sarkozy, dans son bureau, ainsi qu'au domicile de sa secrétaire. Si l'on rapproche ces faits de la tribune politique qu'a signée le juge Gentil contre Nicolas Sarkozy quatre jours avant la perquisition à son domicile, on peut se poser au minimum la question de l'impartialité de ce magistrat».
Mêmes éléments de langage chez Nadine Morano, qui a estimé ce dimanche sur France 3 que «quand vous êtes juge, et ne voulez pas qu'on remette en cause votre impartialité, vous ne signez pas de tribunes comme l'a fait le juge Gentil, avec certains autres de ses collègues. Lorsqu'on est magistrat, on doit avoir un droit de réserve, parce que la politique pénale, la politique judiciaire, elle est faite par les élus du peuple, elle n'est pas faite par les juges». Puis l'ancienne ministre a résumé sa pensée par une formule polémique: «Il y a eu l'affaire d'Outreau avec un juge d'instruction dépassé. Et là nous avons maintenant l'affaire Sarkozy avec un juge engagé.»
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/03/24/01016-20130324ARTFIG00072-les-proches-de-sarkozy-s-attaquent-au-juge-gentil.php
 

Me Barousse, avocat du juge Gentil : « Les bornes ont été dépassées »

« Extravagant », selon , « invraisemblable » à en croire Frédéric Lefebvre, « ahurissant et abject » dixit Nadine Morano… Dans les heures qui ont suivi l’annonce de la mise en examen de par le juge d’instruction Jean-Michel Gentil, la colère a emporté une partie des proches de l’ancien chef de l’Etat. Aujourd’hui encore dans le « JDD », l’avocat de Nicolas Sarkozy, Me Thierry Herzog, s’interroge sur l’« impartialité » du magistrat, évoquant une tribune selon lui « politique » signée par ce dernier. « Je n’avais pas vu une telle violence collective depuis la première cohabitation des années 1986-1988 », témoigne le magistrat honoraire, Philippe Bilger. Les propos les plus durs ont été tenus par qui a accusé le magistrat d’avoir « déshonoré la justice ». Face à ces attaques, et d’autres visant son épouse, le magistrat bordelais a décidé de réagir par la voix de son avocat parisien, Me Rémi Barousse.

Pourquoi le juge Gentil a-t-il décidé de porter plainte contre Henri Guaino ?
Me Rémi Barousse. Dans l’exercice de leurs fonctions, les magistrats sont bâillonnés, pieds et poings liés. Ils n’ont pas le droit de réagir, même lorsqu’ils sont agressés ou critiqués. Même, aussi, lorsqu’ils entendent des aberrations les conçernant. J’en sais quelque chose : j’ai moi-même été vingt ans dans la magistrature avant de devenir avocat. Cette fois, pourtant, Jean-Michel Gentil a estimé que les bornes avaient été dépassées. Il m’a donc effectivement chargé d’étudier la faisabilité juridique d’une plainte en diffamation, soit pour outrage à magistrat, soit pour injure publique. Nous nous déciderons très vite, en début de semaine prochaine.


Selon une rumeur qui enfle sur Twitter, la femme de Jean-Michel Gentil appartiendrait à la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Bordeaux — celle-là même qui devra se prononcer sur la requête en nullité formulée par l’avocat de Nicolas Sarkozy…
Que certains puissent penser cela est juste incroyable. Nous démentons formellement cette rumeur. La femme de Jean-Michel Gentil est vice-procureur au tribunal de grande instance de Bordeaux. N’appartenant pas du tout à la chambre de l’instruction, elle n’interviendra donc en rien dans les dossiers instruits par son mari.

Certains propos tenus sur le juge Gentil sont très durs. Le sont-ils davantage que dans d’autres affaires sensibles ?
Depuis l’affaire Urba (NDLR : en 1991, le PS avait été touché par une affaire de financement occulte), je n’ai pas souvenir d’attaques aussi violentes.


http://www.leparisien.fr/affaire-bettencourt/me-barousse-avocat-du-juge-gentil-les-bornes-ont-ete-depassees-24-03-2013-2666145.php

L’avocat de Sarkozy s’interroge sur «l’impartialité» du juge Gentil

«On peut se poser au minimum la question de l’impartialité de ce magistrat», déclare au JDD Me Thierry Herzog, après avoir évoqué «la tribune politique qu’a signée le juge Gentil contre Nicolas Sarkozy, quatre jours avant la perquisition à son domicile», un texte sur la corruption co-signé avec 81 autres magistrats.
Dans ce texte, dit encore l’avocat «il met en cause la politique de Nicolas Sarkozy et celle de son prédécesseur, les accusant de vouloir protéger les corrompus. Cinq jours après la signature de cette tribune, le même juge a opéré quatre perquisitions au domicile de Nicolas Sarkozy, dans son bureau, ainsi qu’au domicile de sa secrétaire».
Le texte évoqué a été publié le 27 juin 2012 dans le quotidien Le Monde sous le titre «Agir contre la corruption, l’appel des juges contre la délinquance financière».
Les signataires, parmi lesquels figurent d’autres juges réputés, mais aussi l’Association française des magistrats instructeurs, des universitaires, policiers ou encore des associations de lutte contre la corruption, font le constat de l’échec de la lutte contre la délinquance financière durant la décennie qui s’achève, évoquant le «délitement» des dispositifs de répression contre la corruption, et le «désengagement de l’Etat», et proposent des réformes, sans cependant mentionner directement Nicolas Sarkozy.
Dans son entretien au JDD, Me Thierry Herzog, revient en outre sur l’incident ayant marqué la fin de l’audition de l’ex-chef de l’Etat par le juge Gentil et les deux autres magistrates saisies, Cécile Ramonatxo et Valérie Noël, évoqué samedi par Le Parisien et Le Monde.
Après neuf heures de confrontation le juge a «signifié à Nicolas Sarkozy qu’il était témoin assisté pour les faits d’abus de faiblesse de 2008 et de recel de janvier et février 2007, mais mis en examen pour abus de faiblesse pour des faits commis en février 2007», explique Me Herzog.
«Nicolas Sarkozy lui a répondu que c’était une grande injustice. Le juge Gentil lui a rétorqué violemment que son propos était injurieux. Nicolas Sarkozy a répondu non, c’est une injustice et j’ai la liberté de dire et de penser ce que je veux. Le juge a ajouté : C’est une injure et maintenant, c’est terminé. Nicolas Sarkozy a dit non, ce n’est pas terminé, signifiant ainsi que comme tout un chacun il userait des voies de recours», déclare l’avocat.

http://www.leprogres.fr/france-monde/2013/03/24/l-avocat-de-sarkozy-s-interroge-sur-l-impartialite-du-juge-gentil

samedi 23 mars 2013

Affaire Bettencourt: Le juge Gentil va porter plainte contre Henri Guaino

Pour Henri Guaino, la décision du juge Gentil de mettre Nicolas Sarkozy en examen dans le cadre de l'affaire Bettencourt «déshonore la justice»...
Le juge Jean-Michel Gentil va porter plainte contre Henri Guaino, après les propos que le député UMP a tenus sur lui vendredi matin, a indiqué samedi son avocat à l'AFP, confirmant une information de RTL.

>> Qui est le juge Gentil? Son portrait par là

«Il m'a mandaté pour étudier une plainte pénale contre M. Guaino, suite aux propos qui ont été tenus hier matin sur Europe 1, où les propos ont été tout à fait inadmissibles. On a accusé M. Gentil de porter atteinte à la République, d'être le déshonneur de la Justice et des institutions et j'en passe», a déclaré Me Rémi Barousse à l'AFPTV. «M. Guaino sera cité devant le tribunal correctionnel pour répondre des infractions qui lui sont reprochées», a-t-il déclaré. «Je précise que c'est tout à fait périphérique au dossier dont a pu être saisi M. Gentil, qui a été injurié par quelqu'un qu'il ne connaît pas, qui est tout à fait extérieur au dossier et qui semble aussi avoir des connaissances assez sommaires en matière de procédure pénale», a-t-il ajouté.

«Il a le droit de se défendre comme toute personne»

Evoquant le juge Gentil, qui est, outre son client, son ami et ancien collègue magistrat, Me Barousse a observé: «Il est magistrat, mais comme toute personne, il a le droit de défendre ses droits, il a le droit à ne pas être injurié publiquement et à ne pas être outragé publiquement. Donc il a le droit de se défendre comme toute personne». «C'est quelqu'un d'extrêmement sérieux, compétent et travailleur et totalement impartial et indépendant. J'entends des commentaires, ou j'ai pu lire des commentaires, où on le soupçonne de connivence politique mais je peux affirmer que tout cela est absolument faux», a conclu l'avocat.
Henri Guaino, proche de Nicolas Sarkozy, a estimé vendredi que le juge Jean-Michel Gentil avait «déshonoré la justice» en mettant en examen l'ex-chef de l'Etat pour abus de faiblesse. «Je conteste la façon dont il fait son travail (...), je la trouve indigne, je trouve qu'il a déshonoré un homme, les institutions, la justice», a notamment déclaré Henri Guaino. Il a aussi qualifié de «grotesque, insupportable» la qualification d'abus de faiblesse retenue. «Cette décision est irresponsable, elle n'a pas tenu compte des conséquences qu'elle pouvait avoir sur l'image du pays, de la République, de nos institutions», a-t-il insisté, avant de demander au juge «de venir expliquer aux Français pourquoi (...) il a pris une décision aussi lourde de conséquences».

http://www.20minutes.fr/politique/1124297-20130323-bettencourt-juge-gentil-va-porter-plainte-contre-henri-guaino

dimanche 12 février 2012

Éric Woerth conteste en bloc les faits qui lui sont reprochés

Après ses deux mises en examen successsives, l’ancien ministre du Budget a choisi de contre-attaquer. Dans les colonnes du Figaro ce matin, samedi 11 janvier 2012, il nie tout en bloc, qu’il s’agisse du « trafic d’influence passif » ou du « recel à raison d’une présumée remise de numéraire ». « Il n'y a aucune preuve contre moi d'une quelconque culpabilité, précise l’ex-ministre et ex-trésorier de l'UMP. Je n'ai été qu'une seule fois reçu chez Mme Bettencourt et en présence d'autres personnes. Le juge fait son métier (...) mais il met en relation des faits qui n'ont rien à voir entre eux. Je démens avec force avoir reçu la moindre espèce ».
Retour aux faits. L'ancienne comptable des Bettencourt, Claire Thibout, assure avoir remis 50 000 euros à l’ancien gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, Patrice de Maistre, et affirme qu'il les destinait à Eric Woerth pour la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. Toujours selon elle, Patrice de Maistre a pu aller chercher encore 100.000 euros en Suisse. « Mme Thibout reconnaît elle-même n'avoir assisté à aucun échange d'argent me concernant. On exige de moi d'apporter la preuve de ce qui n'existe pas », dénonce le mis en cause. Les juges estiment, eux, disposer d’éléments concordants accréditant la thèse de la comptable.
Par ailleurs, le procureur de Nice, Éric de Montgolfier, a déclaré que le nom de Patrice de Maistre figurait dans la liste des évadés fiscaux HSBC qu’Éric Woerth a récupérée alors qu'il était ministre du Budget. « Je n'ai pas épluché cette liste nominativement », assure l’ancien ministre, tentant de couper court à tout favoritisme de sa part en direction des Bettencourt.
Enfin, concernant l'accusation de « trafic d'influence », Éric Woerth répète qu'il « n’y a aucun lien » entre l'embauche de sa femme dans une société dirigée par Patrice de Maistre (société gérant la fortune de Liliane Bettencourt) et la Légion d'Honneur qu'il a fait obtenir à ce dernier. « Je répète que je n'ai jamais demandé à quiconque d'embaucher ma femme. Elle aurait détesté », a-t-il renchéri.
http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/France/Eric-Woerth-conteste-en-bloc-les-faits-qui-lui-sont-reproches-_NG_-2012-02-11-767460

jeudi 2 février 2012

Bettencourt : Eric Woerth convoqué

L'ancien ministre du Travail, Eric Woerth, est convoqué la semaine prochaine chez les juges d'instruction bordelais en charge de l'affaire Bettencourt, a-t-on appris aujourd'hui de sources concordantes.

Selon une source proche du dossier, il devrait être mis en examen pour financement illégal de parti politique et abus de faiblesse aux dépens de
Liliane Bettencourt. Il est soupçonné d'avoir obtenu de celle-ci des fonds en quantité illégale pour le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/02/01/97001-20120201FILWWW00288-bettencourt-eric-woerth-convoque.php

mercredi 1 février 2012

Liliane Bettencourt entendue par le juge

Le juge bordelais Jean-Michel Gentil s'est rendu le jeudi 19 janvier au domicile de Liliane Bettencourt, à Neuilly-sur-Seine, révèle RTL. La milliardaire a été entendue comme partie civile. C'est la première fois que le juge entendait l'héritière de L'Oréal, âgée de 89 ans et partie civile dans différents dossiers portant son nom.

L'audition "s'est déroulée sans aucun problème" et dans un climat "courtois". L'entrevue avait comme objectif de recueillir d'éventuelles déclarations et d'interroger l'héritière sur ses souvenirs à propos des dons et opérations financières réalisés entre septembre 2006 et septembre 2011. Les magistrats veulent notamment connaître son degrè de connaissance des actes qui étaient signés en son nom.

Les autres protagonistes de l'affaire, le photographe François-Marie Banier, son compagnon Martin d'Orgeval et l'ancien homme de confiance de Liliane Bettencourt, Patrice de Maistre, ont été entendus jeudi à Bordeaux.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/01/30/97001-20120130FILWWW00623-liliane-bettencourt-entendue-par-le-juge.php

mercredi 18 janvier 2012

Affaire Bettencourt: Examen des enregistrements, la tutelle dans la balance

Deux examen, devant la Cour de Cassation et la Cour d'appel de Versailles, vont relancer le dossier...
La saga Bettencourt revient devant les tribunaux, avec l'examen mardi par la Cour de Cassation de la validité d'enregistrements clandestins qui avaient lancé l'affaire, et la décision mercredi de la Cour d'appel de Versailles de confirmer ou non la tutelle de Liliane Bettencourt.
Ce second volet est familial, patrimonial et économique (avec la gouvernance de L'Oréal en jeu). Il met aux prises la milliardaire de 89 ans, et sa fille Françoise Meyers-Bettencourt, 58 ans, qui juge que l'état de santé de sa mère nécessite qu'elle soit protégée; le premier est très politique et réunit les deux femmes. En effet, pour l'avocat de la fille, Me Olivier Metzner, si la Cour de Cassation décidait in fine de donner raison aux deux femmes, «quasiment toute l'affaire Bettencourt tomberait. Il n'y aurait même plus d'affaire Woerth!».

Woerth fragilisé par les enregistrements

En quoi étaient si importants ces enregistrements pirates des conversations téléphoniques de la milliardaire et de son entourage, réalisés clandestinement à son hôtel particulier de Neuilly-sur-Seine et qui avaient fait sortir l'affaire du strict cadre familial, mi 2010? Ils fragilisaient singulièrement Eric Woerth, alors ministre en charge de la délicate réforme des retraites. L'ancien trésorier de l'UMP, exposé au soupçon de conflits d'intérêt puis de financement politique illégal avec des déclarations de l'ancienne comptable de Liliane Bettencourt, avait dû quitter le gouvernement contre son gré en novembre 2010. Plus d'un an plus tard, il n'a pas été mis en examen.
Ce nouvel épisode judiciaire intervient alors que les juges de Bordeaux, où le dossier a été délocalisé, ont, selon le quotidien Sud-Ouest, demandé les comptes de campagne de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.

Décision sur la tutelle dès mercredi

La Cour de Cassation ne tranchera pas immédiatement mardi. Le lendemain, la Cour d'appel de Versailles devrait en revanche rendre sa décision: elle avait été saisie par Liliane Bettencourt, qui conteste les conditions de la tutelle lui ayant été imposées par une juge en octobre. La détentrice de la troisième plus grande fortune de France demande à être placée sous curatelle renforcée, un régime de protection moins contraignant qui lui permettrait d'écarter sa fille de la gestion de ses biens.
La milliardaire souhaite que son petit-fils Jean-Victor Meyers, 25 ans, soit son curateur et que la gestion de ses biens et de son patrimoine soit confiée à des tiers, alors qu'en première instance celle-ci a été confiée conjointement à sa fille et ses deux petits-fils. A l'audience fin 2011, l'avocat général avait réclamé la confirmation de la décision d'octobre. Si la Cour allait à l'encontre de cette réquisition, cela permettrait à Liliane Bettencourt de conserver un certain regard sur ses activités économiques.
Mi-décembre, par la voix de son avocate, Françoise Bettencourt-Meyers s'était jugée confortée dans sa démarche menée «dans l'intérêt de sa mère», après les mises en examen, notamment pour abus de faiblesse et escroquerie aggravée, de l'artiste François-Marie Banier et de l'ancien gestionnaire de fortune de la milliardaire Patrice de Maistre.
http://www.20minutes.fr/societe/861276-affaire-bettencourt-examen-enregistrements-tutelle-balance

jeudi 15 décembre 2011

Affaire Bettencourt : la police a arrêté Patrice de Maistre

L'enquête sur l'affaire Bettencourt est entrée dans une phase décisive. Après le photographe François-Marie Banier et son compagnon, Martin d'Orgeval, la Brigade financière a interpellé mercredi Patrice de Maistre, l'ancien conseiller et gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt. Lui aussi fait l'objet d'un mandat d'amener délivré par le juge d'instruction de Bordeaux Jean-Michel Gentil, qui enquête sur d'éventuels "abus de faiblesse" commis au préjudice de la milliardaire entre 2006 et 2011.

M. de Maistre, âgé de 62 ans, a été arrêté par les policiers à l'aéroport de Roissy, mercredi matin, à sa descente d'un avion en provenance du Gabon. Il a été conduit au dépôt de Bobigny (Seine-Saint-Denis), dans l'attente d'être conduit devant le juge Gentil, sans doute dans la journée de jeudi. Le magistrat doit auparavant signifier leurs mises en examen à François-Marie Banier et à Martin d'Orgeval, soupçonnés d'avoir bénéficié de dons colossaux de Mme Bettencourt, à une période où celle-ci était affaiblie par une maladie cérébrale qui la privait de ses facultés de discernement, selon une expertise médicale rendue à la justice au mois de septembre.

"Il ne faut pas que l'on se fasse prendre..."


Sur les fameux enregistrements clandestins du maître d'hôtel de Mme Bettencourt - révélés au printemps 2010 par Le Point et le site Mediapart -, on entendait clairement le conseiller financier dispenser des conseils à l'octogénaire afin d'organiser la dissimulation de ses avoirs à l'étranger. "Il faut qu'on arrange les choses avec vos comptes en Suisse, déclarait-il ainsi le 27 octobre 2009. Il ne faut pas que l'on se fasse prendre avant Noël." Il dissuadait en outre l'héritière de L'Oréal de rapatrier ses fonds officiellement - comme la loi le permettait - par peur "que le fisc tire un fil". Ces éléments pourraient entraîner des poursuites à son encontre pour complicité de blanchiment et de fraude fiscale.

Plusieurs fois reçu à l'Élysée durant la première phase de l'enquête, quand les investigations étaient conduites sous l'autorité du procureur de Nanterre, Philippe Courroye, M. de Maistre a par ailleurs été mis en cause par l'ancienne comptable de Mme Bettencourt au sujet d'une somme qui lui aurait été remise, au début de l'année 2007, afin de contribuer au financement de la campagne de Nicolas Sarkozy, dont le trésorier était Éric Woerth. Or le gestionnaire de fortune avait également fait recruter l'épouse de M. Woerth, alors ministre du Budget, dans l'une des sociétés financières de Mme Bettencourt.

"Je ne peux pas faire ça"


Les enregistrements du majordome ont aussi révélé que M. de Maistre.....................la suite de l'article sur lepoint.fr .... http://www.lepoint.fr/societe/affaire-bettencourt-la-police-a-arrete-patrice-de-maistre-14-12-2011-1407296_23.php

vendredi 14 octobre 2011

Affaire Bettencourt: perquisitions aux cabinets de Mes Wilhelm et Kiejman

Des perquisitions ont eu lieu jeudi aux cabinets des avocats parisiens Me Pascal Wilhelm, le protecteur de Liliane Bettencourt, et de son confrère Me Georges Kiejman, ancien conseil de la milliardaire, a-t-on appris de sources proches du dossier.
Le parquet de Bordeaux a ouvert fin septembre une information pour abus de faiblesse.
Les deux hommes ont été les avocats de Liliane Bettencourt, dont Me Wilhelm est depuis janvier 2011 le protecteur, désigné par la milliardaire pour gérer son patrimoine et ses affaires. Me Kiejman a longtemps été dans l'équipe des conseils de l'héritière de L'Oréal avant d'être remplacé par Me Wilhelm.
"Tout se passe bien, très calmement", a commenté pour Europe 1 Me Kiejman. Me Wilhelm n'avait pu être joint peu après 13H00 et il n'y avait aucune agitation particulière à son cabinet parisien en début d'après-midi, selon un journaliste de l'AFP.
La fille unique de Liliane Bettencourt, Françoise Bettencourt-Meyers, accuse Me Wilhelm de conflit d'intérêt et demande depuis juillet la révocation de son mandat de protecteur devant la juge des tutelles de Courbevoie (Hauts-de-Seine) qui doit rendre une décision lundi.
La fille de Mme Bettencourt est mécontente que sa mère ait investi environ 140 millions d'euros, par l'intermédiaire de Me Wilhelm dans la société de Stéphane Courbit, LG Industrie, présente dans les jeux en ligne, la production audiovisuelle et l'énergie. Me Wilhelm avait été le conseil de Stéphane Courbit. Ce dernier et Mme Bettencourt avaient ensuite annoncé la fin de leurs relations d'affaires.
Le barreau de Paris avait considéré pour sa part "qu'aucun fait contraire à l'honneur, à la probité ou aux principes essentiels régissant la profession d'avocat n'a été relevé à l'encontre" de Me Wilhelm.
"Imbécillité monstre"
Fin septembre, le parquet de Bordeaux avait toutefois chargé les juges d'instruction d'étudier les abus de faiblesse que subirait encore l'héritière de L'Oréal de la part de son entourage après un rapport d'expertise médical inquiétant.
Ce rapport médical, réalisé en juin par un juge bordelais, accompagné de médecins à son domicile de Neuilly-sur-Seine, concluait à des troubles de la mémoire et du jugement. Les avocats de Liliane Bettencourt entendent faire annuler cette expertise.
Dans un communiqué, le procureur de la République Claude Laplaud avait expliqué que ce rapport "ordonné par les juges d'instruction le 1er juin a été déposé le 28 septembre".
"Les conclusions de ce rapport déterminent le ministère public à étendre la saisine des juges d'instruction à des faits d'abus de faiblesse dont celle-ci pourrait avoir été victime entre le mois de septembre 2006 et le mois de septembre 2011", avait indiqué M. Laplaud. Le parquet n'avait pas précisé qui était visé par cette saisine.
Le 4 octobre, la juge des tutelles de Courbevoie avait examiné à huis clos, l'opportunité de protéger judiciairement Liliane Bettencourt, à la demande de sa fille, ce qui avait relancé le conflit entre les deux femmes.
La juge des tutelles a la dure tâche de s'assurer de la bonne protection de la troisième fortune de France souffrant à bientôt 89 ans d'une maladie cérébrale.
La magistrate avait auditionné Liliane Bettencourt à son domicile le 11 juillet. Selon Le Point, la milliardaire avait alors déclaré qu'elle ignorait les récents investissements réalisés en son nom.
Liliane Bettencourt a fait savoir qu'elle "beuglerait" si elle était placée sous tutelle, une "imbécillité monstre" selon elle. Son avocat Me Jean-René Farthouat la dit prête à la "guerre nucléaire" avec sa fille.
http://www.lepoint.fr/societe/affaire-bettencourt-perquisitions-aux-cabinets-de-mes-wilhelm-et-kiejman-13-10-2011-1384080_23.php

lundi 10 octobre 2011

Bettencourt : la publication des enregistrements n'était pas légitime

La publication par "Le Point" et Mediapart des enregistrements pirates réalisés au domicile de Liliane Bettencourt par son majordome n'était pas légitime, a estimé jeudi 6 octobre la Cour de cassation.
En juin 2010, Liliane Bettencourt et son ancien gestionnaire de fortune, Patrice de Maistre, avaient assigné en référé les deux organes de presse pour obtenir le retrait des retranscriptions écrites et audios des enregistrements clandestins réalisés chez la milliardaire par son ancien majordome et révélés mi-juin 2010. Ils réclamaient également plusieurs dizaines de milliers d'euros de réparation.
Le 1er juillet 2010, le tribunal de grande instance de Paris, suivi trois semaines plus tard par la cour d'appel, avait autorisé la diffusion de ces écoutes au motif que de telles informations, "relevant du débat démocratique, p(ouvaient) être légitimement portées à la connaissance du public".
Liliane Bettencourt et Patrice de Maistre s'étaient alors pourvus en cassation.
"Ne légitime pas l'information du public"
Jeudi, la Première chambre civile leur a donné raison, en annulant les décisions favorables au "Point" et à Mediapart.
Dans quatre arrêts différents, elle rappelle que "la captation, l'enregistrement ou la transmission sans le consentement de leur auteur des paroles prononcées à titre privé ou confidentiel" constituent "une atteinte à l'intimité de la vie privée".
Or, pour la Cour, une telle atteinte à l'intimité de la vie privée "ne légitime pas l'information du public".
Elle a donc annulé les décisions contestées et renvoyé ces dossiers devant la cour d'appel de Versailles qui devra statuer à nouveau, en prenant compte de ces observations.
http://www.google.fr/url?sa=t&source=newssearch&cd=1&sqi=2&ved=0CCoQqQIwAA&url=http%3A%2F%2Ftempsreel.nouvelobs.com%2Factualite%2Fmedia%2F20111006.OBS1877%2Fbettencourt-la-publication-des-enregistrements-n-etait-pas-legitime.html&ei=ZJSRTo34MorSsga99qjuDw&usg=AFQjCNHSqFxiukBItAqjWPmRUGoNacTTCw&sig2=7WLw3ui1agjkvDny_5sBHA

dimanche 4 septembre 2011

Affaire Bettencourt: La greffière ne confirme pas les propos de la juge Prévost-Desprez

La greffière de la juge de Nanterre Isabelle Prévost-Desprez a été entendue vendredi par la police à la demande des juges de Bordeaux en charge de l'affaire Bettencourt, assure dimanche le JDD, et n'a pas confirmé avoir reçu des confidences sur des remises d'espèces à Nicolas Sarkozy chez la milliardaire.
Dans Sarko m'a tuer (Stock), le livre des journalistes du Monde Fabrice Lhomme et Gérard Davet paru mercredi, Isabelle Prévost-Desprez affirme que l'ex-infirmière de Liliane Bettencourt a «confié à (sa) greffière, après son audition par (elle): 'J'ai vu des remises d'espèces à Sarkozy mais je ne pouvais le dire sur procès-verbal'».
Selon le JDD, la greffière a été entendue dès vendredi par la police. Elle a reconnu engager parfois de petites conversations avec des personnes auditionnées par la juge quand elle les «raccompagne à l'ascenseur», mais n'avoir «aucun souvenir» de la scène concernant l'infirmière. Le JDD affirme par ailleurs que les magistrats bordelais veulent entendre eux-mêmes le témoignage de la juge dans cette affaire. Il n'a pas été possible de confirmer la teneur de cet article dimanche. Le procureur de Bordeaux Claude Laplaud a fait indiquer que «pour l'heure, il n'y avait pas de communication prévue» sur ces éléments.
L'ex-infirmière a déjà démenti
L'ex-infirmière a déjà affirmé à l'hebdomadaire Marianne n'avoir «pas parlé [à la juge ou à la greffière] de remises d'enveloppes à Nicolas Sarkozy, ni à personne d'autre», tout en racontant aussi avoir été la cible de «menaces de mort» dans cette «affaire sensible».
Fabrice Lhomme avait estimé jeudi auprès de l'AFP que «si certains voient un démenti» dans les propos de l'ex-infirmière, (...) Lire la suite sur 20minutes.fr

samedi 3 septembre 2011

Analyse / Vers une justice d'opinion ?

Après les « instructions à ciel ouvert » qui permettent d'étaler, sans le moindre respect pour les justiciables ou le secret des procédures, les témoignages et dépositions des protagonistes d'une affaire, à l'instar des dossiers Clearstream ou Bettencourt, voici venue l'ère des juges délateurs et de la justice d'opinion.
Grâce à la juge Isabelle Prévost-Desprez (photo), vice-présidente du tribunal de Nanterre, et aux auteurs du pamphlet « sarkophage » de Gérard Davet et Fabrice Lhomme, les témoins d'une enquête savent désormais qu'on peut les balancer sans autre forme de procès, quitte à leur faire tenir des propos qu'ils n'ont pas énoncés, tout simplement parce que c'est ainsi que doit être écrite l'histoire du moment.


Les « flingages » politiques ont toujours existé, surtout en période préélectorale, tout comme les « coups » d'édition dans le sillage d'une bonne affaire, mais il faut reconnaître que « Sarko m'a tuer » pose une nouvelle norme en matière de justice et d'investigation. Car enfin, lire que Mme Prévost-Desprez affirme que l'ancienne infirmière de Liliane Bettencourt a « confié à (sa) greffière, après son audition : '' J'ai vu des remises d'espèces à Sarkozy mais je ne pouvais le dire sur procès-verbal '' », puis apprendre de l'aveu même de l'un des auteurs, sur Europe 1, que ce témoignage extraordinaire n'a été ni recoupé, ni vérifié, est pour le moins surprenant ! Le moindre journaliste débutant sait que l'on doit vérifier et recouper ses informations, même quand la source première est de bonne foi, surtout lorsque l'on ne travaille pas sur pièces. Cette légèreté devient coupable quand, quelques heures après le lancement du coup journalistique, le principal témoin de cette pseudo « révélation » dément formellement, sur le site de Marianne, avoir jamais tenu de tels propos : « Lorsque j'ai été auditionnée par la juge Isabelle Prévost-Desprez […], je ne lui ai pas parlé de remise d'enveloppes à Nicolas Sarkozy ni à personne d'autre. Je n'en ai parlé ni à la juge, ni à sa greffière. »

Pour un journaliste d'investigation, ne pas aller au bout de la vérification d'une information prouve que l'on ne veut pas prendre le risque de voir l'hypothèse s'effondrer. On peut toujours jouer au poker menteur avec d'éventuelles parties à l'enquête en cours, mais il est impossible de se contenter d'une affirmation unilatérale que rien ne fonde. Et ce n'est pas Martine Aubry, qui s'est estimée harcelée quant à son alcoolisme supposé, qui dirait le contraire… Qu'importe, selon Fabrice Lhomme, qui fait la navette entre Le Monde et Mediapart - nous savons à l'union à quel point les rédacteurs travaillant avec M. Plénel peuvent réécrire les histoires pour les faire correspondre avec leurs préjugés -, les dénégations de l'infirmière, et de son mari, cité par un autre titre, seraient même la preuve de ce qu'avance le livre, « c'est-à-dire le climat de peur mis en place pour dissuader les gens de parler… »
Donc, une juge et des « journalistes » d'investigation, non seulement balancent un « témoin » supposé au mépris de sa volonté, mais encore instrumentalisent ses dénégations sous prétexte de démontrer par l'absurde le bien-fondé de leurs allégations. Quand on laisse à l'opinion, ou à la foule, le loisir de faire la justice, on se rapproche dangereusement du lynchage… Que des magistrats, tels Mme Prévost-Desprez, Christophe Régnard, président de l'Union syndicale des magistrats (USM), et Mathieu Bonduelle, du Syndicat de la magistrature, s'alignent sur de telles méthodes, sous prétexte de règlements de comptes partisans, ne laisse rien augurer de bon pour la démocratie. En dépit des robes fourrées d'hermine, la République des juges ne serait rien d'autre qu'une tyrannie… pas même éclairée. Tout le reste n'est que littérature.
http://www.lunion.presse.fr/article/autres-actus/analyse-vers-une-justice-dopinion

samedi 18 juin 2011

Le médecin de Liliane Bettencourt est menacé d'un procès

Le médecin traitant de l'héritière de L'Oréal Liliane Bettencourt, Christophe de Jaeger, est menacé d'un procès en correctionnelle dans une affaire relative à son activité de son médecin, où il est mis en examen depuis 2010, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.
Comme le révèle Le Monde, ce gériatre est mis en cause pour "complicité d'exercice illégal de la médecine" dans un dossier sans rapport avec la milliardaire mais en lien avec la gestion de son cabinet privé, où il est soupçonné de sous-traiter des actes médicaux à son personnel administratif.
Il nie les faits. Le dossier, transmis au parquet en avril, pourrait donner lieu à un renvoi en correctionnelle d'ici à la fin de l'année. Le dossier pose un problème puisque le médecin est inscrit comme expert judiciaire auprès du parquet.
Christophe de Jaeger fait partie de l'entourage de la milliardaire suspecté par sa fille, Françoise Meyers, d'organiser la spoliation de la 15e fortune mondiale, par des "dons" ou des investissements orientés.
Ce conflit, un temps apaisé en décembre avec un accord entre mère et fille passant notamment par le renoncement du photographe François-Marie Banier à 600 millions d'euros d'assurance-vie, vient d'être relancé.
La bataille judiciaire porte désormais sur un "mandat de protection future" confié par Liliane Bettencourt à son avocat Pascal Wilhelm, soupçonné par ailleurs d'avoir suscité un investissement de 143 millions d'euros dans une société de paris en ligne dont il est proche.
Christophe de Jaeger a rédigé, selon Le Monde, le certificat médical ayant permis la délivrance du "mandat de protection future" à Me Wilhelm, qui lui donnerait un droit de regard, voire la gestion de la fortune Bettencourt en cas de placement sous curatelle renforcée, recommandée dernièrement par d'autres médecins.
http://www.lepoint.fr/fil-info-reuters/le-medecin-de-liliane-bettencourt-est-menace-d-un-proces-17-06-2011-1343054_240.php

dimanche 12 juin 2011

Liliane Bettencourt conseille à sa fille d'aller voir un psy

Le torchon a décidément recommencé à brûlé dans la famille Bettencourt. Interviewée dans «le JDD», la maman, Liliane, ne mâche pas ses mots. Elle confie à l'hebdomadaire que sa fille, Françoise Bettencourt-Meyers, est quelqu'un d'«un peu dérangé».
Signe que
les hostilités ont repris entre la milliardaire et sa fille, explique au «JDD» avoir refusé de la recevoir jeudi dernier car «c'est fatiguant de recevoir quelqu'un qui est psychiquement un peu dérangé».Elle explique en outre que sa «fille n'est pas heureuse», qu'elle «est très changeante» et qu'elle «aurait besoin de se confier à un psy compte tenu de ses problèmes psy».

«C'est peut-être méchant de dire cela, mais si cette jeune personne voyait un psy en qui elle aurait confiance et qui l'inciterait à sortir d'elle-même, peut-être serait-elle plus heureuse», ajoute-t-elle.
Mme Bettencourt et sa fille semblent avoir rompu leur pacte de réconciliation en déclenchant cette semaine un nouvel épisode dans cette saga judiciaire familiale entamée en 2007.

Craignant qu'«un cordon sécuritaire» ne se reconstitue autour de sa mère, Françoise Bettencourt-Meyers a notamment mis en cause le nouvel homme de confiance de la milliardaire, l'avocat Pascal Wilhelm, devenu le 20 janvier son protecteur, chargé de gérer son patrimoine.

«Ce serait une folie que je me sépare du lui», estime à cet égard la milliardaire, 89 ans. Pascal Wilhelm se voit reprocher d'avoir investi, pour le compte de la fille du fondateur de L'Oréal, près de 140 millions d'euros dans une société de Stéphane Courbit, qu'il a représenté. Ce placement «dans les jeux en ligne» est en désaccord avec la stratégie de la famille Bettencourt «pour qui il est essentiel que le nom soit associé à une marque prestigieuse», affirme la requête. 

 http://www.leparisien.fr/affaire-bettencourt/liliane-bettencourt-conseille-a-sa-fille-d-aller-voir-un-psy-12-06-2011-1490592.php

mercredi 11 mai 2011

Perquisitions chez Donnedieu de Vabres

Les juges d'instruction en charge des dossiers Bettencourt à Bordeaux ont mené début mars des perquisitions aux différents domiciles de l'ancien ministre de la Culture Renaud Donnedieu de Vabres, annonce aujourd'hui le journal Le Monde.

Les juges Jean-Michel Gentil, Cécile Ramonatxo et Valérie Noël ont ordonné ces perquisitions dans le cadre de l'information judiciaire ouverte pour "trafic d’influence, financement illicite de parti politique ou de campagne électorale", indique le journal.

Ils s'intéressent de manière générale aux possibles largesses du couple Bettencourt pour les hommes politiques, à la suite notamment de révélations de l'ancienne comptable du couple, Claire Thibout, qui avait décrit en juillet 2010 à la police les visiteurs qui "venaient tirer la sonnette" des Bettencourt au moment des campagnes électorales. Elle citait M. Donnedieu de Vabres au milieu d'une longue liste d'autres personnalités, tout en ajoutant qu'elle ne pouvait certifier que chaque visiteur bénéficiait d'une remise d'argent. Le nom de M. Donnedieu de Vabres figurait aussi dans une note adressée à André Bettencourt par le gestionnaire de fortune de la famille, Patrice de Maistre, rappelle le journal.

L'information n'était pas vérifiable à la mi-journée, mais l'ancien ministre réagit dans le journal, indiquant: "La justice fait le travail qu'elle croit devoir faire. Je n'ai rien à me reprocher. Je n'ai jamais reçu d'argent liquide de Mme Bettencourt. Elle a fait des dons légaux à des partis politiques. Je connais cette famille et je sais ce qu'elle représente pour ce pays".
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/05/11/97001-20110511FILWWW00513-perquisitions-chez-donnedieu-de-vabres.php