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jeudi 17 février 2011

Tunisie : Ben Ali serait dans état critique

Zine el-Abidine Ben Ali serait victime d'une attaque cérébrale, selon des sources militaires et gouvernementales tunisiennes interrogées par Le Point.fr. L'information avait été donnée dans un premier temps par un journal saoudien basé à Londres, mais démentie par la famille de l'ancien président tunisien.
Mais d'après Nicolas Beau, journaliste spécialiste de la Tunisie et auteur, avec Catherine Graciet, d'une biographie de l'épouse de Ben Ali, Leïla Trabelsi, Ben Ali serait bien malade Il serait actuellement hospitalisé à l'hôpital de Djedda, où il est arrivé le 14 ou le 15 février sous le nom d'une autorité locale. Son épouse, Leïla, n'est pas à son chevet. Elle serait actuellement en Libye. D'autres sources la localisent dans un autre pays du Golfe. Âgé de 74 ans, Ben Ali souffre d'un cancer de la prostate depuis plusieurs années.


http://www.leparisien.fr/international/tunisie-ben-ali-serait-dans-etat-critique-17-02-2011-1319870.php

dimanche 13 février 2011

Rome demande l'aide de l'UE face à l'immigration de Tunisiens

977 immigrants tunisiens sont arrivés illégalement, dans la nuit de samedi à dimanche, sur l'île italienne de Lampedusa, selon les gardes-côtes italiens.


Le commandant du port de Lampedusa, Antonio Morana, alors que que deux autres embarcations se rapprochaient de la petite île, parle d’une «situation difficile»: «les débarquements se poursuivent à un rythme incessant.»


La mer calme et le beau temps favorisent ces départ depuis la Tunisie d'embarcations chargées d'immigrés clandestins. «Il est devenu impossible pour nous de vivre en Tunisie: il y a des violences, des enlèvements, on ne sait plus qui commande, le pays est à la dérive», témoigne une femme arrivée dans la nuit, qui dit vouloir rejoindre sa famille en France.


Rome a demandé une réunion urgente du Conseil justice et intérieur de l'Union européenne. Et le gouvernement a proclamé, samedi, l'état d'urgence humanitaire, ce qui permet d'éviter certaines formalités légales, de prendre des mesures immédiates et de mobiliser rapidement des moyens financiers.


«Mais cela ne suffit plus, nous devons mobiliser les pays de la Méditerranée qui ont des navires, des avions et des hélicoptères» pour contrôler la côte tunisienne, a jugé, dans une interview au Corriere della Sera de dimanche, le ministre des Affaires étrangères, Franco Frattini. Frattini espère une décision rapide de l'Union européenne, d'ici une dizaine de jours, pour le déploiement d'une mission Frontex d'interception et de patrouille au large des côtes de Tunisie.


Les clandestins tunisiens recevront de l'aide «mais ils ne peuvent pas rester sur le territoire italien», a souligné le chef de la diplomatie italienne, indiquant qu'ils seront rapatriés.


En dépit d'un pont aérien mis en place par les autorités italiennes pour le rapatriement, ils restaient dimanche plus de 2.000 clandestins sur l'île, selon une estimation de la police, pratiquement tous Tunisiens. En cinq jours, environ 5.000 immigrants, pour la plupart Tunisiens, ont débarqué à Lampedusa, selon des sources concordantes.


La nouvelle vague d'immigration clandestine a déjà fait ses premières victimes. Un jeune Tunisien s'est noyé tandis qu'un autre est porté disparu après le naufrage, samedi, d'une barque transportant 12 candidats à l'immigration.


http://www.liberation.fr/monde/01012319691-un-millier-d-immigrants-tunisiens-arrives-illegalement-dans-la-nuit-en-italie

mercredi 9 février 2011

Tunisie/tirs de sommation : un blessé

Un jeune Tunisien a été blessé par le ricochet d'une balle mercredi matin à Tunis, après des tirs de sommation par un militaire qui tentait de faire revenir le calme devant un bureau d'aide sociale où se pressait une foule de chômeurs, a-t-on appris auprès de témoins. "Un militaire a tiré vers le sol et une balle a atteint un jeune au pied. Il a été évacué vers un hôpital", a déclaré à l'AFP Rim Rabihi, une chômeuse de 22 ans venue réclamer une aide. Le jeune homme blessé, Lotfi Safra, âgé de 26 ans, est originaire de Bab Souika, un des quartiers populaires de Tunis.


Selon plusieurs témoignages recueillis par l'AFP, une foule compacte s'était formée dans la matinée devant des bureaux du ministère des Affaires sociales, qui avait commencé la veille à distribuer des aides aux chômeurs et handicapés. Les bureaux n'avaient pas encore ouvert et la foule manifestait son impatience, refusant de s'organiser en rangs comme le leur demandaient les militaires en faction devant le bâtiment. Un militaire a effectué des tirs de sommation alors que la foule menaçait d'entrer de force, toujours selon des témoins.


Dans plusieurs régions, le gouvernement distribue une aide de 30 dinars (15,5 euros) par chômeur et de 150 dinars (78 euros) par handicapé, sur présentation de la carte d'identité et/ou du certificat d'invalidité. La situation sociale et sécuritaire reste très tendue en Tunisie où le gouvernement a allégé le couvre-feu mais a fait appel aux réservistes de l'armée à partir du 16 février. La police, bras armé du régime répressif de Ben Ali, ayant pratiquement disparu des rues depuis le départ du président déchu le 14 janvier, c'est l'armée qui assure la sécurisation des ministères et bâtiments stratégiques.


En fin de matinée, quelques dizaines de personnes manifestaient sur l'avenue Habib Bourguiba, dans le centre de Tunis, pour dénoncer l'usage des armes par les militaires et réclamer le départ du gouvernement de transition.


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/02/09/97001-20110209FILWWW00459-tunisietirs-de-sommation-un-blesse.php

lundi 7 février 2011

Tunisie : le Premier ministre demande aux députés de contourner le RCD

Mohammed Ghannouchi a appelé lundi les députés, réunis pour la première fois depuis la chute de Ben Ali, à autoriser le président intérimaire à gouverner par décrets-lois, contournant ainsi un parlement dominé par l'ex-parti au pouvoir. "Le temps est précieux. Ces décrets-loi, la Tunisie en a vraiment besoin pour écarter les dangers" qui menacent les acquis de la révolution, a martelé Mohammed Ghannouchi. "Il y a des personnes qui veulent faire revenir la Tunisie en arrière, mais nous devons honorer nos martyrs, qui se sont battus pour la liberté", a-t-il insisté, appelant les 125 députés présents (sur 214 élus) à adopter le texte, qui devrait passer mercredi devant la Chambre des conseillers (Sénat).


La bataille contre l'ancien tout puissant Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD) avait franchi un premier palier dimanche soir, avec l'annonce par le ministère de l'Intérieur de la "suspension" du parti avant une "dissolution" prochaine.

http://lci.tf1.fr/filnews/monde/tunisie-le-premier-ministre-demande-aux-deputes-de-contourner-6265183.html

dimanche 6 février 2011

Kebili, Kef, Sidi Bouzid : des violences dans plusieurs villes tunisiennes

Un jeune Tunisien est mort dans la nuit de samedi à dimanche à Kebili, dans le sud de la Tunisie, lors de heurts avec les forces de l'ordre. Selon l'agence officielle TAP, un «groupe de jeunes» a tenté d'attaquer et incendier un poste de la garde nationale à la sortie nord de la ville et l'un d'entre eux a été «atteint en pleine tête par une grenade lacrymogène». Plusieurs autres personnes ont été blessées et hospitalisées.


Toujours selon TAP, l'armée s'est ensuite interposée lorsque le même groupe de jeune a attaqué un autre poste de la garde nationale de la ville avant de se diriger vers la résidence du gouverneur de la région. L'agence officielle fait état de «sit-in et protestations» samedi pour protester contre la nomination du nouveau gouverneur.


Poste de police incendié au Kef


Par ailleurs, au Kef (nord-ouest de la Tunisie), l'immeuble abritant le siège de la police était la proie des flammes dimanche après-midi, selon un syndicaliste, Raouf Hadaoui. Celui-ci précise que des "«bandes de jeunes ont attaqué et pillé le commissariat» avant de mettre le feu à l'immeuble de la police. L'armée a été déployée pour faciliter le travail des secours. «C'est la panique en ville, décrit ce témoin. Plusieurs voitures de police ont été incendiées et le feu menace des habitations». Il mentionne un incessant ballet d'ambulances. L'agence officielle confirme l'incendie et le déploiement de forces, ajoutant que les manifestants se sont emparés de documents et d'équipements au siège de la police.


La veille, déjà, le Kef a connu de violents affrontements entre policiers et manifestants venus réclamer le départ du chef de la police locale, accusé d'abus de pouvoir. Ces heurts ont fait quatre morts et une quinzaine de blessés, selon des sources syndicales. Le retour au calme dans la matinée de dimanche n'a pas duré. Selon Raouf Hadaoui, les jeunes pilleurs sont «payés par le RCD (ex-parti au pouvoir. ndlr) pour semer le trouble».


Mort de deux personnes détenues par la police à Sidi Bouzid


Enfin, vendredi, à Sidi Bouzid, deux personnes sont mortes dans des conditions mystérieuses dans le poste de police où elles étaient détenues. Les corps portant des traces de brûlures ont été amenés à l'hôpital régional de la ville et les circonstances de leur décès ne sont pas connues. Elles ont été identifiées par des témoins comme Aden Hammami et Ridha Bakari Nsiri. Plusieurs centaines de manifestants en colère se sont rassemblés devant le poste après l'annonce du décès et ont mis le feu à trois voitures de police avant l'intervention des pompiers.


C'est de Sidi Bouzid qu'est partie la révolte populaire qui a chassé du pouvoir le président Ben Ali, après l'immolation le 17 décembre par le feu d'une jeune marchand de primeurs de la ville, Mohamed Bouazizi, excédé par des humiliations policières répétées
http://www.leparisien.fr/crise-tunisie/kebili-kef-sidi-bouzid-des-violences-dans-plusieurs-villes-tunisiennes-06-02-2011-1302745.php

Tunisie: la police ouvre le feu sur les manifestants

Deux personnes au moins ont été tuées et 17 autres blessées samedi dans le nord de la Tunisie, où la police a ouvert le feu pour repousser des manifestants qui lançaient pierres et cocktails Molotov sur un poste de police, a-t-on rapporté de source proche du ministère de l'Intérieur. "Un millier de personnes se sont rassemblés lors d'une manifestation devant le commissariat de police d'El Kef afin de réclamer le limogeage du chef de la police de la ville pour abus de pouvoir dans l'exercice de ses fonctions", a-t-on indiqué de même source à Reuters. Les manifestants ont criblé le commissariat de pierres et de cocktails Molotov en tentant d'en occuper les locaux, a-t-on précisé de même source. "La police a ouvert le feu pour empêcher les manifestants de faire irruption dans le commissariat." Le ministère de l'Intérieur a arrêté le chef de la police d'El Kef à la suite de ces incidents, a-t-on ajouté.

http://lci.tf1.fr/filnews/monde/tunisie-la-police-ouvre-le-feu-sur-les-manifestants-6263201.html

mercredi 2 février 2011

Le ministre tunisien de l'Intérieur dénonce un complot

Le ministre tunisien de l'Intérieur a évoqué mardi un complot contre la sûreté de l'Etat au sein des forces de l'ordre, après divers actes de violence dont l'incendie d'une synagogue et l'attaque la veille des locaux de son ministère par 2.000 personnes.
Ces gens qui sont venus hier au ministère (...) sont les mêmes qui se sont présentés aujourd'hui pour faire peur aux gens", a déclaré Farhat Rajhi à la chaîne privée Hannibal TV.


"Il y a un complot contre la sûreté de l'Etat et un complot au sein des forces de l'ordre", a-t-il assuré.


L'armée tunisienne a procédé mardi à des tirs de sommation pour disperser des bandes de jeunes qui s'en sont pris à deux écoles de Carthage, terrorisant les élèves, rapportent des témoins.


Des incidents avaient été signalés la veille à Kasserine, haut lieu de la contestation de l'ancien régime, où des bâtiments administratifs ont été incendiés et des habitants menacés.


Le ministre a par ailleurs déclaré que son prédécesseur, qui a supervisé la répression des manifestations ayant entraîné la fuite de l'ex-président Zine ben Ali, avait été arrêté et était interrogé.


REMPLACEMENT DE 34 HAUTS RESPONSABLES


Le ministère tunisien de l'Intérieur a annoncé le remplacement de 34 hauts responsables de la sécurité, première étape d'un remaniement du vaste réseau de la police, des forces de l'ordre et du renseignement mis en place par le régime du président déchu Zine Ben Ali.


Parmi les personnalités remplacées figure le chef de la sûreté nationale, le chef de la sécurité générale et le chef de la sécurité présidentielle, positions clés sous Ben Ali, qui, confronté à un soulèvement populaire contre son régime, a fui le pays le 14 janvier.


Farhat Rajhi a reproché au chef de la sûreté nationale d'avoir refusé d'obtempérer à l'ordre de dispersion des manifestants rassemblés samedi devant le siège du gouvernement. Il s'est aussi interrogé sur les raisons pour lesquelles il n'y avait eu aucune arrestation après l'attaque de son ministère, lundi.


Brace Waly Ndiaye, qui dirige une équipe du Haut commissariat des Nations unies pour les droits de l'homme dépêchée en Tunisie, a déclaré mardi que les forces de sécurité tunisiennes devaient être remaniées pour les empêcher d'oeuvrer contre la population ainsi qu'elles l'ont fait pendant les manifestations contre le régime de Ben Ali, au cours desquelles 147 personnes ont été tuées.


http://fr.news.yahoo.com/4/20110201/tts-tunisie-ministre-complot-tp-ca02f96.html

mardi 1 février 2011

Tunisie: Des tirs de sommation pour disperser des jeunes

L'armée tunisienne a procédé mardi à des tirs de sommation pour disperser des bandes de jeunes qui s'en sont pris à deux écoles de Carthage, terrorisant les élèves, rapportent des témoins. Personne ne semble avoir été blessé dans ces incidents qui ont alarmé les habitants de Carthage, banlieue aisée de Tunis où se trouve le palais présidentiel, plus de deux semaines après la chute du régime du président Zine Ben Ali.


D'autres témoignages font état d'attaques contre d'autres établissements scolaires de Tunis. Des soldats ont été déployés pour assurer la sécurité et rassurer parents et enfants.


http://www.20minutes.fr/ledirect/662676/monde-tunisie-tirs-sommation-disperser-jeunes

Tunisie : un avion des Ben Ali saisi à Paris

Saisi pour inventaire. Un avion privé de la famille Ben Ali a été saisi mardi à l'aéroport du Bourget dans le cadre de l'enquête préliminaire ouverte pour recenser les biens détenus en France par l'ex-président tunisien déchu. Les plaignants, les ONG Sherpa, Transparency International et Commission arabe des droits humains, estiment que Zine Ben Ali et sa famille possèdent de nombreux immeubles dans les beaux quartiers de Paris et de localités cossues, ainsi que d'importants avoirs bancaires.


L'enquête pour "corruption et recel" a été confiée à l'Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF) et à la cellule anti-blanchiment du ministère de l'Economie. Des poursuites pénales contre Zine ben Ali et sa famille sont envisageables. Le gouvernement français s'est engagé à surveiller d'éventuels ventes de biens immobiliers et mouvements sur les comptes bancaires, dès les jours qui ont suivi le départ le 14 janvier en Arabie Saoudite de Ben Ali, après un mois de manifestations hostiles à son pouvoir.


Des troubles dans le Sud


En Tunisie, des centaines de manifestants se sont rassemblés dans la matinée dans le centre de Kasserine, pour dénoncer la situation chaotique de cette ville secouée lundi par de violents incidents, saccages et pillages. Les manifestants réclamaient également la "punition" des "malfaiteurs" que certains désignent sans preuve comme des éléments du RCD, le parti au pouvoir sous Ben Ali. D'après plusieurs sources, la police était totalement absente de la ville, tandis que des blindés de l'armée étaient stationnés près des bâtiments officiels.


Par ailleurs, la synagogue d'El Hamma, près de la ville de Gabès, dans le sud-est, a été incendiée lundi soir par des inconnus, selon le chef de la communauté juive de Djerba. Le gouvernement tunisien de transition se réunissait mardi, pour la première fois depuis son remaniement, avec au programme la situation sécuritaire dans le pays et une éventuelle levée du couvre-feu en vigueur depuis le 13 janvier.


La révolte tunisienne avait débuté le 17 décembre par la tentative de suicide par le feu à Sidi Bouzid d'un jeune marchand de fruits et légumes, décédé par la suite. Elle s'est conclue par la chute du président Ben Ali le 14 janvier. Mardi, l'ONU a annoncé un bilan de 219 morts et 510 blessés durant les cinq semaines de violences.


http://lci.tf1.fr/monde/afrique/tunisie-un-avion-des-ben-ali-saisi-a-paris-6252163.html

DÉCISION - L'UE gèle les avoirs de Ben Ali et de sa femme

Les ministres des Affaires étrangères européens ont décidé lundi de geler les avoirs de l'ex-président tunisien déchu Zine el-Abidine Ben Ali et de son épouse Leïla Trabelsi, répondant à une demande en ce sens des autorités tunisiennes, selon une source diplomatique. La décision a été prise lors d'une réunion à Bruxelles des chefs de la diplomatie.


Les noms de plusieurs dizaines d'autres membres du clan Ben Ali, fournis par la Tunisie à l'UE, pourraient venir s'ajouter dans les jours à venir à cette liste, selon des diplomates. Le clan Ben Ali est soupçonné d'avoir détourné durant des années une partie des richesses du pays et d'avoir contrôlé une grande partie de son économie.


L'Union a aussi promis au gouvernement de transition de l'aider dans l'organisation d'élections libres. Il lui a aussi promis la reprise des négociations entamées sous Ben Ali en mai 2010, afin d'accorder à la Tunisie un statut avancé, qui ouvre la voie à un traitement douanier préférentiel pour les échanges et un approfondissement de la coopération avec l'UE. Le nouveau ministre tunisien des Affaires étrangères Ahmed Abderraouf Ounaïs est attendu mercredi à Bruxelles.


http://www.lepoint.fr/monde/decision-l-ue-gele-les-avoirs-de-ben-ali-et-de-sa-femme-31-01-2011-1289728_24.php

dimanche 30 janvier 2011

Ghannouchi l'islamiste attendu par des Tunisiennes...en bikini

Après 20 ans d'exil, l'opposant islamiste tunisien Rached Ghannouchi fait son retour aujourd'hui la Tunisie de l'après Ben Ali, le président déchu qui avait impitoyablement maté les islamistes au début des années 90. Le fondateur du parti islamiste tunisien Ennahda, qui a quitté Londres dans la matinée en compagnie notamment d'une de ses filles, s'est déclaré juste avant son départ «très heureux». «Je rentre à la maison aujourd'hui, mais je retourne aussi dans le monde arabe», a déclaré le quasi septuagénaire.


Beaucoup de questions accompagnent son retour et les milieux féministes, notamment, craignent qu'une influence croissante de l'islam ne remette en cause les droits acquis de la femme sous le régime de Ben Ali. Le leader pourrait d'ailleurs bien être accueilli à l'aéroport par un groupe de Tunisiennes en bikini et en mini-jupes. L'idée circule depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux. Sur Facebook, un groupe est même intitulé "Toutes les Tunisiennes en bikini pour accueillir Ghannouchi à l'aéroport".


Un part réprimé par Ben Ali


Pour désamorcer ces craintes, Ghannouchi a annoncé que son retour ne serait pas triomphal: il devrait même quitter la tête du parti Ennahdha pour laisser la place à de plus jeunes leaders.


Ce parti, inspiré par les Frères musulmans égyptiens, avait été réprimé après les élections de 1989, où la liste qu'il soutenait avait recueilli au moins 17 % des suffrages. Rached Ghannouchi avait alors quitté la Tunisie. En 1992, il avait été condamné par contumace à la prison à perpétuité avec d'autres responsables religieux, pour un complot contre le président. C'est grâce aux autorités de transition, qui ont décrété une amnistie générale le 20 janvier dernier, que la bête noire du régime Ben Ali a finalement pu revenir.


http://www.leparisien.fr/crise-tunisie/ghannouchi-l-islamiste-attendu-par-des-tunisiennes-en-bikini-30-01-2011-1276160.php

samedi 29 janvier 2011

Le Canada décide de livrer Belhassen Trabelsi à la Tunisie

Les autorités canadiennes ont arrêté Belhassen Trabelsi, le frère de l’épouse de l’ex-président Ben Ali, et s’apprêtent à le livrer aux autorités tunisiennes.




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Cette décision a été prise après que le gouvernement tunisien ait formellement demandé, jeudi, au gouvernement canadien, via l’ambassade tunisienne à Ottawa, de lui livrer ce richissime homme d’affaires, objet d’un avis de recherche diffusé par le bureau d’Interpol à Tunis.
Belhassen Trabelsi, ainsi que douze autres membres de l’ancien clan au pouvoir, seront jugés par la justice tunisienne pour «détention de biens (expropriés) et transfert de devises étrangères à l’étranger».
Les autres accusés sont le président déchu Zine El Abidine Ben Ali, son épouse Leïla Trabelsi, Moncef Trabelsi, Mourad Trabelsi, Mohamed El Adel Trabelsi, Moez Trabelsi et Sakher El Materi (en fuite), ainsi qu’Imed Trabelsi, Mohamed Nacer Trabelsi, Houssem Trabelsi, Jalila Trabelsi et Samira Trabelsi (en état d’arrestation).
Kapitalis


http://www.kapitalis.com/fokus/62-national/2484-le-canada-decide-de-livrer-belhassen-trabelsi-a-la-tunisie.html

vendredi 28 janvier 2011

Tunisie: Ghannouchi reconduit, les principaux caciques de Ben Ali écartés

Deux fois reporté, le remaniement du gouvernement d'union nationale tunisien a enfin eu lieu jeudi soir. Le Premier ministre de transition Mohammed Ghannouchi a été reconduit dans ses fonctions et a annoncé un nouveau gouvernement dont les principaux caciques de l'ancien régime Ben Ali ont été écartés des postes-clé (Intérieur, Défense, Affaires étrangères, Finances).


Mohammed Ghannouchi a égrené à la télévision nationale la liste de son nouvel exécutif chargé d'organiser des élections démocratiques dans les prochains mois, dans une intervention en direct à la télévision publique tunisienne. Les postes-clés de l'Intérieur, de la Défense, des Finances et des Affaires étrangères changent de main. Les affaires étrangères sont confiées a Ahmed Ounaïs, un diplomate de carrière qui a servi sous les présidences de Habib Bourguiba et du président Zine El Abidine Ben Ali avant de prendre sa retraite. En tout, 12 ministères changent de titulaires.


"Ghannouchi dégage !"


Juste avant l'annonce du remaniement ministériel, l'Union générale des travailleurs tunisiens (Ugtt) avait fait part de sa décision de ne pas participer au prochain gouvernement tout en acceptant que M. Ghannouchi en reste le chef bien qu'il ait été le dernier Premier ministre en date de Ben Ali. L'UGTT, qui a joué un rôle fondamental dans l'encadrement de la révolte populaire, s'est réunie jeudi et a pesé de tout son poids pour obtenir le départ de l'exécutif des sept ministres ayant servi le régime corrompu et autoritaire de l'ancien chef de l'Etat.


Dans la rue, le sentiment est mitigé. Des centaines de manifestants ont bien exulté à Tunis à l'annonce du nouveau gouvernement de transition épuré des principaux caciques du régime Ben Ali mais ils continuaient de réclamer le départ du Premier ministre Mohammed Ghannouchi. Ces irréductibles, qui campent depuis dimanche soir devant les bureaux du Premier ministre, ont sauté de joie mais criaient en même temps "Ghannouchi dégage !", "Nous ne partirons pas! Dégage! Dégage!". "C'est déjà pas mal", a commenté un jeune manifestant au milieu du tumulte général. AVant d'ajouter : "Mais Ghannouchi doit partir car c'est le chef du gang".


Par ailleurs, le chef du parti islamiste tunisien Ennahda, Rached Ghannouchi, en exil à Londres, prévoit de rentrer dimanche plus de 20 ans après avoir quitté la Tunisie, selon le porte-parole d'Ennahda à Paris.


http://lci.tf1.fr/monde/afrique/2011-01/tunisie-ghannouchi-reconduit-les-principaux-caciques-ben-ali-6242276.html

jeudi 27 janvier 2011

Tunisie: le ministre des Affaires étrangères démissionne

Kamel Morjane, issu de l'ancien régime de Ben Ali, agit "dans l'intérêt de la Tunisie et pour renforcer l'unité nationale". Un vaste remaniement ministériel est attendu ce jeudi.


Alors que l'annonce de la composition d'une nouvelle équipe est toujours attendue ce jeudi à Tunis, le ministre des Affaires étrangères Kamel Morjane, issu de l'ancien régime de Ben Ali, a démissionné jeudi de ses fonctions, a indiqué une source officielle. Selon cette source, il a démissionné "dans l'intérêt de la Tunisie et pour renforcer l'unité nationale". Démission confirmée par l'agence officielle tunisienne TAP.


"Eu égard à l'intérêt de la Tunisie et en soutien à l'action du gouvernement d'union nationale pour conduire le pays vers un avenir stable et pour que la révolution populaire vécue par notre pays porte ses fruits et réalise les aspirations de notre peuple à la liberté, la fierté et la dignité, j'ai décidé de renoncer à mes fonctions de ministre des Affaires étrangères tout en souhaitant le succès à ceux qui vont faire partie du gouvernement dans la période de transition au service de la Tunisie", a indiqué Morjane à la TAP.


La pression des manifestants


Chaque jour, des démonstrations quotidiennes ont eu lieu à Tunis, pour maintenir la pression sur le cabinet de transition et son Premier ministre, Mohammed Ghannouchi, dernier chef de gouvernement de Ben Ali. Dans leurs slogans, ressort leur inquiétude de se voir "voler" leur révolution.


Des milliers de manifestants se sont encore rassemblés jeudi pour exiger le départ des ministres liés à l'ancien régime, à l'appel de la puissante centrale syndicale UGGT. Cette organisation a joué un rôle fondamental dans l'encadrement de la révolte populaire, et pèse de tout son poids pour obtenir le départ de l'exécutif des sept ministres ayant servi le régime corrompu et autoritaire de l'ancien chef de l'Etat.


Ghannouchi, est-ce que tu ne nous a pas encore compris?
Selon une source proche des négociations, le Premier ministre était prêt à sacrifier trois ministres (Défense, Intérieur, Affaires étrangères) hérités du régime Ben Ali. Mais l'UGTT ferait le forcing en coulisses pour obtenir la tête d'au moins deux autres ministres sortis des rangs de l'ex-parti au pouvoir, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD).


A Sidi Bouzid, où l'UGTT a appelé à une grève générale, des milliers de manifestants ont lancé: "Dégagez les pourris!", "Ghannouchi, est-ce que tu ne nous a pas encore compris?". Cette localité du centre du pays est le berceau de la Révolution du Jasmin qui a balayé le régime du président Ben Ali.


La manifestation s'est déroulée sans incident sous le contrôle d'unités de l'armée déployées à la place de la police, dont des éléments ont été désignés par la population comme responsables de la répression sanglante qui a précédé la fuite le 14 janvier du dictateur et de sa femme.
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/tunisie-le-ministre-des-affaires-etrangeres-demissionne_956442.html

Tunisie : la révolte gronde à nouveau à Sidi Bouzid

Des milliers de manifestants défilaient jeudi 27 janvier à Sidi Bouzid (centre-ouest), berceau de la révolution tunisienne aux cris de "non au vol de la révolution!", pour exiger la démission du gouvernement de transition, ont rapporté des journalistes de l'AFP
Ils manifestaient à l'appel de la puissante centrale syndicale UGTT qui a convoqué une grève générale dans la ville et sa région pour faire pression sur le gouvernement de transition.
Ce dernier doit annoncer jeudi un remaniement crucial pour sa survie, alors que des milliers de manifestants exigent chaque jour le départ des sept caciques de l'ancien régime Ben Ali qui y siègent jusqu'à présent.
"Dégagez les pourris!", "Ghannouchi, est-ce que tu ne nous a pas encore compris?", scandaient encore les manifestants, à l'adresse du Premier ministre, dernier chef du gouvernement du président Zine El Abidine Ben Ali qu'il a servi pendant 11 ans jusqu'à sa fuite en Arabie Saoudite le 14 janvier.
C'est de Sidi Bouzid qu'était partie la révolte populaire ayant chassé Ben Ali du pouvoir, après l'immolation par le feu d'une jeune marchand de fruits excédé par les humiliations policières le 17 décembre.






Entre 2.000 et 10.000 manifestants




"Environ 2.000" selon un policier, "plus de 10.000 selon un syndicaliste: il était difficile d'évaluer le nombre des manifestants défilant à vive allure, dont de nombreux jeunes et des femmes lançant des youyous.
Les commerces étaient fermés.
Le long cortège s'est arrêté devant le palais de la justice sur le mur duquel était écrit "la révolution appartient au peuple et non aux partis d'opposition qui ont fait allégeance aux chiens du RCD", le Rassemblement constitutionnel démocratique de Ben Ali.
Il a marqué une autre pause devant la mairie où sont affichées des photos de Mohammed Bouazizi, puis devant le siège du gouvernorat (préfecture) où le jeune homme s'était immolé. Là, les manifestants sont montés sur le toit où ils ont déployé une photo géante de leur "martyr".
Sur une pancarte on pouvait lire: "la révolution populaire a pour demandes: la suspension de la Constitution, une constituante, la dissolution du Parlement et du RDC non démocratique et un gouvernement de salut national".
"Allah Akbar!, (dieu est grand), nous resterons fidèle au sang des martyrs", scandaient encore les manifestants


Un remaniement imminent




Le remaniement ministériel qui était prévu mercredi en Tunisie pour apaiser la colère de la rue devrait être annoncé jeudi. "La composition du nouveau gouvernement sera annoncée demain jeudi", a déclaré mercredi à l'Agence tunisienne de presse Taïeb Baccouch, qui est également ministre de l'Education du gouvernement de transition.
Ce report fait suite à d'intenses discussions qui s'éternisent depuis deux jours, en raison de désaccords sur l'ampleur que doit prendre ce remaniement, selon des sources proches de ces négociations interrogées par l'AFP.
Selon l'une de ces sources, le Premier ministre Mohammed Ghannouchi serait prêt à sacrifier trois ministres titulaires des portefeuilles de souveraineté (Défense, Intérieur, Affaires étrangères) issus de l'équipe de l'ancien président Ben Ali.


Forcing de l'Union générale des travailleurs tunisiens


Mais la puissante Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT) ferait en coulisses le forcing pour obtenir la tête d'au moins deux autres ministres issus de l'ancien parti au pouvoir, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), titulaires de ministères techniques, selon cette source ayant requis l'anonymat.




http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110127.OBS7007/tunisie-la-revolte-gronde-a-nouveau-a-sidi-bouzid.html

Tunisie : Ghannouchi remaniera-t-il enfin aujourd'hui ?

Le jour du remaniement ?
Il avait été annoncé d'abord mardi, puis reporté à mercredi. Le remaniement ministériel en Tunisie pour apaiser la colère de la rue devrait être finalement annoncé ce jeudi, a déclaré mercredi soir le porte-parole du gouvernement de transition. Dans un premier temps, les autorités avaient prévenu que ce remaniement aurait pu intervenir "à une heure tardive" mercredi.


Ce report fait suite à d'intenses discussions qui s'éternisent depuis deux jours, en raison de désaccords sur l'ampleur que doit prendre ce remaniement, selon des sources proches de ces négociations. Le Premier ministre Mohammed Ghannouchi serait prêt à sacrifier trois ministres titulaires des portefeuilles de souveraineté (Défense, Intérieur, Affaires étrangères) issus du RCD, l'ancien parti de Zine Ebedine Ben Ali. Mais la puissante Union générale des travailleurs tunisien (UGTT) ferait en coulisses le forcing pour obtenir la tête d'au moins deux autres ministres issus du RCD et titulaires de ministères techniques.




Reprise des manifestations ce matin
En attendant l'annonce du remaniement, plusieurs centaines de manifestants défilaient ce matin, comme ces derniers jours, devant les bureaux du Premier ministre.




Nuit calme
Auparavant, à Tunis, contrairement à ces derniers jours où des manifestants s'étaient heurtés aux forces de l'ordre en bravant le couvre-feu, la nuit de mercredi à jeudi avait été relativement calme.




Appel à la grève générale à Sidi Bouzid
L'UGTT appelle à une grève générale aujourd'hui dans la ville d'où est partie la révolution. Hier, l'UGTT a mobilisé plusieurs milliers de personnes à Sfax, la deuxième ville du pays.


Le beau-frère de Ben Ali au Canada
Belhassen Trabelsi -frère de Leïla Trabelsi, l'épouse de l'ex-président, sa femme, leurs quatre enfants et leur gouvernante, ont atterri jeudi dernier à Montréal à bord d'un avion privé, selon les quotidiens La Presse et The Globe and Mail, ainsi que la chaîne LCN. Le mandat d'arrêt international lancé contre lui par Tunis pourrait conduire Ottawa à l'expulser.


http://lci.tf1.fr/monde/afrique/2011-01/le-remaniement-du-gouvernement-ghannouchi-enfin-annonce-6241281.html

Tunisie: le remaniement repoussé à jeudi

Voici l'essentiel des évènement qui ont eu lieu ce mercredi en Tunisie


Remaniement encore retardé
Il avait été annoncé d'abord mardi, puis reporté à mercredi. Le remaniement ministériel en Tunisie pour apaiser la colère de la rue sera finalement annoncé jeudi, a déclaré le porte-parole du gouvernement de transition. Dans un premier temps, les autorités avaient prévenu que ce remaniement aurait pu intervenir "à une heure tardive" mercredi.


Ce report fait suite à d'intenses discussions qui s'éternisent depuis deux jours, en raison de désaccords sur l'ampleur que doit prendre ce remaniement, selon des sources proches de ces négociations. Selon l'une de ces sources, le Premier ministre Mohammed Ghannouchi serait prêt à sacrifier trois ministres titulaires des portefeuilles de souveraineté (Défense, Intérieur, Affaires étrangères) issus de l'équipe de l'ancien président Ben Ali. Mais la puissante Union générale des travailleurs tunisien (UGTT) ferait en coulisses le forcing pour obtenir la tête d'au moins deux autres ministres issus de l'ancien parti au pouvoir, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), titulaires de ministères techniques, selon cette source ayant requis l'anonymat.


La colère gronde toujours
Des milliers de manifestants protestent chaque jour à Tunis devant les bureaux du Premier ministre pour exiger un nouveau gouvernement épuré de tous les ministres ayant servi dans l'équipe du président déchu Ben Ali. Mardi, le porte-parole du gouvernement, Taïeb Baccouch, avait tenté de désamorcer la situation en assurant que des allocations seraient versées aux chômeurs diplômés de longue durée en Tunisie. Une annonce qui ne désarme pas les opposants au gouvernement : l'UGTT, le grand syndicat qui a joué un rôle important dans la révolution, a lancé une grève générale à Sfax, la 2e ville du pays, toujours pour demander la démission des ministres du RCD, l'ancien parti de Ben Ali. L'appel est très bien suivi. Plusieurs milliers de personnes ont défilé dans les rues.


Mandat d'arrêt international contre Ben Ali
Pendant ce temps, la justice tunisienne a lancé un mandat d'arrêt international contre le président déchu Zine El Abidine Ben Ali, réfugié en Arabie Saoudite, ainsi que contre son épouse Leïla Trabelsi, a annoncé mercredi le ministre de la Justice Lazhar Karoui Chebbi. L'ancien président et son épouse sont poursuivis pour "acquisition illégale de biens mobiliers et immobiliers" et "transferts illicites de devises à l'étranger". Ben Ali a fui le 14 janvier la Tunisie.


Grève générale jeudi à Sidi Bouzid ?
L'UGTT appelle à une grève générale jeudi dans la ville d'où est partie la révolution.


Couvre-feu allégé
Il sera désormais en vigueur de 22h à 4h, au lieu de 20h-5h. Il est néanmoins peu respecté, notamment à Tunis.


Les autorités appellent 9.500 détenus évadés à se rendre
Le ministre tunisien de la Justice a appelé mercredi quelque 9.500 détenus qui se sont enfuis pendant les émeutes de la "révolution du jasmin", ayant renversé le président Ben Ali, à retourner en prison. "Il y avait 31.000 personnes détenues dans les prisons. Ceux qui se sont enfuis sont au nombre de 11.029. A la suite d'un premier appel que j'ai lancé sur les ondes radio, 1532 détenus se sont rendus spontanément", a expliqué le ministre. Des évasions massives s'étaient déroulées au cours du mois de soulèvement populaire qui a provoqué le 14 janvier la chute du régime du président Ben Ali.


La France change son ambassadeur
L'ambassadeur de France en Tunisie, Pierre Ménat, va être remplacé par son collègue en poste à Bagdad, Boris Boillon, a-t-on appris mercredi de source proche du dossier. Boris Boillon est un proche de Nicolas Sarkozy.


"La France savait", selon un ancien ambassadeur
Selon un ancien ambassadeur de France en Tunisie, Yves Aubin de La Messuzière, "les autorités politiques françaises" étaient "parfaitement informées des dérives du système Ben Ali" et l'expertise des diplomates a été "négligée". Yves Aubin, en poste entre 2002 et 2005, s'exprimait dans une tribune publiée mercredi dans Libération. "L'expertise du Quai d'Orsay, marginalisé depuis 2007, était négligée", accuse-t-il.


http://lci.tf1.fr/monde/afrique/2011-01/tunisie-le-remaniement-encore-retarde-6241015.html

mercredi 26 janvier 2011

Tunisie : Sous la pression de la rue, le gouvernement envisage un remaniement

Tunisie : un mandat d'arrêt international contre Ben-Ali

Alors qu'environ un millier de manifestants campent depuis trois jours sur l'esplanade de la Kasbah, qui abrite les bureaux du Premier ministres, une nouvelle journée de mobilisation débute ce mercredi. C'est dans la journée que le remaniement du gouvernement très attendu en Tunisie sera annoncé.


12h24. Soixante-et-onze détenus sont morts en Tunisie, au cours du mois de soulèvement populaire ayant renversé le président Ben Ali et de ses suites, dont 48 dans l'incendie de la prison de Monastir (centre), annonce le ministre de la Justice
12h20. Le ministre tunisien de la Justice appelle quelque 9.500 prisonniers qui se sont enfuis pendant les émeutes de la «révolution du jasmin», à retourner en prison. «Il y avait 31.000 personnes détenues dans les prisons. Ceux qui se sont enfuis sont au nombre de 11 029. A la suite d'un premier appel que j'ai lancé sur les ondes radio, 1 532 détenus se sont rendus spontanément», explique le ministre (...) Je lance à nouveau un appel à tous les détenus qui restent en fuite pour qu'ils se rendent et réintègrent la prison».


12h08. La justice tunisienne lance un mandat d'arrêt international contre le président déchu Ben Ali, réfugié en Arabie Saoudite, ainsi que contre son épouse Leïla Trabelsi. L'ancien président et son épouse sont poursuivis pour «acquisition illégale de biens mobiliers et immobiliers» et «transferts illicites de devises à l'étranger», précise le ministre de la Justice Lazhar Karoui Chebbi.


12h02. Mohammed Ghannouchi tient une conférence de presse devant une cinquantaine de journalistes. Dehors les cris des manifestants se font entendre. Il a commencé à énumérer une liste de personnalités qui pourraient être traduites devant la justice.


11h58. L'ambassadeur de Tunisie à Tokyo, Noureddine Hached, fils du leader du mouvement national d'indépendance tunisien assassiné en 1952, déclare qu'il a démissionné de son poste par solidarité avec la révolution en cours dans son pays. Il regagnera la Tunisie le 15 février après avoir achevé la procédure prévue par le protocole diplomatique.


11h40. L'ambassadeur de France à Tunis, Pierre Ménat, va être remplacé par son collègue en poste à Bagdad, Boris Boillon. Cette nomination a été décidée mercredi matin par le gouvernement, lors de la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres, selon le site Lemonde.fr. La France a été sévèrement critiquée pour avoir tardé à soutenir les aspirations démocratiques du peuple tunisien.


10h45. Des camions de l'armée ont pris position devant le siège du gouvernement à Tunis sous l'acclamation de la foule, relate l'envoyée spéciale du «Parisien»-«Aujourd'hui en France», Ava Djamshidi. Un jeune homme juché sur les épaules d'un camarade exhibe un fusil appartenant à priori un policier. Beaucoup de gaz lacrymogènes ont été tirés et le personnel de l'hôpital distribue des masques de protection.»


10h30. «Des tirs de gaz lacrymogènes ont lieu dans les rues de Tunis au abords de la place du Gouvernement, constate l'envoyée spéciale du «Parisien»-«Aujourd'hui en France», Ava Djamshidi. Les policiers anti-émeutes répliquent à des jets de pierres et de pavés. Les manifestants en majorité en provenance du centre du pays ont campé sur place toute la nuit et ont encore une fois bravé le couvre feu. Ce matin (NDLR: mercredi), ils ont réclamé à nouveau le départ du gouvernement de tous les caciques de l'ancien parti pro Ben-Ali au pouvoir. Un souhait qui n'est pas forcément celui des habitants de Tunis». Un témoin des incidents explique qu'il s'agit des heurts les plus «importants» depuis la chute de Ben Ali, le 14 janvier.


10h10. La grève générale convoquée à Sfax, la deuxième ville de Tunisie, et sa région, vient de débuter avec «le débrayage de milliers de travailleurs de tous les secteurs», déclare Amine Cheffi, membre du bureau régional de la centrale syndicale UGTT. Les grévistes ont commencé à se rassembler devant le siège régional de l'Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT), pour demander la dissolution du gouvernement de transition.


10 heures. La police anti-émeute tunisienne tire des grenades à gaz lacrymogènes sur des manifestants qui tentent de forcer un barrage bloquant l'accès de l'esplanade où se situent les bureaux du Premier ministre. Un groupe de manifestants a arraché à mains nues un premier barrage de fils de fer barbelés et leur a jeté des pierres.


http://www.leparisien.fr/crise-tunisie/en-direct-tunisie-un-mandat-d-arret-international-contre-ben-ali-26-01-2011-1243924.php

Tunisie: le remaniement du gouvernement annoncé mercredi

Il était prévu mardi. Finalement, il est retardé d'un jour. Le remaniement du décrié gouvernement de transition tunisien sera annoncé mercredi, a indiqué mardi soir le porte-parole du gouvernement Taïeb Baccouch cité par l'agence tunisienne TAP. Autre annonce faite par le porte-parole du gouvernement, également ministre de l'Education, des allocations seront versées aux chômeurs diplômés de longue durée en Tunisie.


Ces deux annonces permettront-elles de faire baisser la tension qui n'a eu de cesse de monter ces derniers jours ? Pas sûr, notamment vu la situation qui semblait se radicaliser dans la capitale mardi. Plusieurs centaines de jeunes opposants ont ainsi dispersé dans le centre de Tunis une manifestation de soutien au gouvernement d'union nationale, lors du premier face à face musclé entre partisans et adversaires du cabinet de transition.


L'armée tire en l'air


Les slogans exprimaient ce regain de tension. "Dégagez, vermines", ont scandé des centaines de jeunes sur l'avenue Habib Bourguiba, artère centrale de Tunis, à l'adresse du premier cortège de soutien au gouvernement de transition formé le 17 janvier. Les manifestants pro-gouvernementaux, qui remontaient l'avenue, se sont heurtés à des centaines de jeunes, parmi lesquels des supporters ultra de football, arrivant en sens inverse et les repoussant brutalement vers les rues latérales. Les opposants ont arraché à leurs adversaires banderoles et pancartes affichant leur soutien au gouvernement, sans que les policiers présents à proximité n'interviennent.


Par ailleurs, mardi soir, l'armée tunisienne a tiré mardi en l'air pour disperser des centaines de manifestants à Gafsa, dans le centre du pays, où un jeune homme s'est immolé par le feu au siège régional du syndicat, rapportent des témoins. C'est, semble-t-il, la première fois que l'armée intervient dans des manifestations depuis le renversement, le 14 janvier, du président Zine ben Ali.


Un émissaire américain sur place


La rue tunisienne demande chaque jour la démission du gouvernement d'union nationale, dominé par des caciques de l'ancien régime du président Zine El Abidine Ben Ali, renversé le 14 janvier par la "révolution du jasmin". Ainsi, mardi matin, un millier de manifestants étaient de nouveau réunis à Tunis, devant le siège du Premier ministre Mohammed Ghannouch.


Jeffrey Feltman, le plus haut responsable de la diplomatie américaine pour le Proche-Orient, arrivé lundi à Tunis pour des entretiens sur "les réformes démocratiques et les élections" avec le gouvernement de transition, devait poursuivre ses consultations mardi.


http://lci.tf1.fr/monde/afrique/2011-01/tunisie-le-remaniement-du-gouvernement-annonce-mercredi-6238754.html