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mardi 15 février 2011

L'Égypte demande un soutien économique

Le ministre égyptien des Affaires étrangères Ahmed Aboul Gheit a appelé la communauté internationale à assister l'économie égyptienne, "durement affectée" selon lui par la crise qui a abouti à la chute du président Hosni Moubarak.


Ahmed Aboul Gheit a discuté au téléphone avec plusieurs de ses homologues étrangers, notamment la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton et les ministres britannique et saoudien des Affaires étrangères William Hague et Saoud al-Fayçal, indique un communiqué reçu aujourd'hui.


"M. Aboul Gheit a mis ses interlocuteurs au fait des développements qui ont lieu en Egypte depuis plusieurs jours" et appelé "la communauté internationale à fournir un soutien à l'économie égyptienne durement affectée par la crise politique qui a déferlé sur le pays", selon le texte. Le Crédit Agricole a estimé dans une note récente que la crise coûtait au moins 310 millions de dollars par jour à l'économie égyptienne.


Ahmed Aboul Gheit s'est également entretenu au téléphone avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et l'a assuré du "soutien continu (de l'Egypte) aux droits du peuple palestinien". Ils ont aussi évoqué le projet de résolution au Conseil de sécurité de l'ONU sur l'arrêt de la colonisation juive dans les Territoires occupés. Le gouvernement égyptien a été chargé de gérer les affaires courantes par le Conseil suprême des forces armées, auquel M. Moubarak a confié les rênes du pays en démissionnant vendredi.
http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/02/15/97002-20110215FILWWW00357-l-egypte-demande-un-soutien-economique.php

dimanche 13 février 2011

Egypte: L'armée suspend la Constitution et dissout le Parlement

Alors que des milliers de personnes sont toujours rassemblées place Tahrir...
Dernière info - 14h25: Le Conseil suprême des forces armées suspend la Constitution et dissout le Parlement.


Le Conseil suprême des forces armées, au pouvoir en Egypte, a annoncé ce dimanche la suspension de la Constitution et la dissolution du parlement. Les militaires, auxquels Hosni Moubarak a confié les rênes du pays en démissionnant vendredi, précisent qu'ils resteront au pouvoir pour une durée de six mois ou jusqu'aux prochaines élections législatives.


Dans un communiqué lu à la télévision publique, ils annoncent également la formation d'une commission chargée d'amender la Constitution et dont les conclusions seront soumises à référendum.


La place Tahrir toujours occupée
Des milliers de personnes étaient revenues sur la place Tahrir au Caire ce dimanche où l'armée tentait de disperser des manifestants qui se sont engagés à occuper le rond-point, épicentre de la révolution, jusqu'à ce que l'armée tienne ses promesses, rapportent des témoins.


«L'armée et le peuple sont unis», «Révolution, révolution jusqu'à la victoire», ont-ils scandés. Un peu plus tôt, le chef de la police militaire avait appelé les manifestants à démonter leur tentes et à quitter la place pour permettre à la vie de reprendre son cours normal.


La sécurité et l'ordre pour priorités
Alors que la police militaire encerclait les manifestants dans le centre du rond-point pour ne pas perturber la circulation, des manifestants guidaient les voitures à un autre bout de la place.


Le porte-parole du nouveau gouvernement avait indiqué que ce dernier resterait en place jusqu'à la fin de la période de transition, date à laquelle, «un nouveau gouvernement sera alors nommé sur la base de principes démocratiques». Des portefeuilles ministériels pourraient néanmoins changer de mains dans les prochains mois, avait-il ajouté.


«La tâche principale de ce gouvernement sera de rétablir la sécurité et l'ordre, d'entamer le processus économique et de s'occuper des affaires courantes», a-t-il précisé.


Les policiers manifestent aussi
Des coups de feu ont par ailleurs retenti ce dimanche près du ministère égyptien de l'Intérieur, au Caire, lors d'une manifestation de plusieurs centaines de policiers venus réclamer une hausse de leurs salaires, rapportent des témoins.


Selon un garde de la sécurité, les policiers ont tiré des coups de feu en l'air.


Débordée par un soulèvement populaire sans précédent, la police a quitté les rues de la capitale le mois dernier. Certains policiers ont organisé leurs propres manifestations depuis le renversement du président Hosni Moubarak vendredi et réclament une hausse des salaires et l'absence de poursuites à leur encontre.


http://www.20minutes.fr/article/669205/monde-egypte-milliers-personnes-reviennent-place-tahrir

vendredi 11 février 2011

Hosni Moubarak a démissionné

Hosni Moubarak a démissionné de la présidence égyptienne et transféré ses prérogatives à l'armée, a annoncé vendredi le vice-président Omar Souleimane à la télévision nationale.
Un concert de klaxons retentissait dans la capitale juste après cette annonce, très attendue par les manifestants.


"En ces circonstances difficiles que traverse le pays, le président Hosni Moubarak a décidé de quitter son poste de président", a déclaré Omar Souleimane. "Il a confié au conseil des forces armées la direction des affaires de l'Etat".


"C'est le plus beau jour de ma vie", a réagi Mohamed ElBaradeï. "Le pays a été libéré". AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20110211/twl-egypte-moubarak-demission-1be00ca.html

Egypte en direct: Moubarak aurait quitté Le Caire

La chaîne d'information Al-Arabiya avait d'abord annoncé qu'il avait quitté le pays, avant de rectifier. Suivez cette journée, heure par heure.


13h45Le président Moubarak aurait quitté Le Caire avec ses proches, selon la chaîne d'information Al-Arabiya. Quelques minutes avant, la même chaîne avait annoncé qu'Hosni Moubarak avait quitté l'Egypte, avant de rectifier.


12h50La colère des manifestants est renforcée par le communiqué de l'armée. Les manifestants rassemblés devant le palais présidentiel lourdement gardé, dont la plupart espéraient obtenir le ralliement de l'armée, ont laissé éclater leur colère en apprenant la position des militaires, et l'un d'entre eux a arraché le micro des mains de l'officier pour protester. "Vous nous avez déçus, on avait mis tous nos espoirs en vous", a-t-il crié, tandis que la foule entonnait des slogans réclamant que le président Moubarak soit jugé.


Désormais, le peuple égyptien est seul,analyse Christian Makarian, directeur adjoint de la rédaction de L'Express.


11h55 Sur la place Tahrir au Caire, c'est jour de prière. L'imam a appelé les manifestants à rester forts et à ne pas reculer sur leurs exigences, selon Al Jazira. D'après l'AFP, il s'est évanoui à la fin de son prêche, après avoir appelé l'armée égyptienne à "agir d'une manière qui soit acceptable devant Dieu le jour du Jugement dernier".


11h15 L'armée égyptienne a assuré qu'elle garantirait des "élections libres et honnêtes", dans un communiqué lu à la télévision d'Etat vendredi, au 18e jour de manifestations contre le régime du président Hosni Moubarak. L'armée "met en garde contre toute atteinte à la sécurité de la nation et des citoyens". Le conseil souligne aussi "la nécessité d'un retour au travail dans les établissements de l'Etat et le retour à la vie normale".


10h28Le Proche-Orient sera "bientôt débarrassé des Etats-Unis et d'Israël", a affirmé vendredi le président iranien Mahmoud Ahmadinejad en évoquant les révoltes en Egypte et en Tunisie dans un discours célébrant le 32e anniversaire de la révolution islamique de 1979. "On verra bientôt un nouveau Proche-Orient sans les Etats-Unis et sans le régime sioniste, et dans lequel les oppresseurs n'auront aucune place", a-t-il affirmé.


Ce discours intervient alors que les Etats-Unis occupent désormais une position ambigüe dans cette crise. Fidèles alliés de l'Egypte et d'Omar Souleimane, les Etats-Unis ont qualifié d'insuffisantes les réformes annoncées récemment par Hosni Moubarak.




Omar Souleimane, à la télévision d'Etat jeudi soir.


REUTERS/Egyptian State TV
9h50 Les manifestants réclament aussi bien le départ du président que celui de son vice-président Omar Souleimane, devenu jeudi soir "président de facto" de l'Egypte
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/egypte-moubarak-aurait-quitte-le-caire_961368.html

Egypte : Moubarak tient bon, colère des opposants

A l'issue d'une folle journée, où même les plus hauts responsables du régime et l'armée -et même Barack Obama- avaient laissé entendre qu'Hosni Moubarak allait démissionner, le président égyptien a annoncé jeudi dans un discours télévisé diffusé à 22h45, heure locale (21h45, heure française), qu'il n'avait pas l'intention de démissionner.


Dans son intervention solennelle, qui a duré quinze minutes, Hosni Moubarak a donc opposé une fin de non-recevoir aux principales revendications des manifestants. Pas question pour lui de partir avant la fin de son mandat, en septembre, ou d'obéir à "des diktats étrangers". Il a en revanche décidé de déléguer ses pouvoirs, notamment ceux concernant le dialogue national avec l'opposition, à son vice-président, Omar Souleimane. Objectif : une "transition pacifique" du pouvoir avant la présidentielle, grâce notamment à l'abrogation de plusieurs articles de la Constitution empêchant de fait le pluralisme politique.


Le président égytpien a aussi joué la fibre de l'émotion, en présentant ses condoléances aux familles des victimes des violences des derniers jours et en affirmant sa volonté d'être "enterré" dans le pays -sous-entendu, pas question de partir en exil comme Zine Ebedine Ben Ali en Tunisie.


Chaussures brandies


Sur la place Tahrir, au Caire, où étaient massés plusieurs centaines de milliers d'opposants qui espéraient une démission immédiate, ce discours a déclenché la colère, avant même sa fin. Les protestataires ont notamment brandi des chaussures, signe de rejet et de dédain dans la culture musulmane. Ils ont ensuite décidé de marcher vers le palais présidentiel. Cette situation laissait engendrer des heurts.


L'attitude de l'armée, pilier du régime, sera donc déterminante. Restera-t-elle du côté d'Hosni Moubarak, quitte à tirer sur la foule, contrairement à ce qu'elle a toujours affirmé, ou se rangera-t-elle du côté des manifestants ? La journée de vendredi, avec un nouvel appel à une grande manifestation après la prière hebdomadaire, s'annonce donc très tendue
http://lci.tf1.fr/monde/afrique/egypte-moubarak-tient-bon-colere-des-opposants-6273391.html

jeudi 10 février 2011

Egypte : le départ de Moubarak se précise

Le Premier ministre égyptien, Ahmed Chafic, a confirmé officiellement à la BBC que le départ du président était en discussion et que "la situation serait clarifiée rapidement". Hosni Moubarak pourrait transmettre rapidement, peut-être dès ce soir lors d'une allocution télévisée, ses pouvoirs à son vice-président, Omar Souleimane


http://lci.tf1.fr/monde/moyen-orient/egypte-le-depart-de-moubarak-en-discussion-6272065.html

Egypte: le pouvoir brandit la menace de l'armée

Le pouvoir contesté du président Hosni Moubarak a averti mercredi que l'armée pourrait intervenir en cas de "chaos" en Egypte, au 16e jour d'une mobilisation populaire tenace marqué par des manifestations hostiles au Parlement et au gouvernement.
La révolte a touché une ville à 400 km au sud du Caire, El Kharga, où cinq personnes blessées dans des heurts entre manifestants et policiers qui ont fait usage de balles réelles ont succombé. A la contestation politique se sont ajoutés plusieurs mouvements sociaux portant sur les salaires ou les conditions de travail, dans les arsenaux de Port-Saïd, dans plusieurs sociétés privées travaillant sur le canal de Suez ou encore à l'aéroport du Caire.


Maintenant la pression, la Maison Blanche a estimé que la poursuite de la mobilisation populaire en Egypte montrait que les réformes politiques n'étaient encore pas suffisantes, alors que le département d'Etat a encouragé l'armée égyptienne à continuer à faire preuve de modération.


Manifestations quotidiennes


Durcissant le ton à l'égard des manifestants qui ont rejeté toutes les mesures d'apaisement du régime, le ministre égyptien des Affaires étrangères Ahmed Aboul Gheit a prévenu que "l'armée interviendrait en cas de chaos pour reprendre les choses en main". Déjà mardi, le vice-président Souleimane avait averti qu'une fin immédiate du régime "signifierait le chaos".


Mais les manifestants semblaient refuser de lâcher prise, n'exigeant rien de moins que le départ immédiat de M. Moubarak, 82 ans, qui a promis de s'effacer à la fin de son mandat en septembre et la création d'une commission changée d'amender des articles de la Constitution contestés par l'opposition et liés à la présidentielle. Sur la place Tahrir, rond-point du Caire devenu symbole du mouvement déclenché le 25 janvier, des dizaines de milliers de manifestants ont encore réclamé le départ du chef de l'Etat, qui a gouverné l'Egypte d'une main de fer pendant près de 30 ans.


Les propos de M. Souleimane ont été dénoncés par l'opposition, dont les Frères musulmans, bête noire du régime. "Il s'agit d'une menace inacceptable aux yeux du peuple égyptien", a affirmé Mohamed Moursi, un responsable de la confrérie. "Tout le monde est d'accord pour continuer (à manifester) quelles que soient les menaces". Les Frères musulmans ont par ailleurs réaffirmé qu'ils ne recherchaient pas le pouvoir, alors que beaucoup, en particulier en Occident, redoutent l'émergence d'une Egypte islamiste.


Depuis le 3 février, les manifestations se déroulent le plus souvent dans le calme et l'armée n'est pas intervenue contre les protestataires. Des heurts entre policiers et manifestants les premiers jours, puis entre pro et anti Moubarak le 2 février, ont cependant fait près de 300 morts ainsi que des milliers de blessés, selon l'ONU et Human Rights Watch.
http://lci.tf1.fr/monde/afrique/egypte-le-pouvoir-brandit-la-menace-de-l-armee-6270910.html

Egypte : le coup de pression diplomatique des Etats-Unis

La Maison Blanche a réitéré son appel à des réformes immédiates en Egypte mercredi 9 février, jugeant que les réformes n'avaient jusqu'ici pas été suffisantes. Les manifestations qui ne faiblissent pas après plus de deux semaines de révolte signifient que les progrès dans la transition politique promise par les autorités ne répondent pas au 'seuil minimum' des attentes des Egyptiens, a affirmé le porte-parole du président Barack Obama, Robert Gibbs
Au Caire, où les tensions sont toujours vives, plusieurs centaines de manifestants tentaient mercredi de bloquer l'accès au Parlement et au siège du gouvernement, protégés par des militaires et des blindés.


L'administration Obama a appelé régulièrement depuis le début de la contestation, le 25 janvier, les autorités égyptiennes à engager 'immédiatement une transition en bon ordre'. Mercredi M. Gibbs a de nouveau appelé à des 'mesures claires et concrètes', ainsi qu'à des 'changements irréversibles' dans le fonctionnement du pouvoir égyptien. Soutenant la position américaine, l'OTAN a déclaré par la voix de son secrétaire général, Anders Fogh Rasmussen, avoir appelé toutes les parties en Egypte à oeuvrer en vue de réformes rapides, ajoutant qu'il était vital que que l'Egypte reste une force pour la stabilité du Proche-Orient.


LES ÉTATS-UNIS ACCUSÉS 'D'IMPOSER LEUR VOLONTÉ '


Cette nouvelle déclaration américaine a été vivement dénoncée par le ministre des affaires étrangères égyptien, Ahmed Aboul Gheit. 'Lorsque vous parlez de changements prompts et immédiats à un grand pays comme l'Egypte, avec lequel vous avez toujours maintenu les meilleures relations, vous lui imposez votre volonté', a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision américaine PBS.... lire la suite de l'article sur Le Monde.fr
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/02/09/egypte-le-coup-de-pression-diplomatique-des-etats-unis_1477702_3218.html#xtor=AL-32280184

mercredi 9 février 2011

Egypte : Moubarak "accueilli" en Allemagne pour... raisons de santé ?

D'un côté, un mandat présidentiel qui s'achève en septembre prochain. De l'autre, des manifestants qui exigent un départ "immédiat" d'Hosni Moubarak, sans réclamer pour autant fermement un changement de régime. Au milieu, une communauté internationale qui souhaite une "transition maintenant". La situation égyptienne est plus que complexe
Selon la presse allemande, un scénario de sortie de crise serait cependant en train de se dessiner... à Berlin. L'Allemagne serait en en effet prête à accueillir, rapidement si besoin, le président égyptien pour raisons de santé. Agé de 82 ans, Hosni Moubarak a déjà effectué plusieurs séjours outre-Rhin pour se soigner, à chaque fois dans des cliniques haut de gamme.


Transmission des pouvoirs comme en 2010 ?


Un nouveau déplacement pourrait donc être présenté officiellement dans un premier temps comme une simple suite médicale. Les médias allemands expliquent que ce séjour pourrait ensuite être prolongé jusqu'en septembre, toujours pour raisons de santé bien évidemment... Entre-temps, le raïs aurait transmis ses pouvoirs, en l'occurrence à Omar Souleimane, son nouveau vice-président, comme il l'avait fait en mars 2010 pour son Premier ministre de l'époque lors de son dernier passage en Allemagne.


Ce scénario aurait comme principale mérite de garantir une "sortie honorable" pour Hosni Moubarak, puisqu'il n'aurait officiellement pas démissionné sous la pression de la rue. Et il assurerait une transition institutionnelle jusqu'à l'entrée en fonctions du futur président issu des élections de septembre.


L'Allemagne dément


Evidemment, le gouvernement allemand dément avoir reçu toute demande, officielle ou officieuse. Alors, simple spéculation des médias basée sur une rumeur ou non ? La réponse ne devrait pas tarder puisque la mobilisation, entrée dans sa 3e semaine, ne faiblit pas -la journée de mardi a même été la plus importante depuis le début du mouvement. Mais, à l'opposé, la volonté d'Hosni Moubarak, qui joue la montre, de rester en place non plus.


Du côté des opposants, on ne croit d'ailleurs pas trop à cette solution. Sur la place Tahrir, haut-lieu de la contestation, ce possible départ vers l'Allemagne est est ainsi surtout traité avec ironie et humour, via des caricatures comme "auf Wiedersehen Moubarak" (en allemand : "au revoir, Moubarak").


http://lci.tf1.fr/monde/afrique/egypte-moubarak-accueilli-en-allemagne-pour-raisons-de-sante-6269862.html

mardi 8 février 2011

Egypte: des milliers de personnes de nouveau dans la rue

L'ESSENTIEL - La contestation du régime de Moubarak entame sa troisième semaine, ce mardi. De nouvelles manifestations sont prévues, alors que la place Tahrir, poumon de la révolte, ne désemplit pas. Moubarak a formé une commission pour amender la Constitution. Wael Ghonim, cadre égyptien de Google, a été relâché hier soir, après douze jours de détention
Manifestation importante au Caire. Au 15e jour de la contestation contre le régime Moubarak, les manifestants descendent de nouveau en nombre dans les rues, ce mardi. 3arabawy, journaliste et blogueur, twitte la contestation. De son vrai nom Hossam el-Hamalawy, il filme également en direct les manifs, comme sur cette vidéo, où une manif de professeurs rejoint une place Tahrir déjà bien remplie:


La crise coûte au moins 310 millions de dollars par jour à l'économie égyptienne". C'est ce qu'estime, dans une récente note, le Credit Agricole, qui a abaissé sa prévision de croissance du PIB égyptien pour 2011 à 3,7%, contre 5,3% précédemment.


Banques et entreprises ont suspendu leur activité pendant une dizaine de jours. Les exportations égyptiennes ont baissé de 6% en janvier, selon le ministère de l'Industrie.


Des dizaines de milliers de vacanciers ont quitté le pays en pleine haute saison. Le tourisme représente 6% du PIB du pays, qui accueille 15 millions de touristes chaque année.


Rassemblements de soutien des syndicats dans le monde entier. La confédération syndicale internationale appelle à une Journée d'action pour la démocratie en Egypte, aujourd'hui. Des manifestations sont prévues devant les ambassades égyptiennes. A Paris, rendez-vous est donné devant l'ambassade d'Egypte, 56 avenue d'Iéna, à 17h30. La CFDT, la CFTC, la CGT et FO sont mobilisées pour ce rassemblement, qui vise à "protester contre les... lire la suite de l'article sur Libération.fr
http://www.liberation.fr/monde/01012318660-place-tahrir-les-manifestants-campent-sur-leurs-positions
http://www.fedephoto.com/fotoweb/GridB.fwx?position=1&folderid=5037&columns=1&rows=10&search=(IPTC022%20contains(Ouverture))

Egypte : retour au calme précaire, Moubarak augmente les salaires

La vie reprend doucement son cours en Egypte. Après deux semaines d'affrontements et un bilan chiffré à plus de 300 morts, les commerces, les banques et les routes rouvrent progressivement. Un retour au calme «précaire» seulement. Car la place Tahrir au Caire, symbole de la protestation, reste toujours occupée, jour et nuit, par des milliers d'anti-Moubarak
Ils n'en démordent pas. «Il doit partir», scandent-ils. De nouvelles manifestations sont encore programmées mardi dans les grandes villes de la région
Le président égyptien, lui, résiste encore. Pour gagner du temps, il s'est même engagé lundi à augmenter de 15% les salaires des fonctionnaires et des retraites. Des augmentations qui devraient entrer en vigueur dès le 1er avril.
La mesure «coûtera 6,5 milliards de livres égyptiennes au Trésor (un peu plus d'un milliard de dollars) », a annoncé le ministre des Finances Samir Radwane. Le gouvernement a également approuvé la création d'un fonds de cinq milliards de livres (840 millions de dollars) pour aider les propriétaires de commerces, d'usines et de voitures, victimes de vol, de pillage et de vandalisme au cours des manifestations.




Dialogue entre le pouvoir et l'opposition


«Le gouvernement se préoccupe du citoyen égyptien et veut améliorer son niveau de vie», déclarait encore le Premier ministre Ahmad Chafic, à l'issue d'une réunion de l'ensemble du Conseil des ministres, la première depuis le remaniement il y a dix jours. Ces annonces interviennent au lendemain d'une nouvelle «séance de dialogue national» entre pouvoir et opposition, auquel les Frères musulmans, première force d'opposition et bête noire du régime, se sont joints. C'était la première fois en un demi-siècle que le pouvoir et la confrérie discutaient en public.


Dimanche, le président américain Barack Obama réitérait encore son souhait de voir s'engager «immédiatement» une transition «ordonnée» et «significative» pour former «gouvernement représentatif» en Egypte. Réponse du chef de la diplomatie égyptienne, Ahmed Aboul Gheit : «notre pays refuse les diktats de l'étranger».
http://www.leparisien.fr/crise-egypte/egypte-retour-au-calme-precaire-moubarak-augmente-les-salaires-07-02-2011-1304647.php

lundi 7 février 2011

Egypte : des milliers de manifestants continuent de dormir place Tahrir

Pour l'instant, ils restent. Des milliers d'Egyptiens ont passé la nuit de dimanche à lundi sur la place Tahrir au Caire, au 14ème jour de la contestation anti-Moubarak et au lendemain d'une amorce de dialogue inédit entre les Frères musulmans et le pouvoir
Certains ont dormi sous des bâches autour des chars de l'armée qui bloquent des accès de la place Tahrir. Ils cherchent à empêcher les militaires de manoeuvrer, de peur que ce soit pour laisser l'accès aux partisans du président Moubarak ou pour faire partir les manifestants. Dimanche, les groupes de jeunes à l'origine de la contestation ont annoncé la formation d'une coalition et assuré qu'ils ne quitteraient pas la place Tahrir, symbole de la révolte au Caire, tant que le président n'aurait pas démissionné.


Dans la mégalopole de 20 millions d'habitants, la vie reprend doucement son cours, de nombreux commerces et banques ouvrant à nouveau leurs portes, et la circulation sur les routes et ponts étant rétablie.


El-Baradeï n'a pas été convié aux discussions


Par ailleurs, les Frères musulmans, première force d'opposition mais bête noire du régime, se sont joints dimanche à un dialogue politique national, avec d'autres groupes d'opposition, pour chercher une issue à la crise provoquée par les manifestations incessantes depuis le 25 janvier. C'est la première fois en un demi-siècle que le pouvoir et les Frères musulmans discutent publiquement.


Les participants à ce «dialogue national» se sont mis d'accord sur «une transition pacifique du pouvoir basée sur la Constitution», a annoncé le porte-parole du gouvernement, Magdi Radi. Mais les Frères musulmans ont aussitôt dénoncé l'insuffisance des réformes proposées. «Ce communiqué est insuffisant», a déclaré Mohamed Mursi, haut responsable des Frères musulmans.


L'un des opposants égyptiens les plus en vue, le prix Nobel de la paix Mohamed El-Baradeï, a assuré ne pas avoir été invité, et qualifié ces discussions d'«opaques», sur la chaîne américaine NBC.


Quatre roquettes tirées sur un poste de police à Rafah


Lundi matin, des hommes inconnus ont par ailleurs tiré quatre roquettes sur une caserne de police dans la ville égyptienne de Rafah, située à la frontière de Gaza, faisant un blessé. Il n'était pas possible de savoir dans l'immédiat qui avait commis cette attaque ou si elle était liée au mouvement de contestation.


Depuis le 3 février, les manifestations se déroulent le plus souvent dans le calme. Des heurts entre policiers et manifestants durant les premiers jours de la contestation, puis entre militants pro et anti-Moubarak le 2 février, ont fait au moins 300 morts, selon un bilan non confirmé de l'ONU, et des milliers de blessés, selon des sources officielles et médicales.
http://www.leparisien.fr/crise-egypte/egypte-des-milliers-de-manifestants-continuent-de-dormir-place-tahrir-07-02-2011-1304240.php

L'opposition égyptienne salue un premier pas positif

L'opposition égyptienne a salué dimanche une première étape positive à l'issue de ses consultations avec le vice-président Omar Souleimane, au 13e jour du soulèvement contre le président Hosni Moubarak
Un porte-parole du gouvernement a déclaré que les parties avaient accepté de former un comité pour préparer des réformes constitutionnelles d'ici la première semaine de mars.


Omar Souleimane a présidé ces consultations sans précédent avec les représentants de l'opposition pour tenter de trouver une issue à la crise politique en Egypte.


Jusqu'ici hostiles au dialogue avec les autorités, les Frères musulmans, mouvement officiellement interdit mais toléré dans les faits et le plus structuré de l'opposition, ont accepté de participer aux discussions.


http://fr.news.yahoo.com/4/20110206/tts-egypte-ca02f96.html

samedi 5 février 2011

Suivez en direct les événements de ce samedi en Egypte: Les manifestants toujours aussi nombreux au Caire

Le vice-président égyptien doit consulter des personnalités indépendantes afin d'envisager la transition du pouvoir...
Vous êtes en Egypte? Envoyez-nous vos témoignages, photos et vidéos sur reporter-mobile@20minutes.fr


>> Retrouvez les derniers témoignages de Français en Egypte sur le blog qui leur est dédié


17h15: Hosni Moubarak quitte la tête du parti au pouvoir
Dans la foulée de son bureau exécutif, le président égyptien a quitté la tête du Parti national démocrate (PND), rapporte la télévision d'Etat.




16h40: La direction du PND, le parti au pouvoir, démissionne
La direction du Parti national démocrate (PND) au pouvoir en Egypte a démissionné samedi, rapporte la télévision nationale. Parmi ces dirigeants figure Gamal Moubarak, le fils du président Hosni Moubarak dont des milliers de manifestants d'opposition réclament depuis douze jours la démission. Le nouveau secrétaire général du PND est Hossam Badraoui, considéré comme un membre de l'aile libérale du parti.


15h32: Toujours de nombreux manifestants sur la place Tahrir, au Caire
De nombreux manifestants se sont à nouveau rassemblés ce samedi matin sur la place Tahrir, point de ralliement des anti-Moubarak dans le centre du Caire. «Nous ne quitterons pas la place tant qu'on ne répondra pas à nos exigences», a lancé un opposant dans un porte-voix après une nuit relativement calme en dépit de tirs sporadiques. Les tensions subsistent cependant entre opposants et partisans d'Hosni Moubarak, ces derniers se plaignant du blocage du pays et de son économie. Après sa réunion avec le président égyptien, le ministre du Commerce Samiha Faouzi a déclaré que les exportations égyptiennes avaient baissé de 6% en janvier en raison de la révolte et du couvre-feu, qui a été en partie allégé vendredi. La banque centrale a annoncé la réouverture des banques dimanche matin après une semaine de fermeture.






13h29: Les trois journalistes et le chercheur français disparus ont été retrouvés
Faisant part de son «grand soulagement», Michèle Alliot-Marie a annoncé ce samedi que le chercheur et les journalistes français avaient pu être retrouvés sains et saufs en Egypte. Dans un communiqué, elle indique avoir joint par téléphone vendredi le ministre des Affaires étrangères égyptien Ahmed Aboul Gheit. Michèle Alliot-Marie «lui avait demandé que tout soit mis en œuvre pour que nos ressortissants soient localisés et remis immédiatement en liberté». La ministre «lui avait également fait part de sa grande émotion après le récit de certains journalistes français qui ont subi des pressions et des violences tout à fait inacceptables».




13h25: Des subventions débloquées pour financer l'achat de blé
L'Egypte a débloqué 1,5 milliard de livres égyptiennes (189 millions d'euros) pour financer des achats de blé, a annoncé ce samedi le ministre des Finances Samir Radouane à l'agence de presse offiielle Mena. Cette décision porte à 2,8 milliards de livres (352 millions d'euros) les sommes débloquées depuis deux jours pour de tels achats. La forte hausse des prix alimentaires est revenue sur le devant de la scène avec le renversement du président Zine ben Ali en Tunisie le mois dernier, dont elle a été un des éléments déclencheurs. L'inflation des prix alimentaires est aussi une des causes des manifestations en Egypte et en Jordanie.




12h52: La Bourse du Caire reste fermée
La Bourse du Caire ne rouvrira pas lundi, contrairement à ce qui avait été annoncé il y a quelques jours, a indiqué ce samedi une source autorisée dans la capitale égyptienne. La reprise des opérations sera annoncée quarante-huit heures avant la date fixée, a ajouté la même source. La Bourse du Caire est fermée depuis le 27 janvier en raison des manifestations organisées par l'opposition pour obtenir le départ du président Hosni Moubarak.




12h48: Le vice-président égyptien n'a pas été victime d'une tentative d'assassinat
Omar Souleimane n'a nullement été visé par une tentative d'assassinat, contrairement à ce qu'a affirmé la chaîne de télévision américaine Fox News, a assuré ce samedi une source proche des services de sécurité égyptiens. Fox News avait rapporté peu auparavant qu'une tentative d'assassinat contre le vice-président avait échoué mais que deux de ses gardes du corps avaient été tués.


suivez le direct en cliquant sur ce lien...
http://www.20minutes.fr/article/664918/monde-suivez-direct-evenements-samedi-egypte-manifestants-toujours-aussi-nombreux-caire

Egypte: Moubarak se réunit avec des membres du nouveau gouvernement

Nouvelle mesure destinée à calmer les manifestants ou réelle volonté de lâcher du lest? Le président égyptien s'est en tout cas réuni, pour la première fois depuis le limogeage de son gouvernement la semaine dernière, avec des ministres du nouveau gouvernement samedi, selon l'agence officielle Mena. Moubarak s'est entretenu avec le Premier ministre Ahmad Chafic ainsi que les ministres du Pétrole, du Commerce, des Finances, de la Solidarité sociale et le gouverneur de la Banque centrale. Aucune indication n'a été donnée sur les sujets discutés.


Le président égyptien, qui a dirigé l'Egypte d'une main de fer pendant 29 ans, s'accroche au pouvoir et refuse de démissionner, malgré la contestation populaire inédite entrée dans son douzième jour et les appels de la communauté internationale à une transition immédiate du pouvoir.


Au Bahreïn?




De son côté, l'opposant égyptien et Prix Nobel de la Paix, Mohamed ElBaradei a annoncé samedi qu'il souhaitait discuter "de préférence bientôt" avec l'état-major de l'armée égyptienne, afin d'organiser "une transition sans effusion de sang", dans un entretien au Spiegel de lundi. L'ex-chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) est rentré récemment en Egypte pour participer aux manifestations demandant la chute du régime d'Hosni Moubarak, devenant rapidement le chef de file de la contestation. Il a de nouveau appelé le président égyptien, en poste depuis 29 ans, à se retirer dès que possible.


"Il y aura sans doute bien un pays arabe pour l'accueillir. J'ai entendu parler du Bahreïn", a ajouté ElBaradei. Ce dernier a également fait savoir vendredi à la chaîne Al-Jazira qu'il envisageait de se porter candidat à la présidence, si des élections libres et démocratiques sont organisées
http://lci.tf1.fr/monde/afrique/egypte-moubarak-se-reunit-avec-des-membres-du-nouveau-gouvernement-6262743.html

Transition en Egypte : Washington s'active

L'avenir de l'Egypte sera décidé par son peuple". Au soir d'une nouvelle journée de mobilisation massive en Egypte, Barack Obama a déclaré vendredi que "des discussions" s'étaient engagées sur la transition politique en Egypte, après 11 jours de contestation du régime.


Il en ressort qu'il revient aux Egyptiens de préciser les détails de la transition politique qui verra le jour dans le pays, a dit le président américain lors d'une conférence de presse commune avec le Premier ministre canadien, Stephen Harper. Le chef de l'Etat égyptien "doit prêter attention à ce que réclament les gens et prendre une décision ordonnée, constructive et sérieuse". Barack Obama de se garder d'appeler explicitement Hosni Moubarak à la démission.


Qualifiant Hosni Moubarak de patriote et jugeant que le raïs se souciait de son pays, Barack Obama a confié qu'il avait souligné lors de ses conversations téléphoniques avec lui que ce ne sont pas les Etats-Unis qui détermineraient l'avenir de son pays. Mais il a noté aussi que si le pouvoir égyptien optait pour un simulacre de réforme, l'entreprise échouerait. Le New York Times affirmait dans son édition de jeudi que les Etats-Unis discutent avec des responsables égyptiens des modalités d'un départ immédiat du président Hosni Moubarak et du transfert du pouvoir à un gouvernement de transition dirigé par le vice-président Omar Souleimane.


Par ailleurs, Barack Obama qui a redit son opposition à la violence comme réponse à la contestation égyptienne, a ajouté que les agressions commises sur des journalistes étaient inacceptables.
http://lci.tf1.fr/monde/afrique/transition-en-egypte-washington-s-active-6262491.html

vendredi 4 février 2011

RPT-Des "sages" égyptiens pour parler transition avec Souleimane

Le vice-président égyptien, Omar Souleimane, recevra samedi des personnalités indépendantes qui proposent un règlement de la crise aux termes duquel il assumerait les pouvoirs présidentiels au cours d'une période de transition, a indiqué l'un des participants.
Le politologue Diaa Rachouane a déclaré à Reuters qu'il avait été invité avec un groupe de "sages" à rencontrer Souleimane afin d'étudier des solutions fondées sur un article de la constitution qui permettrait au président Hosni Moubarak de céder ses pouvoirs à son adjoint.


En vertu d'une proposition avancée par Rachouane et les membres de ce "Conseil des sages", Moubarak conserverait une fonction symbolique durant la période intérimaire.


Les Etats-Unis, allié essentiel de l'Egypte, estiment qu'une "transition ordonnée" doit débuter immédiatement, mais ils n'ont pas précisé par quelle voie. Grande-Bretagne, France, Allemagne, Italie et Espagne ont adopté une position analogue.


L'idée de transférer les pouvoirs à Souleimane représente un compromis entre le départ immédiat de Moubarak réclamé par les manifestants et la décision du raïs de rester au pouvoir jusqu'au terme de son mandat en septembre prochain.


Interrogé sur la plausibilité d'un tel scénario, le Premier ministre Ahmed Chafik a jugé improbable jeudi que le président remette ses pouvoirs à l'adjoint qu'il a nommé la semaine dernière. "Nous avons besoin du président pour des raisons législatives", a dit Chafik selon la chaîne Al Arabiya.


ÉCUEIL CONSTITUTIONNEL


Le "Conseil des sages" se fonde sur l'article 139 de la constitution, selon lequel le président peut nommer un ou plusieurs vice-présidents, "définir leurs compétences et les relever de leurs fonctions".


Mais l'article 82 pourrait compliquer les choses. Il stipule en effet que si le président peut déléguer des pouvoirs à un adjoint, ce dernier n'est pas habilité à requérir des amendements constitutionnels ni à dissoudre le parlement ou des assemblées traditionnelles.


S'il reste en l'état, cet article rendrait impossible à un gouvernement dirigé par Souleimane de procéder aux réformes constitutionnelles promises par Moubarak sous la pression du mouvement de protestation populaire.


Sans changements constitutionnels, l'élection présidentielle prévue en septembre devrait se dérouler selon des règles que les partis d'opposition dénoncent comme un dispositif mettant toutes les cartes entre les mains du parti gouvernemental.


Ahmed Kamal Aboul Magd, juriste et membre du groupe des "sages", a dit avoir rencontré Souleimane vendredi et l'avoir exhorté à prendre les pouvoirs de Moubarak. Le vice-président n'a pas relevé l'idée, a-t-il ajouté.


Amr Hamzaoui, politologue et autre membre du conseil, a fait valoir que cette solution permettrait de mettre en place un gouvernement de transition. "Le conseil exige que le président remette tous les pouvoirs présidentiels au vice-président Omar Souleimane pour la période de transition, mettant ainsi fin au mandat de Moubarak", a-t-il dit.


Le raïs égyptien a pour la première fois depuis trente ans nommé un vice-président, poste qu'il occupait lui-même avant d'accéder au pouvoir en octobre 1981.


Selon Diaa Rachouane, des personnalités d'opposition ont exprimé leur soutien au projet de transfert des pouvoirs à Souleimane. "Pour Moubarak, la seule marche en avant est de céder le pouvoir à Souleimane", a-t-il dit.


"Les dirigeants d'opposition sont si divisés qu'aucune option claire n'est envisageable en dehors de l'establishment politique", a-t-il ajouté.


http://fr.news.yahoo.com/4/20110204/tts-egypte-transition-ca02f96.html

Egypte : marée humaine à Suez, au Caire et à Alexandrie

Après une journée de jeudi marquée par les affrontements entre pro et anti-Moubarak sur la place Tahrir, l'Egypte se prépare à un vendredi crucial. De nouvelles manifestations ont lieu actuellement à l'appel du mouvement de contestation, qui espère en faire la «journée du départ» du président Hosni Moubarak
Les organisateurs espèrent mobiliser, comme le 28 janvier, un million de personnes après la prière musulmane hebdomadaire, alors que la pression internationale se fait plus forte pour le départ du président.


15h50. Des Sud-Africains manifestent leur solidarité à la révolte populaire du Caire, devant l'ambassade d'Egypte à Pretoria.




15h45. Un des envoyés spéciaux de France 24 parle de jets de pierres et de des petites échauffourées place Tahrir. Selon lui, les anti-Moubarak seraient plus de 200 000.




15h39. Les autorités interdisent à l'ex-ministre du Commerce de quitter le pays.


15h10. L'Union européenne de radio-télévision (UER) appelle les autorités à «protéger» les journalistes couvrant les manifestations anti-gouvernementales dans le pays et qui ont été victimes de violences ou arrêtés.




14h50. La Fédération internationale des journalistes (FIJ), dont le siège est à Bruxelles, a écrit au Premier ministre égyptien Ahmad Chafic afin que cessent les attaques contre les journalistes et que son gouvernement s'engage à les protéger.




14h40. Al-Jazeera signale que les pro-Moubarak sur le pont du 6-0ctobre sont désormais 300. Un char s'est positionné face à eux.




14h35. Si la contestation est forte au Caire, à Alexandrie ou à Suez (35 000 personnes selon l'opposant Ayman Nour), France 24 signale le commentaire d'un internaute sur LCI qui rapporte des troubles à Assouan.




14h30. Un millier de personnes se sont rassemblées après la prière musulmane du vendredi devant une mosquée d'Istanbul pour exprimer leur soutien à la révolte du peuple égyptien.




14h25. Environ 200 partisans du président Moubarak ont pris place sur le pont du 6 octobre, proche de la place Tahrir, selon Al Jazeera.




14h15. Plusieurs dizaines de milliers de personnes manifestent contre le régime à Alexandrie, la grande ville du nord de l'Egypte. Selon un responsable des Frères musulmans, Sobhi Saleh, 25000 personnes étaient rassemblées à Raml, un quartier d'Alexandrie, et se préparent à rejoindre le cortège tout comme des groupes venant d'autres quartiers. Ils seraient 800 000, selon le Daily News Egypt.


http://www.leparisien.fr/crise-egypte/en-direct-egypte-maree-humaine-a-suez-au-caire-et-a-alexandrie-04-02-2011-1299785.php

Egypte : les militaires déployés place Tahrir

Après une journée de jeudi marquée par les affrontements entre pro et anti-Moubarak sur la place Tahrir, l'Egypte se prépare à un vendredi crucial. De nouvelles manifestations sont prévues aujourd'hui en Egypte à l'appel du mouvement de contestation, qui espère en faire la «journée du départ» du président Hosni Moubarak Les organisateurs espèrent mobiliser, comme le 28 janvier, un million de personnes après la prière musulmane hebdomadaire, alors que la pression internationale se fait plus forte pour le départ du président.


10h40. Une roquette a été tirée sur le QG de la Sécurité de l'Etat à El-Arich selon les services de sécurité, cités par l'AFP.


10h38. Mobinil, filiale égyptienne de l'opérateur France Télécom (Orange), a été «contrainte d'envoyer des messages à ses clients», mais l'armée y était «clairement identifiée» comme émetteur, indique vendredi un porte-parole du groupe. France Télécom déplore «fermement tout message à contenu politique qui irait à l'encontre des principes de neutralité». Jeudi, le géant britannique de la téléphonie mobile Vodafone avait déploré avoir été obligé de diffuser à ses abonnés en Egypte des messages officiels.


10h35. Le réalisateur israélien Amos Gitaï veut «rester optimiste» sur l'évolution de la situation en Egypte et estime que le temps de la démocratisation «est venu» dans le monde arabe. Les autorités israéliennes, elles, sont inquiètes d'une éventuelle remise en cause des accords entre l'Egypte et Israël en cas de changement de pouvoir.


10h30. Selon un photographe de l'AFP, des soldats demandent aux manifestants de s'asseoir pour que M. Tantaoui, le ministre égyptien de la Défense puisse s'adresser à eux. «L'homme vous a dit qu'il n'allait pas se représenter», a lancé le ministre, en référence au président Hosni Moubarak qui a annoncé qu'il ne briguerait pas un sixième mandat. Une annonce qui n'a pas apaisé la rue. «Allez dire au Guide de s'asseoir avec eux», a-t-il ajouté, dans une apparente allusion au Guide suprême des Frères musulmans, Mohammed Badie, et au dialogue lancé par le pouvoir avec l'opposition.




10h25. Un journaliste d'Al-Jazeera affirme que les manifestants effectuent eux-mêmes des contrôles d'identité place Tahrir. Ils tentent de vérifier que des policiers n'y pénétrent pas, la carte d'identité égyptienne mentionnant la profession de chacun.


10h20. Le Premier ministre britannique, David Cameron, juge «insuffisantes» les premières mesures prises vers la transition politique par le pouvoir égyptien et estimé qu'il perdrait toute «crédibilité» en cas de nouvelles violences dans la journée contre les manifestants.


10h15. Des centaines de manifestants patientent toujours au barrage tenu par les militaires pour pouvoir pénétrer sur la place Tahrir. Ils réclament l'ouverture d'une deuxième entrée.


10h10. Tariq Ramadan a assuré vendredi sur RMC que les Frères musulmans ne sont «pas maîtres du jeu» en Egypte où la mobilisation se caractérise par «des femmes et des hommes qui ont envie de liberté et de démocratisation» et que «personne ne dirige».


10 heures. Le ministre égyptien de la Défense Mohamed Hussein Tantaoui s'est rendu place Tahrir, annonce la télévision publique, pour vérifier le dispositif de sécurité.


9h55. Des centaines de personnes affluent vers le centre du Caire pour tenter de rejoindre les milliers de protestataires qui ont passé la nuit place Tahrir. Beaucoup font la queue à un barrage militaire pour accéder à la place, méticuleusement fouillés par les soldats.


9h45. Selon Catherine Ashton, la chef de la diplomatie européenne, il est «absolument essentiel» que le dialogue commence avec l'opposition.


9h40. Le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, n'exclut pas de briguer la succession du président égyptien Hosni Moubarak. Mais «je ne crois pas qu'il va quitter. Je crois qu'il va rester jusqu'à fin août», a dit Amr Moussa, ancien ministre égyptien des Affaires étrangères sur Europe 1.


9h36. Les révoltes en Tunisie et en Egypte constituent un «signe du réveil islamique» dans le monde, se félicite le guide suprême d'Iran, Ali Khamenei, à la prière du vendredi à l'université de Téhéran.


9h25. Le ministère russe des Affaires étrangères dénonce la répression «inacceptable» contre les journalistes couvrant la crise qui secoue l'Egypte. Les mesures d'intimidation se sont multipliées ces derniers jours au Caire contre les médias étrangers. Des journalistes ont été molestés par des partisans du président Hosni Moubarak et d'autres interpellés par les forces de l'ordre.


http://www.leparisien.fr/crise-egypte/en-direct-egypte-les-militaires-deployes-place-tahrir-04-02-2011-1299785.php

jeudi 3 février 2011

Reprise des heurts dans le centre du Caire, tirs entendus

Plus de 24 heures après le début de violences qui ont fait au moins six morts et plus de 800 blessés, la place Tahrir (Libération) restait entre les mains des opposants à Moubarak. Ce n'est que jeudi matin que l'armée a instauré une "zone tampon" entre les deux camps, ce qui n'a pas empêché une reprise des troubles.


Au dixième jour de la contestation, les opposants au régime de Moubarak se sont barricadés sur cette place, dressant ici et là de grandes plaques métalliques pour se protéger. Plusieurs milliers de manifestants ont rejoint les centaines d'opposants à Moubarak qui avaient réussi à rester là tout au long de la nuit, malgré les jets de pierres et de cocktails Molotov.


Les manifestants ont établi une "chaîne humaine" aux entrées de la place, et certains d'entre eux contrôlaient les personnes qui entraient. Sur une artère commençant au-delà de cette chaîne humaine, des pierres volaient.


"Nous nous servons des pierres comme moyen de défense. Hier, on nous a attaqués à la bombe incendiaire et tout ce que nous avons pour nous protéger, ce sont des pierres", expliquait Ali Kassem, qui participait à la chaîne humaine.


Le Premier ministre, Ahmed Chafik, a présenté ses excuses jeudi après-midi pour les violences survenues dans le centre du Caire. Le gouvernement a démenti avoir joué le moindre rôle dans la mobilisation des partisans de Moubarak et indiqué qu'une enquête serait ouverte sur l'origine des violences.


Place Tahrir, un journaliste de Reuters a vu des manifestants maîtriser quelqu'un en affirmant qu'il était membre des services de sécurité. Une voix, par haut-parleur, les a alors exhortés à ne pas le passer à tabac.


"Ne le brutalisez pas. Remettez-le nous et le comité d'organisation et nous-mêmes le livrerons à l'armée. Les médias internationaux nous regardent et disent que nous sommes pacifiques."


Un char et plusieurs soldats ont tenté d'éloigner des partisans du président des rangs de ses opposants. La tourelle du blindé s'est tournée vers les partisans de Moubarak, qui lançaient des pierres, a ajouté ce journaliste.


Des chaînes de télévision ont aussi montré des militaires procédant à des arrestations. Selon certains manifestants, les partisans de Moubarak ont été payés pour intervenir par le Parti national démocrate (PND, au pouvoir).


DÉTERMINATION RENFORCÉE


"Lorsque nous arrivons ici, ils (les militaires) nous fouillent en quête d'armes, et dans le même temps ils laissent passer des voyous en armes qui nous attaquent. Nous refusons de partir. On ne peut pas laisser Moubarak encore en place pendant huit mois", a déclaré un médecin venu soigner les blessés.


L'armée a donné de grands espoirs aux manifestants lundi, en jugeant leurs revendications légitimes et en promettant de ne pas ouvrir le feu sur eux. Depuis mardi soir, lorsque Moubarak a annoncé qu'il resterait au pouvoir jusqu'en septembre mais ne briguerait pas de nouveau mandat, les militaires se sont abstenus pour l'essentiel de toute intervention.


"D'une manière ou d'une autre, nous ferons tomber Moubarak", ont scandé des manifestants en début de matinée. "Nous n'abandonnerons pas!", juraient-ils.


Les violences de mercredi et de la nuit suivante ont fait six morts et 836 blessés, dont 86 étaient toujours à l'hôpital jeudi, selon les chiffres du ministère de la Santé. La chaîne Al Arabia, qui ne cite pas ses sources, a parlé quant à elle de plus dix morts et de 1.500 blessés.


Plusieurs journalistes étrangers et égyptiens ont été agressés au Caire lors des violences, ce qui a conduit la Commission de protection des journalistes (CPJ) à accuser le gouvernement égyptien de tentative d'intimidation et de censure généralisée à l'encontre des médias.


Les violences déclenchées par les pro-Moubarak en chargeant, parfois à dos de dromadaire ou à cheval, les manifestants de la place Tahrir, semblent avoir renforcé la détermination des opposants au raïs, qui comptent organiser vendredi de grands rassemblements à l'occasion d'un "jour du départ" - nouvel appel à la démission de Moubarak.


"Ce qui s'est produit hier (mercredi) nous rend de plus en plus résolus à faire tomber le président Moubarak", a déclaré à la chaîne d'information Al Djazira un porte-parole du mouvement de protestation Kefaïa (Ça suffit!).


"Il n'y aura pas de négociations avec quelque membre du régime Moubarak que ce soit après ce qui s'est passé hier et ce qui continue à se produire place Tahrir", a-t-il continué.


http://fr.news.yahoo.com/4/20110203/tts-egypte-armee-top-ca02f96.html